LORD GREY AU PRINCE DE TALLEYRAND.

[_Traduction_]

«East-Sheen, le 30 décembre 1832.

»Cher prince de Talleyrand,

»Mille remerciements pour votre agréable lettre. Le récit qu'elle

contient n'est pas moins que ce que j'attendais de la sage politique

et de la bonne foi du gouvernement français. La résolution de

renvoyer la garnison hollandaise sans condition est encore meilleure

que de l'avoir relâchée sur parole. »Croyez-moi toujours...»

La citadelle d'Anvers était prise; toute cette affaire bien terminée

et au moment où tous ceux qui s'y intéressaient, jouissaient d'une

grande satisfaction, je devais, moi, être frappé d'un coup douloureux

qui me causa un profond chagrin. La princesse de Vaudémont, après une

maladie de quelques jours, mourut dans la nuit du 31 décembre au 1er

janvier 1833. Je perdais une amie avec laquelle j'étais lié depuis

cinquante ans; je l'avais connue chez sa belle-mère, madame la

comtesse de Brionne, où j'avais passé les plus agréables années de ma

jeunesse; nos rapports n'avaient jamais varié, et je ne puis me

consoler de la perte d'une aussi fidèle amie. Elle m'a rendu service,

même après sa mort, ses héritiers m'ayant renvoyé la plupart des

lettres que je lui avais adressées; c'est là où j'ai pu puiser, comme

on l'a vu, beaucoup des détails qui ont servi à rassembler mes

souvenirs et qui sans cela, auraient probablement échappé à ma

mémoire. Aussi, on me pardonnera de placer ici quelques-uns des

témoignages rendus à son noble caractère par ceux qui, plus heureux

que moi, ont pu assister à ses derniers instants.»

Mémoires du prince de Talleyrand, Volume 5 · 第 60 / 313 题