OSER BAS

Je pense

J'ose

Je fais

Je dis

J'écris

emportés par les tempêtes du Nord

mes mots se dispersent

entre silence et ombre

en petits tas de cendres

s'affaissent sur l'éphémère

quelques braises encore

veillent sur la folie des gestes

improvisés

05.12.00

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Un ciel rose m'est tombé dans l'oeil

par mon unique fenêtre

m'a montré des femmes de silence

femmes de pluie

marchent dans leur nuit

voilées

murmurent sans écho

abandonnées dans leur regard

clos

07.12.00

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Il pleut des jours glacés

sur un amas de mots effarouchés

déployés sur l'aujourd'hui

que demain rassemblera en un texte

long comme l'hier

16.12.00

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La dureté des pierres

me prononce à chaque instant

me porte vers les mots

danse des mots sur les lignes

danse sur ma toile

débordent le cadre des tristesses

toujours combattues

dans l'amplitude du mouvement

17.12.00

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À l'eau toit, là-haut

sous une pluie d'étoiles

quand la peur rebelle hurle ses maux

défie les couleurs confuses

délirante projette sur la toile

l'infini d'un mouvement en pointillés

que la main trace d'un instant à l'autre

en ses durs silences

parmi ses jeux de lumières incandescentes

éclate

marque le temps

ce temps d'être là

dans l'instant

instant des recommencements

17.12.00

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Les mots immobiles

tracent mes silences

sur le mouvement des choses tues

mots tuant les maux

couleur des mots

au fil d'instants morts

morts des maux

mots des morts

mortellement mots

incarnés dans le mouvement

des maux

tus

17.12.00

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Rage de vie

rage de mots

rage de couleurs

répandue douce

au coeur de l'événement

reprend le geste

refait les mots

recrée la forme

retour au cercle

renaît la vie

son mouvement

ondulé

18.12.00

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À coeur à corps perdu

de l'oeil aux pieds

par les deux bouts

entre midi et quatorze heures

courir pattes blanches

derrière un lièvre

trébucher sur le rêve des autres

noyer ses peines dans l'eau remuante

des désirs

changer de cap

s'asseoir sur une branche

surveiller le temps

se moucher de temps en temps

semer des feux

ça et là

embrasser quatre chemins

puis ensuite s'endormir

entre les bras d'une étoile

à mourir de rire

dans un plume

éphémère

23.12.00

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Au rythme de la mémoire

un long poème s'écrit

sans fin épelle l'amour

en d'intimes enlacements

déposés dans l'écrin des jours

d'images en musiques

de musiques en paroles

paroles assidues

de connivence avec la terre brute

ses arrogances

ses manigances

à la croisée des regards

nus

23.12.00

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Oui la vie

ce long poème agité

par le rouge et le noir des saisons

reprend la clé s'ouvre la porte

cherche la trace

du temps recueilli

se chuchote

en mille mots

transperce la peau

jusqu'au coeur se faufile

à travers pulsations

inédites

25.12.00

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Dans l'obscurité

j'avance dans mes pas bleus

sans trahir la lumière autour

traces d'argile

sur les silences

en nos chairs s'abreuvent

à la source des désirs

éclatés en sanglots

coulent sur la dure

emplissent les murs de mille voix

par vagues et chuchotements

d'une caresse se conjuguent

aux embrassements des lendemains

effrayés

25.12.00

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En ses doux murmures

me convie à la table des silences

durs silences

en son poème

dévoilés

à la frontière

une caresse enserre l'obscur

dépose en son centre

un regard neuf

25.12.00

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Avait-il mal à son monde

poète qu'il était

s'abreuvait à sa source

en ses fibres

par son sang l'écrivait

l'oeil coquin

souvent le buvait

d'un verre à l'autre

à travers ses larmes rieuses

écrivit son long poème

jusqu'à sa fin

26.12.00

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Si loin

le soleil s'abandonne

dans le chaud regard de l'oeil

que transpercent les mots

les uns derrière les autres

sans fin redisent

l'amour en pointillés

d'ébats en combats

par le sang

la vie l'écrit

le boit le lie

au dernier regard

ennivré

04.01.01

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Dans les veines

d'un horizon glacé

la substance des jours

traîne sa longue plainte

sur la langueur des solitudes

verse le sang

rougi au feu des amours

sur la page

incendiée

04.01.01

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Ne tirez pas sur le poète

il marche dans sa chair glaise

entre les regards apaisés

et les bouffées de silence

que l'amour ému

toujours remue

jusqu'à l'ivre-mort

mort ivre du vivant nonchalant

toujours il marche

dans sa glaise

glaise de vie

amour à vie

amour à mort

13.01.01

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Étendu blanc

sur un long souffle

l'hiver murmure des flocons

à n'en plus finir

s'attaque à nos endurances

apprises par coeur

quand déjà s'entend

le ruissellement des sèves

dans les veines d'avril

sous la glace

rompue

17.01.01

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À bout de souffle

le dernier mot

s'écrase sur les phrases

glisse dans les abysses du coeur

sans retour givré dans la splendeur

d'un instant mort d'amour

c'était l'autre histoire

une histoire imaginée

dans le nu d'un instant

une fièvre passagère

un passage démentiel vers le haut pavé du ciel

un ciel incarné dans un corps bien né

gémissante tendresse en corps accord

perle douce perle rare

d'une autre histoire

ses mouvements

passagers

20.01.01

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En l'absence du désert

j'ai longé l'avenue des échanges

dans une ville étrangère

j'accentuai mon pas

sur une toile vierge offerte

aux reflets du soleil

emprisonnés dans la passion

de mes gestes spontanés

mouvements crépusculaires

allés se noyer rebelles

dans les fragrances de l'aube

emportée dans le remous d'un horizon

estompé

29.01.01

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Désir au pair

perdre l'idée

l'idée des mots

mots m'ont tuée

tué le nous

encore debout

le bout de tout

tout à l'envers

retour autour

d'un tour de taille

entaille le verbe

verborescence

à sens unique

nids d'hirondelles

ne riront d'elle

d'une aile à l'autre

sauter des mots

sauter des monts

montée de vie

via l'amour

29.01.01

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Histoire de parole

parole du sens

sens en mouvement

musique des mots

mouvement rythmé

cadence du corps

d'accords brisés

reprend son souffle

retour aux sens

remet les mots

rejoint le sens

son mouvement

05.02.01

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Le temps ne m'aime plus

le temps ne m'aime plus

que dans l'éphémère des instants

dérive d'instants sur l'âme fragmentée

dérive les fragments sur les mots

beauté mouvante d'une parole

au-dessus de l'abyme

prison de soie

prison de chair

assiégée par la vague

d'une mer amoureuse

son repli

10.02.01

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Lui parler près du coeur

murmurer en son centre

ce doux temps

cet espace

à travers le silence

à jamais

poétique

16.02.01

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Affaissée dans ses mots

une femme sur un lit

de désirs se replie

quand l'esprit d'un oiseau

de l'épaule s'évade

d'une douce emprise

des distances

d'une parole

à demeure en son être

exposée

au soleil des durées

17.02.01

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Dans Le Fondu Des Mots: Poésie · 第 6 / 11 题