2. Don Sanche. — Doña Maria de Molina.

2.1. Don Fernand IV, marié à doña Constance de Portugal.

2.1.1. Don Alphonse XI, marié à 2.2.1. doña Maria.

2.1.1.1. (et 2.2.1.1.) Don Pèdre Ier.

2.2. Doña Béatrix, mariée à don Alphonse IV de Portugal.

2.2.1. Doña Maria, mariée à 2.1.1. don Alphonse XI.

2.2.1.1. (et 2.1.1.1.) Don Pèdre Ier.

[73] Don Juan Nuñez mourut à Burgos, où il s’était rendu probablement

pour soulever la Castille-Vieille, très attachée à sa maison. Ayala, p.

29.

[74] Probablement à cette époque les voies romaines subsistaient assez

bien conservées pour établir des communications faciles entre les

grandes villes d’Espagne. On voit par l’itinéraire d’Antonin qu’une des

routes principales entre les provinces du midi et celles du nord part

d’_Italica_ pour aller s’embrancher à Mérida (_Emerita Augusta_) avec

la voie qui conduit aux Pyrénées.

[75] Ayala, p. 35. — Rades, _Cron. de Santiago_, p. 45.

[76] Ayala, p. 35.

[77] Ayala, p. 36.

[78] Ayala, p. 36.

[79] _Id_., p. 37.

[80] Le même probablement qui avait accompagné don Henri dans sa fuite.

[81] Au XIVe siècle, les gentilshommes ne portaient leur longue et

lourde épée qu’à la guerre ou en voyage. Les chevaliers des ordres

militaires étaient seuls armés en tout temps.

[82] Ayala, p. 37-43.

[83] Lieutenant-général.

[84] Ayala, p. 44. Cfr. avec l’_Abreviada_, p. 43, note.

[85] Titre correspondant sous quelques rapports à celui de vidame ;

on le donnait proprement à un seigneur jouissant de bénéfices

ecclésiastiques. L’importance de cette charge et ses attributions

variaient suivant les provinces. Le _prestamero mayor_ de Biscaïe

était un des grands officiers de la couronne, et réunissait alors des

pouvoirs civils et militaires assez étendus.

[86] Il faut ajouter qu’on ne connaît pas le texte même de ces cahiers,

mais seulement l’exposé des demandes qui précède les réponses royales.

On ne sait si cet exposé est littéralement reproduit, ou si ce n’est

qu’un abrégé.

[87] Voir cependant _Cortes de Vall._, art. 16 et 22. Il en sera parlé

ci-après.

[88] _Cortes de Vall. Ord. de Prelados_, art. 5.

[89] _Ord. de Prelados_, art. 9. — Ils demandent que les Juifs ne

puissent travailler dans la rue (comme la plupart des artisans font

encore aujourd’hui en Espagne), mais dans leurs maisons, les portes

fermées, à peine de 10 maravédis d’amende.

[90] _Ord. de Fijosdalgo_, art. 11. — _Ord. de Menestrales_.

[91] _Ord. de Fijosdalgo_, art. 7.

[92] _Ibid._, art. 28.

[93] Cfr. Ayala, p. 50 et suiv. — _Ord. de Fijosdalgo_, art. 4, 5, 6,

13, 15, 21.

[94] _Ord. de Fijosdalgo_, art. 23.

[95] _Ibid._, art. 22.

[96] _Cortes de Valladolid_, Cfr. art. 64, 65, 74, 75.

[97] _Ibid._, art. 66.

[98] _Ibid._, art. 49.

[99] _Ibid._, art. 34.

[100] _Ibid._, art. 16, 32.

[101] _Ibid._, art. 36.

[102] _Cortes de Vall._, art. 40, 55.

[103] _Ibid._, art. 58.

[104] _Ibid._, 50, 54, 55.

[105] _Ibid._, art. 48.

[106] _Cortes de Vall._, art. 1, 35.

[107] _Ibid._, art. 33.

[108] _Ibid._, art. 6, 9, 62.

[109] François Ier répondait aux ambassadeurs portugais : « Allez

trouver Ango, et arrangez-vous avec lui. » Vitet, _Hist. de Dieppe_, t.

II, p. 425.

[110] _Cortes de Vall._, art. 29, 70.

[111] _Ibid._, art. 41, 59.

[112] _Cortes de Vall._, art. 40.

[113] _Ibid._, art. 44, 56.

[114] _Ibid._, art. 42, 43, 45, 72.

[115] _Ibid._, art. 61.

[116] _Ibid._, art. 18, 24, 32, 74.

[117] _A lo que me pidieron por merced_, etc.

[118] _Cortes de Vall._, art. 16. Voici la réponse du roi : « Si

j’envoie de tels ordres, les officiers que j’envoie devront arrêter

ceux que je désigne, mais non les tuer ni les torturer ; ils m’en

donneront avis sur-le-champ, pour que j’en décide suivant ma merci. »

[119] _A esto respondo que lo tengo por bien e mando que se guarde._

[120] _Cortes de Vall._, art. 61, 65, 66, 68, 75, 76.

[121] _Ibid., Ord. de prelados_, art. 1, 5, 19.

[122] Voir le préambule d’une charte de don Henri rapportée par

Pellicer (_Informe de la casa de los Sarmientos de Villamayor_). Don

Henri reconnaît que le roi lui a pardonné tous ses méfaits (_todos los

maleficios que ayamos fecho fastaqui_), et qu’il lui a rendu ses biens

et ceux de doña Juana sa femme. Gijon, 16 juin, l’an de l’ère 1390

(1352). — Ayala, p. 76. Note de Llaguno. — _N. B._ Les Castillans

dataient alors leurs actes de l’_ère de César Auguste_, c’est-à-dire

de l’année d’un dénombrement général prescrit, dit-on, par cet

empereur. Elle commence 38 ans avant l’ère vulgaire. Les Aragonais,

qui long-temps avaient suivi le même système, l’avaient abandonné à

l’époque où commence ce récit.

[123] Ayala, p. 66 et suiv. — Le château d’Aguilar avait appartenu à

don Gonzalo Fernandez, et était depuis entré dans le domaine royal.

Ayala rapporte que Coronel l’avait obtenu d’Alburquerque en lui

promettant en échange le château de Burguillos, que dans la suite il

refusa de lui livrer.

