Nous avons, il y a deux semaines, signalé, par quelques documents
photographiques, le déplorable attentat d'Hanoï, qui, le 26 avril
dernier, fit deux victimes, le commandant Mongrand et le commandant
Chapuis. Le portrait du premier qui avait pu nous parvenir sans retard,
a été, à cette douloureuse occasion, publié dans notre numéro du 31 mai.
Il convenait de rendre le même hommage à son camarade, frappé à ses
côtés, officier, comme lui, d'infanterie coloniale.
[Illustration: Le commandant Chapuis.]
Le commandant Chapuis, blessé grièvement par la bombe jetée sur la
terrasse du Hanoï-Hôtel, ne succomba qu'après une cruelle agonie: il eut
encore le suprême courage de supporter une opération qui ne laissait
aucun espoir.
Il est mort au moment où il s'apprêtait à revenir en France, ayant
terminé son séjour en Indochine.