L'indépendance de l'âme fonde celle des États. Mme de Staël.
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La pleine liberté de la presse a tué l'art de savoir tout dire dans le
temps où il n'est permis de rien dire du tout. Le grand air fait du mal
aux fleurs de serre. ERNEST LAVISSE.
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Les événements sont des juges qui font payer très cher leurs sentences;
la justice de l'histoire est la plus coûteuse de toutes les justices.
VALBERT.
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Il ne faut jamais trop parler du bonheur, on l'effarouche. M. DE
COMISELLE.
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On pardonne beaucoup aux illusions qui consolent, quand on est aux
prises avec les réalités qui ne consolent pas.
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Certaines âmes délicates redoutent les fêtes qui célèbrent les dates
heureuses de notre passé, comme si elles nous dénonçaient au malheur qui
nous oublie. G.-M. VALTOUR.
[Illustration: Le président, le roi et les invités se rendant au lieu de
chasse; dans le domaine royal de Rio-Frio.]
[Illustration: A la chasse aux perdreaux dans la Casa del Carapo.
Alphonse XIII: «C'est moi qui les ai tués!»]
Pendant les dernières journées du séjour de M. Loubet en Espagne, le
programme a fait la part belle à l'élément sportif. C'est ainsi qu'il y
eut consécutivement deux chasses, et ce ne fut pas trop au gré du
souverain et de son hôte, étant donné leur goût personnel prononcé pour
ce passe-temps favori de la plupart des chefs d'État. La première, une
chasse à la grosse bête, eut lieu le mercredi 25, sous la direction du
comte de San-Roman, grand veneur, dans le domaine royal de Rio-Frio,
situé à trois heures de chemin de fer de, Madrid, et dont les tirés
abondent en cerfs, daims et chevreuils. Les chasseurs, divisés en
groupes de deux ou trois, étaient placés derrière des abris, de manière
à pouvoir viser tranquillement les pièces de choix parmi le gibier que
poussaient devant eux une centaine de rabatteurs. Le jeudi 26, le roi et
le président, accompagné encore, de M. Paul Loubet, son fils aîné,
employaient leur matinée à chasser le lapin et le perdreau dans la Casa
del Campo, autre parc royal, mais voisin, celui-là, du palais de Madrid.
Ajoutons que, la veille, à la suite de la chasse, Alphonse XIII, plein
d'un entrain juvénile, avait improvisé une excursion au château de la
Granja et à Ségovie, conduisant lui-même d'une main sûre l'automobile
où il emportait son illustre visiteur.
[Illustration: M. Loubet et son fils, M. Paul Loubet, dans leur abri à
la chasse de Rio-Frio.--_Phot, M. de Baena._]
[Illustration: M. Loubet. Alphonse XIII. Le départ en automobile pour
Ségovie--_Phot. L. Bouet._]