[124] Tous les riches-hommes, de même que les maîtres et les

commandeurs des ordres militaires, étaient tenus de recevoir le roi

dans leurs châteaux et de l’y héberger, à peine de trahison. On a vu

que les cortès de Valladolid avaient réglé la dépense qui devait être

faite dans des telles occasions. Il paraît que les rois, en donnant

un château, dispensaient quelques fois son propiétaire des frais des

réceptions royales, _yantares_ ; mais, en supposant que Coronel eût

un pareil privilége, il est évident qu’il n’avait d’autre sens que

de l’exempter de la dépense des _yantares_, et non de l’obligation

d’ouvrir ses portes à son seigneur.

[125] _Archivo general de la corona de Aragon_, parchemin nº 1676,

daté de Lérida, 14 juin 1352. Bien que cette pièce soit revêtue de

la signature de don Tello, je ne sais s’il prêta lui-même le serment

d’hommage entre les mains du roi d’Aragon. Il semble résulter de la

teneur de l’acte que l’hommage fut rendu au nom du jeune prince par son

majordome Pero Ruiz de Villegas.

[126] Ayala, p. 76.

[127] Ayala, p. 78.

[128] Don Bernal de Cabrera avait des prétentions sur la seigneurie

d’Aguilar. En la réunissant au domaine royal, don Alphonse avait

dédommagé Cabrera et Coronel ; mais, ni l’un ni l’autre ne se tenant

pour satisfaits, leur animosité subsistait tout entière. V. Zurita,

_Annales de Aragon_, t. II, p. 218, verso. — Ayala, p. 67 et suiv.

[129] _Arch. gen. de Ar._, parchemins nos 1736 et 1737. — Zurita, tome

II, p. 248 et suiv.

[130] _Arch. gen. de Ar_. Legajo de cartas reales, nº 89. — Ce traité

d’extradition est cité sans date, dans un document qui porte celle du 2

juin de l’ère 1397 (1359).

[131] Je ne sais si Gutier Fernandez avait en effet tenu un enfant

de Coronel. Le mot de compère était un terme d’amitié fort usité au

moyen-âge. On s’en sert encore fréquemment en Andalousie, sans y

attacher le sens propre.

[132] Justaucorps ouatté qu’on portait par-dessous le haubert ou la

cotte de mailles pour préserver la peau et les habits du frottement.

[133] Cette idée de fatalisme est remarquable, et peut être attribuée

au contact des Espagnols avec les Arabes.

[134] En 1339, don Gonzalo Martinez, maître d’Alcántara, s’étant

révolté contre le roi don Alphonse, fut assiégé et pris dans son

château de Valencia. Coronel avait présidé à son exécution. _Chronica

de don Alfonso XI_, p. 385. Le maître d’Alcántara paraît avoir été

sacrifié à l’instigation de doña Léonor de Guzman, dont Coronel était

alors l’homme-lige.

[135] Ayala, p. 80 et suiv.

[136] _Cron. de don Alfonso XI_, p. 299. — Argote de Molina, _Nobleza

de Andalucia_, p. 93. La maison de Padilla est mentionnée dans un

privilége daté de 1033.

[137] Ayala, p. 77. Cfr. avec le _Sumario de los reyes d’España_, p. 60.

[138] Ayala, p. 332. La langue castillanne est riche en mots pour

caractériser la grace chez les femmes. L’Espagne est, à la vérité,

le pays où cette qualité est la plus commune. Je citerai quelques

expressions seulement qui indiquent des nuances plus faciles à

apprécier qu’à traduire. _Garbo_ est la grace unie à la noblesse ;

_donayre_, l’élégance du maintien, l’enjouement de l’esprit ; _salero_,

la grace voluptueuse et provoquante ; _zandunga_, l’espèce de grace

particulière aux Andalouses, un mélange heureux de souplesse et de

nonchalance. On célébrera le _garbo_ ou le _donayre_ d’une duchesse, le

_salero_ d’une actrice, la _zandunga_ d’une Bohémienne de Jerez.

[139] Cette question sera plus tard examinée. Voir § XVI, I.

[140] Ayala, p. 77 et 86. — Ce fut probablement alors que Hinestrosa

reçut du roi la charge d’_alcade de los fidalgos_, titre qu’il prend

dans le traité d’Atienza, dont il fut un des signataires pour la

Castille. _Arch. gen. de Ar._, parchemin nº 1737.

[141] Cfr. Ayala, p. 88 et 90.

[142] Don Pèdre fut grièvement blessé au bras dans un tournoi dont il

était un des tenants. Cette blessure contribua peut-être à prolonger

son séjour à Torrijos.

[143] Majordome de don Tello et signataire de l’acte d’hommage au roi

d’Aragon, passé à Lérida l’année précédente.

[144] _Cronica de don Alfonso XI_, p. 419.

[145] Ayala, p. 91.

[146] Je suis le texte d’une des copies de la chronique d’Ayala, qu’on

appelle très improprement _l’Abrégée_. Si dans les copies subséquentes

on a supprimé les détails que je viens de rapporter, c’est sans doute

parce qu’on les a crus humiliants pour le prince qui avait fini par

s’emparer du trône de Castille. Cfr. les deux versions. Ayala p. 92, et

la note, de M. Llaguno.

[147] Ayala, p. 93.

[148] L’ensorcellement de don Pèdre par la Padilla est la tradition

populaire en Andalousie, où l’un et l’autre ont laissé de grands

souvenirs. On ajoute que Marie de Padilla était une reine de Bohémiens,

leur _bari crallisa_, partant consommée dans l’art de préparer les

philtres. Malheureusement les Bohémiens ne parurent guère en Europe

qu’un siècle plus tard. — L’auteur de la _Première Vie du pape

Innocent VI_ raconte gravement que, Blanche ayant fait présent à son

époux d’une ceinture d’or, Marie de Padilla, aidée d’un Juif, insigne

sorcier, changea cette ceinture en serpent, un certain jour que le

roi s’en était paré. On pense aisément quelle dut être la surprise

du prince et celle de toute la cour, lorsque la ceinture commença à

s’agiter et à siffler, sur quoi la Padilla trouva facilement occasion

de persuader à son amant que Blanche était une magicienne qui voulait

le faire périr par sorcellerie. Baluze, _Hist. des papes d’Avignon_, I,

p. 224 ; Ayala, p. 95.

[149] V. Gratia Dei, dans le _Semanario erudito_ de Valladares, tome

28, p. 237 ; le comte de la Roca, _el rey don Pedro defendido_, p.

15, verso, 44. Le comte ajoute agréablement dans son style cavalier :

« Si l’infant don Fadrique fut un an et plus, comme on le prétend, à

conduire la reine Blanche de France à Valladolid, cela prouve que les

chemins étaient bien mauvais ou qu’ils ne prirent pas le meilleur. »

[150] Le contrat de mariage de Blanche existe aux archives du royaume,

daté de Paris, 2 juillet 1352. Il est signé par les deux ambassadeurs

castillans, don Juan Sanchez de las Roelas, jadis évêque de Séville,

évêque élu de Burgos, et par don Alvar Garcia d’Albornoz. Carton J.

603, pièce 55. — Suivant toute apparence, don Fadrique ne quitta pas

Llerena avant le mariage du roi, auquel d’ailleurs il n’assista point.

Voir dans Ayala, p. 112, la note de M. Llaguno sur ce sujet. Consulter

également l’_Apologia del rey don Pedro_, par don Josef Ledo del Pozo,

p. 189.

[151] On dînait alors à neuf ou dix heures du matin.

[152] Ayala, p. 95.

[153] Le roi de Portugal avait obtenu sa grace de don Pèdre, et don

Juan était revenu à la cour de Castille avec Alburquerque, en apparence

réconcilié avec lui. Ayala, p. 85.

[154] Ayala, p. 98 et suiv.

[155] Ayala, p. 104. _Abreviada_. V. note 2.

[156] Ayala, p. 105 et suiv.

[157] Ayala, p. 106.

[158] Ayala, p. 108.

[159] Bulario de Santiago, cité par Llaguno. V. Ayala, p. 116, note 3.

[160] Ayala, p. 113.

[161] Cfr. Ayala, p. 114. — Rades, _Cron. d’Alcántara_, p. 27.

[162] On montre dans la cour de l’Alcazar à Séville, près de la porte

dite des Bannières, les restes d’un tribunal en plein air où don Pèdre

prenait place pour juger les procès.

[163] Il est probable que don Pèdre ne savait pas l’arabe ; mais on

peut voir par les récits du _comte Lucanor_ combien les romans arabes

étaient familiers aux Castillans.

[164] La tradition, qui n’est jamais à court de circonstances

minutieuses, rapporte que l’inconnu gardait une rue, c’est-à-dire qu’il

empêchait les passants d’y entrer, soit pour parler en liberté à une

femme, soit pour procurer cette facilité à un ami. Cet usage existait

encore il y a quelques années en Espagne, et occasionnait souvent des

duels.

[165] On dit que ce nom a été donné à la rue en mémoire de la lampe,

_candilejo_, qui éclaira le duel. — Zúñiga, _Annales eclesiasticos de

Sevilla_, t. II, p. 136.

[166] Zúñiga, _An. eccles._, t. II, p. 137.

[167] Rainaldi, _Ann. eccles._, année 1354. — Ayala, p. 115.

[168] Rades, _Cron. de Calat._, p. 54.

[169] Cfr. Ayala, p. 116 et suiv. Rades, _Cron. de Calat._, p. 54. —

Suivant ce dernier, le maître de Calatrava aurait été arrêté pendant

qu’il était à table avec le roi. Le récit d’Ayala m’a paru le plus

vraisemblable. Rades d’ailleurs ne cite pas ses autorités.

[170] Rades, _Cron. de Calat._, p. 51.

[171] La conformité des noms donne lieu de supposer que Diego de

Padilla, frère de la maîtresse du roi, était parent de l’ancien maître

de Calatrava supplanté par Nuñez de Prado.

[172] Ayala, p. 118.

[173] Il est permis de révoquer en doute la sincérité de ce

désintéressement ; on a vu que les domaines de Coronel avaient été

en majeure partie donnés par don Pèdre à la fille de doña Maria de

Padilla. Ayala, p. 83.

[174] Ayala, p. 121 et suiv.

[175] Ces autorisations furent accordées par Innocent VI. Voy.

Rainaldi, _Annales eccl._, année 1354.

[176] Don Pedro Fernandez de Castro de la Guerra avait eu quatre

enfans, deux légitimes issus de son mariage avec doña Isabel Ponce de

Leon (cousine de doña Leonor de Guzman) : c’étaient don Fernand et doña

Juana ; les deux autres avaient pour mère doña Aldonza de Valladares :

c’étaient don Alvar Perez de Castro et Inès, maîtresse de l’infant don

Pierre de Portugal.

[177] Cfr. Ayala, p. 127 et suiv. — Dans la suite, doña Juana conserva

le titre de reine. Don Pèdre s’en montra chagrin, mais ne prit aucune

mesure pour l’obliger à y renoncer.

[178] Ayala, p. 124.

[179] Chez les Turcs, l’héritier du trône est le plus proche descendant

d’Othman. Le successeur présomptif du sultan actuel est son frère cadet.

[180] Ayala, p. 125.

[181] _Ibid._, p. 126.

[182] Ayala, p. 131.

[183] J’ignore absolument sur quoi cette accusation était fondée.

[184] Ayala, p. 135 et suivantes.

[185] Ayala, p. 136. — Rades, _Cron. de Santiago_, p. 46.

[186] Il avait obtenu ce titre probablement après que Diego de Padilla

eut été nommé maître de Calatrava.

[187] _Los Reyes Nuevos, par don X. Lozano_, lib. I, cap. X. — C’est

sur cette pierre que la sainte Vierge posa les pieds quand elle apparut

à saint Ildephonse et lui remit une chasuble _de tela de cielo_, de

toile du ciel, selon le grave auteur que je viens de citer.

[188] Ayala, p. 140 et suiv.

[189] Ayala, p. 139.

[190] _Ibid._, p. 140. — Rades, _Cron. de Santiago_, p. 46. — Il

nomme le commandeur de Ségura don Lope Sanchez de Avendaño.

[191] Rades donne sept mille chevaux au seul maître de Saint-Jacques.

_Cron. de Santiago_, page 47.

[192] Pierre IV était alors en Sardaigne. Zurita, _Anales de Aragon_,

t. II, p. 257. — J’ai conservé la forme catalane de ce nom pour le

distinguer de ses homonymes le roi de Castille, le roi d’Aragon,

l’infant de Portugal, etc.

[193] Don Henri, comte de Trastamare, est presque toujours ainsi

désigné. Il signe, _Moi_, le Comte. Il était alors en effet le seul

comte en Castille ; les riches-hommes ne portaient pas encore de titres.

[194] Don Juan Alonso d’Alburquerque.

[195] C’était au contraire don Tello qui était venu chercher les

infants en Castille. Nous aurons plus d’une fois à remarquer les

ménagements de don Pèdre pour don Tello.

[196] Zurita, _Anales de Aragon_, tome II, p. 259.

[197] Ayala, p. 152.

[198] Ayala, p. 153.

[199] _Id._, p. 156. — Je comprends difficilement le but de cette

restriction, s’il s’agit de cette longue et lourde lance, arme

ordinaire des chevaliers dans le nord de l’Europe ; mais je crois

qu’il faut entendre ici par _lanza_ la javeline ou zagaye, arme de

trait fort en usage parmi les cavaliers espagnols. Le même motif

qui ferait aujourd’hui proscrire les armes à feu dans une semblable

entrevue pouvait alors dicter la convention que je rapporte. — Sur le

nombre des chevaliers présents à l’entrevue, il y a une variante dans

les deux principaux manuscrits d’Ayala. La _Chronique vulgaire_ en

nomme cinquante, _l’Abrégée_, que je suis, comme plus ancienne, vingt

seulement. On conçoit que la vanité de quelques grandes maisons se soit

complu à augmenter le nombre des représentants des deux partis.

[200] Ayala, p. 157-164.

[201] Ayala, p. 166. Cfr. avec le _Sumario de los reyes d’España_, p.

63, note ; et Gratia Dei dans le _Semanario erudito_, tome XXVIII, p.

287.

[202] Ayala, p. 168.

[203] Ayala, p. 168.

[204] _Sumario_, etc., p. 64.

[205] _Ibid., ib._

[206] Ayala, p. 169.

[207] Ayala, p. 172.

[208] Ayala, p. 174.

[209] _Sumario_, etc., p. 65. — Suivant l’anonyme auteur du _Précis

du règne de don Pèdre_, le roi aurait donné à don Tello la seigneurie

de Biscaïe, Aguilar de Campos et les Asturies de Santillane. Mais don

Tello possédait déjà la Biscaïe du chef de sa femme, doña Juana de

Lara. Pour que l’anecdote soit plus romanesque, l’anonyme ajoute que le

roi écrivit la donation sur un chiffon de papier, dans un ermitage au

milieu de la chasse.

[210] Ayala, p. 175.

[211] Zurita, t. II, p. 269. — Ayala, p. 178. — Il paraît que les

articles du traité d’Atienza concernant les infants d’Aragon ne furent

jamais fidèlement observés par Pierre IV.

[212] Ayala, p. 177.

[213] Rainaldi, _Ann. eccl._, année 1355, § 29, tome XXV.

[214] Rainaldi, _Ann. eccl._, t. XXVI, p. 22. Cfr. avec la note 5 de M.

Llaguno, _ad_. Ayala, page 209.

[215] Ayala, p. 73.

[216] Ayala, p. 179.

[217] _Ginetes_, cavaliers armés à la légère. Le mot de génétaires est

employé par Froissart.

[218] Ayala, p. 181-187.

[219] _Ibid._, p. 189.

[220] Bref d’Innocent VI du 8 juillet 1355. — Ayala, p. 187.

[221] Ayala, p. 192.

[222] Ayala, p. 195.

[223] La fille de don Diego de Zavallos, doña Elvira, était la mère du

chroniqueur Pero de Ayala. Voyez _Torres y Tapia, Cron. de Alcánt._, t.

II, p. 80.

[224] Zavallos, après avoir été retenu quelque temps en prison dans un

des châteaux et sous la garde de Hinestrosa, parvint à s’échapper et à

se réfugier en Aragon. Cfr. Rades, _Cronica de Alcántara_, p. 27. —

Ayala, p. 197 et suiv. — Selon Torres y Tapia, _Cron. de Alcánt._, t.

II, p. 80 et suiv., Zavallos rentra en grace auprès de don Pèdre, et

obtint un autre emploi.

[225] Ayala, p. 201. — Rainaldi, _Ann. eccl._, t. XXV, p. 629.

[226] Ayala, p. 202. — Rades, _Cron. de Calat._, p. 56.

[227] Ayala, p. 203 et suiv.

[228] Cri d’alarme au moyen-âge qui revient souvent dans Froissart :

« Si vinrent aux fenêtres de la porte et commençarent à crier à haute

voix : Trahis ! trahis ! Adonc s’estourmirent en grand effroi, etc. »

Froissart, liv. III, chap. 99.

[229] Rades, _Cron. de Calat._, p. 56, prétend sans aucune autorité que

le roi le tua de sa propre main devant la reine. J’ai suivi le récit

très circonstancié d’Ayala, qui seul mérite créance.

[230] Ayala, p. 207. — Rades, _Cron. de Calat._, p. 56.

[231] Ayala, p. 209.

[232] _Ibid., ibid_.

[233] _Ibid._, p. 210.

[234] _Ibid., ibid_.

[235] _Ibid._, p. 213.

[236] Ayala, p. 211.

[237] Ayala, p. 214. On verra bientôt que notre chroniqueur se trompe

fort suites conséquences de ce meurtre.

[238] Pero non se pudo facer, ca non les quiso et rey descobrir este

secreto a los que entraron en el torneo, que avian de facer esta obra,

e por tanto cesó. Ayala, p. 212.

[239] Ayala, p. 212.

[240] Le seigneur d’Hijar était l’intermédiaire de cette négociation en

1355. Voyez lettre de Pierre IV au seigneur d’Hijar, datée de Castel de

Caller, 1er juillet 1355. _Archivo general de Aragon_, registre 1293

_Secretorum_, p. 22.

[241] Zurita, _Anal. de Aragon_, p. 268 et suiv. — Ayala, p. 217.

[242] Zurita, p. 269, verso.

[243] Placencia en Biscaïe, à quatre lieues de Bilbao. Le comte de la

Roca suppose fort mal à propos, ce me semble, que ces barques venaient

de Plaisance en Italie. _Rey don Pedro def._, p. 37, verso.

[244] Ayala, p. 215.

[245] Zúñiga, _Anales ecclesiasticos de Sevilla_, t. II, p. 141,

remarque que don Pèdre fut le premier roi de Castille qui s’embarqua

pour une expédition maritime.

[246] Cfr. Ayala, p. 220. — Zurita, t. II, p. 271, verso.

[247] Ayala, p. 217.

[248] Ayala, p. 219. — Zurita, t. II, p. 270 et suiv.

[249] _Arch. gen. de Aragon_. Instructions à Mosen Francesch de

Perellòs (probablement le même que l’amiral de ce nom), envoyé du roi

d’Aragon en France. Sans date, mais vraisemblablement de la fin d’août

1356. Registre 1293 _Secretorum_, p. 38.

[250] Zurita, t. II, p. 271. — Mémoires de Pierre IV, dans Carbonell,

_Chronica d’Espanya_, p. 183, verso.

[251] Il ravagea le territoire de Castalla et de Homil, mais sans

pouvoir prendre ces deux villes faute de machines. Cascales, _Hist. de

Murcia_, p. 121.

[252] Il fut repoussé et battu par le comte de Luna. Ayala, p. 221.

[253] Zurita, t. II, p. 273 et suiv. Selon cet auteur, le traité de

Pina est du 8 novembre 1356.

[254] En Catalogne, Montblanch, Tarrega, Villagrassa ; en Aragon,

Tamarit, Ricla, Épila ; dans le royaume de Valence, Castellon del Campo

de Burriana et Villareal. _Mémoires de Pierre IV_ dans Carbonell,

p. 184. Il paraît que les habitants de Castellon et de Villareal

refusèrent long-temps de reconnaître don Henri pour leur seigneur,

malgré les injonctions réitérées du roi d’Aragon. _Arch. gen. de Ar._,

registre 1543, p. 36 et suiv.

[255] _Pagado ò irado_.

[256] 68,833 réaux, un peu plus de 17,000 francs.

[257] _Cavalls armats e cavalls alforrats_. Les premiers étaient bardés

de fer, les seconds avaient des couvertures de cuir ou de toile piquée.

[258] J’ai rapporté d’après Zurita le traité de Pina. Je n’ai pu

trouver l’original dons les archives d’Aragon, mais seulement une

convention nouvelle rappelant celle de Pina et datée de Saragosse, 20

janvier 1357. D’après un troisième traité daté de Saragosse, 30 août

1357, la solde des hommes d’armes est portée à 8 sous, et celle des

génétaires à 6 sous. En temps de paix, le comte de Trastamare pourra

conserver 400 hommes d’armes aux gages du roi, à raison de 3 sous

et demi. Le roi d’Aragon ajoute que, dans le cas où son trésorier

refuserait de payer au Comte les subsides promis, il s’engage à les

acquitter sur sa cassette particulière, quinze jours après la première

sommation. On doit remarquer que, dans ce dernier traité de Saragosse,

il n’est point question de don Fadrique ni des biens appartenant aux

infants d’Aragon et donnés au comte de Trastamare. Il est à croire qu’à

cette époque (août 1357) le roi traitait secrètement avec ces princes.

_Arch. gen. de Aragon_, parchemin. _Segona Caixa_, nº 20. En 1356,

don Henri n’avait pu encore rassembler le nombre d’hommes stipulé. Il

n’avait, suivant les _Mémoires de Pierre IV_, que 300 hommes d’armes et

autant de génétaires. Carbonell, p. 181.

[259] Cascales, _Hist. de Murcia_, p. 121.

[260] Zurita, t. II, p. 275. — Cascales, _Hist de Murcia_, p. 122.

[261] Zúñiga, _An. eccl._, II, 142. Voir à l’appendice A la description

des tombeaux.

[262] Ayala, p. 226.

[263] Ayala, loc. cit. — _Apologia del rey don Pedro_, p. 180.

[264] Ayala, 224, 234.

[265] Cfr. Ayala, p. 237. — Zurita, t. II, p. 279. — Le roi d’Aragon,

dans ses mémoires, accuse le gouverneur de Tarazona, Miguel de Gurrea,

d’avoir livré la place aux Castillans _par grand’ malice_. Carbonell,

p. 185.

[266] Il était vassal du roi d’Angleterre. Son nom est souvent cité par

Froissart.

[267] Ayala, p. 229.

[268] Ayala, p. 229. — Pierre IV prétend qu’il offrit la bataille et

que le roi de Castille la refusa. Carbonell, p. 185. — Selon Zurita,

l’intervention du cardinal Guillaume aurait empêché le combat. — Zur.,

t. II, p. 280. — La supériorité des Castillans, la position défensive

des Aragonais, et la retraite de Pierre IV sur Saragosse, m’ont paru

confirmer la version d’Ayala, que j’ai suivie.

[269] Zurita, t. II, p. 280.

[270] C’est encore aujourd’hui en plein air, sous un peuplier, qu’a

lieu la réunion des députés de la confédération basque, à Guernica.

[271] _Archivo gen. de Aragon_, reg. 1394 _Pacium et Treugarum_, p. 1

et suiv.

[272] Ayala, p. 228. — Cascales, _Hist. de Mur._, p. 122.

[273] Ayala, p. 232.

[274] _Arch. gen. de Aragon_, reg. 1394 _Pac. et Treug._, p. 14. — La

sentence d’excommunication est datée de Tudela, 96 juin 1357.

[275] Zurita, p. 284 et suiv. — _Hist. de Murcia_, 124. — Carbonell,

p. 185.

[276] _Arch. gen. de Aragon., autografos. Segona Caixa_.

[277] Ayala, p. 232.

[278] Ayala, p. 230.

[279] Zúñiga, _Anales de Sevilla_, tome II, p. 148. Le peuple raconte

que Marie Coronel, poursuivie par don Pèdre dans le faubourg de Triana,

se plongea la tête dans une poêle où une _Bohémienne_ faisait frire

des beignets. On m’a montré la maison devant laquelle avait eu lieu

l’événement, et, comme preuve irrécusable, on m’a fait remarquer que

cette maison est encore habitée par des Bohémiens, qui font la cuisine

en pleine rue.

[280] Le roi de Navarre était alors prisonnier du roi de France. Le

prince Louis, régent de Navarre, était en même temps sollicité par le

roi d’Aragon, et faisait des deux côtés des promesses qu’il n’avait

nullement l’intention de tenir. Zurita, t. II, p. 282, 284. Carbonell,

p. 185.

[281] Que penser de la jalousie de don Alvar, qui envoyait sa femme

solliciter à Séville le roi amoureux d’elle.

[282] Ayala, p. 234. Quelque étrange que puisse paraître cette

anecdote, je n’ai point hésité à la rapporter sur l’autorité d’Ayala,

qui fut peut-être témoin de cette intrigue de palais. En effet, il

était probablement alors à Séville, d’où nous le verrons bientôt

partir avec la flotte du roi. Il est remarquable que Zúñiga ait gardé

le silence sur cet événement, après avoir donné place aux contes

populaires sur Maria Coronel. V. _Anal. de Sevilla_, année 1358.

[283] Ayala, p. 231.

[284] Carbonell, p. 186. — _Arch. gen. de Ar_. Voir plusieurs lettres

de Pierre IV au sujet de ses droits sur cette place, notamment sa

consultation au docteur En Ramon Castellan, reg. 1394, p. 89, 31 et

suiv.

[285] V. passeport accordé à Gonzalo Mexia par le roi d’Aragon pour

aller, de la part du comte de Trastamare, conférer avec le maître de

Saint-Jacques de _certaines affaires_, valable pour une ou plusieurs

fois, _iendo o viniendo por unas ò muitas vegadas del dito Conde al

dito Maestre, et del dito Maestre al dito Conde_. Cariñena, 28 décembre

1357. _Arch. gen. de Aragon_, reg. 1543, p. 5 verso. V. Appendice B.

[286] _Romances sobre el rey D. Pedro_. — Rades, _Hist. del Ord. de

Santiago_, p. 48. — _Hist. de Murcia_, p. 123. — Ayala ne parle pas

de cette circonstance. Voir Appendice C.

[287] Ou de stuc. Les manuscrits offrent cette variante : _hierro_ ou

_yeso_.

[288] _Un Moro de su cámara_, Ayala. — M. Llaguno a préféré la leçon

_mozo de su cámara_, un page de sa chambre, fournie par quelques

manuscrits. Mais l’_Abrégée_ et les meilleures copies donnent _Moro_.

Il me paraît vraisemblable que don Pèdre, comme tous les despotes,

aimât à s’entourer de serviteurs étrangers. On verra plus tard qu’il

donna le commandement des arbalétriers de sa garde à un Géorgien.

Malgré les détails circonstanciés que rapporte Ayala sur cet événement,

on n’est point d’accord, parmi les antiquaires de Séville, sur le lieu

précis où fut tué don Fadrique. Suivant la tradition conservée par les

portiers de l’Alcazar, le Maître aurait été assassiné dans la salle des

_azulejos_ (mosaïques en faïence). On y montre encore les traces de

son sang comme on montrait à Blois le sang du duc de Guise. Ayala dit

positivement que le Maître fut tué dans la cour, et que don Pèdre dîna

dans la salle des _azulejos_.

[289] Ayala, p. 237, 243.

[290] V. p. 974.

[291] V. p. 969.

[292] Ayala, p 243.

[293] Ayala, p. 243 et suiv.

[294] Dans la dernière guerre civile, les troupes de la reine, chaque

fois qu’elles entraient à Guernica, coupaient le peuplier autour duquel

se réunissaient les députés des trois provinces, et autant de fois les

Basques en replantaient un autre dès que l’ennemi s’était éloigné.

[295] Selon la tradition reçue en Biscaïe, la seigneurie aurait été

gouvernée par la même famille depuis le neuvième siècle jusqu’au

quatorzième. Lope de Zuria, qui avait défendu avec succès la

province contre Alfonse, roi de Léon, fut élu seigneur en 860. Sa

race s’éteignit avec doña Juana de Lara, femme de don Tello. On dit

que Lope de Zuria fut le premier des seigneurs de Biscaïe qui prêta

solennellement le serment d’observer les franchises du pays. Un des

premiers articles est celui-ci : « Tout ordre du roi ou du seigneur qui

sera ou pourrait être contraire aux franchises de la Biscaïe, _sera

obéi et non accompli_. » C’est une fiction constitutionnelle comme ce

texte de la _Magna Charta_ : _The king cannot be wrong_.

[296] D’après les usages de Biscaïe, le seigneur devait prêter serment

de garder les priviléges, 1º entre les mains de la municipalité

(_regimiento_) de Bilbao ; 2º dans l’église de Saint-Emeterio de la

même ville ; 3º sous l’arbre de Guernica ; 4º enfin, dans l’église de

Sainte-Euphémie à Bermeo.

[297] Ayala, p. 244 et suiv.

[298] Ayala, p. 247.

[299] _Ibid._, p. 248.

[300] _Ibid., ibid._ — Carbonell, p. 186 et suiv.

[301] _Arch. gen. de Ar. Autografos_. Almazan, 10 juillet, ère 1396

(1358).

[302] Zurita, p. 289.

[303] Zurita, p. 289, verso. Les Mémoires de Pierre IV (dans Carbonell)

ne mentionnent pas cette anecdote, à laquelle Zurita paraît ajouter

créance. Elle est rapportée également par Abarca, _Anal. de Ar._, 1.

XXIV, cap. 7, § 11.

[304] Ayala, p. 249.

[305] _Ibid._, p. 250, 251.

[306] _Ibid._, p. 252.

[307] Zurita, t. II, p. 291.

[308] Ayala, p. 256.

[309] Ayala, p. 258, 266. — Zurita, 292.

[310] Ayala, p. 266, 270.

[311] En 1294. Mariana, t. I, p. 849.

[312] _Atalaya de las Crónicas_, cité par M. Llaguno, Ayala, p. 271.

[313] Ayala, p. 271. Un des glossateurs de Gratia Dei prétend que

Pero Lopez de Ayala fut au nombre des proscrits. Cette assertion est

démentie par le témoignage d’Ayala lui-même. V. _Sem. erud. de Vall._,

t. XXVIII, p. 228.

[314] Carbonell, p. 180, verso.

[315] Ayala, p. 272.

[316] _Ibid._, p. 273.

[317] J’ignore à quelle époque précise cette rupture eut lieu. M.

Llaguno (Ayala, p. 382, note 3) suppose que le roi don Pèdre fit casser

le mariage pour brouiller don Fernand avec don Henri. Si le roi prit

réellement part à cette intrigue, il faut croire que son intervention

fut fort secrète, puisque don Fernand porta tout son ressentiment

contre le comte de Trastamare. Le prétexte pour la dissolution du

mariage fut que les deux époux, étant parents à un degré prohibé,

n’avaient point obtenu de dispenses. Ils étaient cousins issus de

germains. Doña Isabel Ponce de Léon, mère de don Fernand, était cousine

germaine de doña Leonor de Guzman, mère de doña Juana.

[318] A un seigneur aragonais nommé don Philippe de Castro.

[319] _Que decian Uxel_. D’après cette expression d’Ayala, on pourrait

croire que Uxel était le nom du vaisseau. Mais dans quelques pièces

des _Archives d’Aragon_ j’ai trouvé le mot _oxeles_ au pluriel, ce qui

prouve que c’était un nom générique pour désigner certaine classe de

navires.

[320] _Arch. gen. de Ar. Autogr_. Lettre de l’infant don Fernand à

Pierre IV, de Valence, 7 mai 1359, annonçant l’arrivée prochaine de

l’escadre portugaise.

[321] Ayala, p. 227.

[322] Carbonell, p. 187. Ce sont les deux premiers mots de la loi qui

donne au prince ou au magistrat suprême le droit de convoquer tous les

hommes en état de combattre lorsque la ville est en danger.

[323] Nom donné aux levées en masse de la Catalogne. L’étymologie la

plus probable m’est fournie par mon ami don Manuel de Bofarull. Les

hérauts chargés de convoquer les miliciens criaient devant chaque

maison : _Via fora !_ allons, dehors ! Les habitants sortaient en armes

en répondant : _Som atents_, nous sommes prêts. C’était en quelque

sorte un mot de ralliement qui dans la suite devint le nom de cette

espèce de _landsturm_.

[324] Ce couvent n’existe plus aujourd’hui. Il y a sur son emplacement

un magasin de charbon. Le monastère était situé précisément en face des

Atarazanas, à gauche de la rampe qui conduit à la Muraille de mer.

[325] Les canons se composaient alors de barres de fer forgé,

assemblées comme les douves d’un tonneau et reliées par des cercles de

fer. La culasse était ouverte, et pour tirer on y plaçait une boîte

cylindrique ou une _chambre_, comme on dirait aujourd’hui, remplie de

poudre. Les canonniers avaient un certain nombre de ces boîtes toutes

chargées que l’on plaçait successivement dans la pièce sans avoir

besoin de l’écouvillonner comme on fait aujourd’hui. Voir pour la

description de ces bombardes l’excellent travail de M. Deville sur le

château de Tancarville, p. 15.

[326] Carbonell, p. 187. — Ayala, p. 277 et suiv. — Zurita, p. 294.

[327] Carbonell, p. 187, verso.

[328] Ayala, p. 280, 287.

[329] Ayala, p. 287.

[330] Ayala, p. 290.

[331] Ayala, p. 291.

[332] _Ibid._, p. 292.

[333] Le pape ayant, par une bulle, exigé une dîme sur les biens

appartenant aux ordres militaires, don Pèdre défendit d’avoir égard à

ce décret par un rescrit daté d’Olmedo 5 juillet, ère 1397 (1359). On

remarquera le considérant où se peint son caractère : « Et pourtant que

c’est chose nouvelle et inusitée aux temps passés, qui, si elle était

soufferte, détruirait lesdits ordres, œuvres des rois d’où je sors,

voire, œuvres miennes, d’où me viendrait grand dommage, » etc. Bulario

de Calatrava, p. 500.

[334] _Arch. gen. de Ar._, Instructions et pouvoirs donnés au comte de

Trastamare. Tarazona, 1er mars 1360. Reg. 1170, p. 29. V. Appendice.

[335] Ayala, p. 298.

[336] _Id._, p. 299.

[337] Ayala, p. 299, Zurita, t. II, p. 298, Carbonell, p. 188,

rapportent que la reddition de Tarazona eut lieu au commencement de

l’année 1360. Une lettre du roi d’Aragon à Diego Perez Sarmiento, en

date du 28 février 1360, annonce la prise de cette place, dans laquelle

il venait d’entrer. _Arch. gen. de Ar._, registre 1170 _Secretorum_, p.

26. Mais, dès le 5 décembre 1357, il signait à Gonzalez Lucio, _vassal

du roi de Castille_, et à Suer Garcia Suarez de Tolède, _écuyer_, la

promesse de 40,000 florins de bon or payables à Tudela en Navarre, a la

condition qu’ils lui livreraient Tarazona, et pour les grandes dépenses

qu’ils ont faites et font chaque jour à son service : _por raho de gran

costa que havedes fecho e fazedes de cada dia en nuestro servizio.

Arch. gen. de Ar._, registre 1293 _Secretorum_, p. 57. A la même date,

le roi promet à Suer Suarez 10,000 florins, probablement pour sa part

dans les 40,000, prix de la reddition de Tarazona. (Même registre, p.

58.) Il paraît que le roi d’Aragon, fort à court d’argent, ne put payer

Lucio qu’en 1360.

[338] Ayala, p. 301.

[339] Ayala, p. 302.

[340] Ayala, p. 303. _Abreviada_. Cfr. note 4 de M. Llaguno. — On peut

demander comment, au milieu d’une expédition, don Pèdre trouvait des

vases assez grands pour bouillir des hommes ? — Dans toute la Castille

on se sert de jarres énormes pour garder le vin, l’huile ou le blé,

quelquefois l’eau. Non-seulement un homme, mais plusieurs, pourraient

entrer dans une de ces jarres. Leur forme est tout antique. On sait que

le tonneau de Diogène était un vase de terre.

[341] Suivant la tradition populaire, cette prédiction fut adressée au

roi par le spectre d’un prêtre qu’il avait tué de sa main. Le fantôme

ajouta, suivant le style ordinaire des fantômes qui affectionnent

l’obscurité : _Tu seras pierre à Madrid_. En effet, la statue de don

Pèdre, placée sur son tombeau par sa petite-fille, abbesse du couvent

de Saint-Dominique, se voit encore à Madrid. La tradition que je viens

de rapporter a été suivie par Moreto dans sa curieuse comédie du _Rico

Hombre de Alcalà_.

[342] Ayala, p. 305.

[343] Ayala, p. 307.

[344] Juran de ayudar a fazer todo mal e danyo, desfacimiento e desonra

al rey de Castiella bien e lealment. Pedrola, 11 mai 1360. _Arch. gen.

de Ar., pergamino_ nº 2230.

[345] _Arch. gen. de Ar._, reg. 1170 Sigilli secreti, p. 165.

Attestation délivrée à don Bernal de Cabrera _ad suam excusationem,

et in testimonium veritatis_, 12 mai 1360, sans indication de lieu,

probablement à Pedrola ; on a vu que le traité de réconciliation entre

l’infant et don Henri est daté de cette ville, le 11 mai 1360.

[346] Ayala, p. 310, dit que cet homme était né en Tartarie, et avait

été esclave à Gênes. _Zorzo_, suivant M. Llaguno, est le nom de Georges

en grec vulgaire. C’est une erreur. Ce nom est du dialecte génois. Si

Ayala avait figuré la prononciation grecque, il aurait écrit Yorios.

[347] Ces cruautés amenèrent des représailles. Le roi d’Aragon écrivait

de Barcelone, le 12 septembre 1360, au comte de Trastamare pour lui

demander Henri Lopez de Orozco, chevalier castillan, son prisonnier.

Par une lettre du même jour, il ordonnait à Jordan de Urriès de faire

décapiter Orozco dès que le Comte l’aurait remis entre ses mains. Je

n’ai pu savoir si cet ordre cruel avait reçu son exécution. _Arc. gen.

de Ar._, reg. 1170 Sigilli secreti, p. 182.

[348] Na cinta trazia sempre o açoute por nâo haver dilaçâo em o

buscar. — Duarte do Liao. _Chronicas dos reis de Portugal_, t. II, p.

199.

[349] Camoens.

Contra una dama, o peitos carniceiros

Feros vos mostraïs, è cavalleiros ?

_Lusiad._, cant. III, st. 130.

[350] Ayala, p. 310 et suiv. — Après avoir fait torturer long-temps en

sa présence Pero Coelho, un des assassins d’Inès, le roi de Portugal

ordonna de lui arracher le cœur. « Fouille à gauche dans ma poitrine, »

dit Coelho à l’exécuteur des hautes œuvres, « tu trouveras un cœur plus

grand qu’un cœur de taureau et plus fidèle qu’un cœur de cheval. »

_Colleccâo de ineditos de Historia portugueza_, t. V, p. 126. Coelho,

en portugais, signifie _lapin_. Ce nom fournit au roi une affreuse

plaisanterie qui peint les mœurs de l’époque. En voyant le prisonnier

il s’écria : « Qu’on fasse venir du vinaigre et des oignons ; on va me

fricasser ce _lapin_. »

[351] Gutier Fernandez avait cependant refusé d’accompagner le roi à

Toro lorsqu’il se remit entre les mains des rebelles, mais cette faute

avait été partagée par Diego de Padilla. Voyez § VIII, Ayala, p. 167.

[352] Ayala, p. 313 et suiv. — Cascales, _Hist. de Murcia_, p. 133.

[353] Ayala, p. 315 et suiv.

[354] Ayala, p. 319 et suiv.

[355] Ayala, p. 317.

[356] Ayala, p. 320.

[357] Ayala, p. 322. Suivant l’interpolateur de la chronique du

Despensero mayor, Simuel Levi, dont il rapporte faussement la mort à

l’année 1366, aurait été dénoncé au roi par plusieurs Juifs jaloux de

ses immenses richesses. Simuel, se voyant mis à la torture, mourut

_d’indignation_, « _de puro corage_, » dit l’auteur anonyme que je

copie, faute de pouvoir l’entendre. On trouva dans un souterrain

pratiqué sous sa maison trois tas de lingots d’or et d’argent si hauts

« qu’un homme derrière ne paraissait pas. » Le roi, en voyant ce

trésor, s’écria : « Si don Simuel m’eût donné le tiers du plus petit de

ces tas, je ne l’aurais pas fait tourmenter. Comment se laisser mourir

sans vouloir parler ! » _Sumario de los reyes d’España_, p. 73. Credat

Judæus Apella.

[358] Ayala, p. 323. — Conde, _Hist. de los Arabes_, 4e partie, cap.

XXIV. Marmol, _Descripcion de la Afr._, lib. II, p. 214 et suiv. Marmol

appelle le roi détrôné Abil Gualid, et l’usurpateur Mahamet.

[359] _Arch. gen. de Ar._ Convention entre Pierre IV et l’infant

d’Aragon. Barcelone, 31 janvier 1361. Registre 1393 Secretorum, p. 77

et suiv.

[360] Marmol, _Descrip. de la Afr._, le nomme Abu Henun, roi de Fez,

lib. II, p. 214.

[361] Ayala, p. 348.

[362] Publié par le roi de Castille, à Deza, le 13 mai ère 1399 (1361),

et à Calatayud, par le roi d’Aragon, le 14 du même mois.

[363] L’article qui interdisait aux maîtres de posséder des forteresses

à trente lieues de la frontière d’Aragon était manifestement impossible

à exécuter, à moins qu’il ne s’agît des forteresses appartenant en

propre aux maîtres, et non de celles que possédaient leurs ordres.

Ainsi, par exemple, Ségura de la Sierra, commanderie castillanne

sur la frontière de Valence, ne pouvait être enlevée à l’ordre de

Saint-Jacques.

[364] Le traité ne prévoit pas le cas où les prisonniers auraient été

vendus en pays étranger. On vendait aux chrétiens les captifs maures,

et souvent, quoique cela fût expressément défendu par les canons

de l’église (notamment par le concile de Valladolid en 1322), les

chrétiens ne se faisaient pas scrupule de vendre leurs coreligionnaires

aux musulmans. Voyez Capmany, _Comercio de Barcelona_, deuxième partie,

p. 225.

[365] Cousin de Gomez Carrillo, décapité l’année précédente.

[366] Zurita, t. II, p. 305. — Ayala, p. 326. — _Arch. gen. de

Ar._, registre 1394 _Pacium et Treugarum_, p. 39 seq. — Les décrets

d’amnistie sont datés, celui de don Pèdre, du 7 mai, celui de Pierre

IV, du 14 mai 1361. Même registre, p. 54 et 55.

[367] _Arch. gen. de Ar._, registre 1394, p. 77. Instruction aux

ambassadeurs aragonais envoyés en Castille, le comte d’Osuna, le

vicomte de Rocaberti, Gilbert de Centelles et Micer B. de Palou. Sans

date, probablement octobre 1361.

[368] Le roi de Castille déclare qu’il n’aidera pas le roi d’Aragon

en cas de guerre contre le roi de Portugal, et _vice versâ_, le roi

d’Aragon ne lui donnera pas de secours en cas d’hostilités contre la

Sicile. Ce traité d’alliance fut publié à Deza, le 18 mai, par don

Pèdre, et le 22, à Calatayud, par Pierre IV. _Arch. gen. de Ar._,

registre 1394, p. 60 et suiv. — Une copie avec quelques variantes sans

importance, datée de Séville 15 juin, ère 1399 (1361), et signée par

don Pèdre, fut ensuite adressée à la chancellerie d’Aragon. _Arch. gen.

de Ar._, _Pergamino_, nº 2267.

[369] Les négociations entre Pierre IV et Abou-Saïd sont attestées par

Ayala et Zurita ; il suffit de comparer les dates du traité de paix

entre l’Aragon et la Castille, et de la guerre commencée par don Pèdre

contre Abou-Saïd, pour reconnaître toute l’influence que la menace

d’une diversion en Andalousie eut pour opérer un accommodement entre

les deux rois. Je dois dire cependant que je n’ai trouvé aucune trace,

dans les archives d’Aragon, d’une correspondance entre Pierre IV et

l’usurpateur de Grenade.

[370] Voir l’Appendice E.

[371] _Arch. gen. de Ar._, registre 1394 _Pacium et Treugarum_, p.

57-69. Pampelune, 10 août 1361.

[372] _Arch. gen. de Ar._, registre 1394, p. 77. Instructions données

par Pierre IV à ses ambassadeurs auprès de don Pèdre. Le roi les charge

de l’excuser pour le retard involontaire apporté à l’eloignement de

l’infant, qu’une maladie a retenu à Valence quelques jours après

l’expiration du délai fixé pour son départ par le dernier traité. Il

est maintenant en Catalogne. — Cfr. Zurita, t. II, p. 307.

[373] Don Henri et don Sanche commirent des pillages dans la

sénéchaussée de Carcassonne, au mois de juillet 1361. — Dom Vaissette,

_Hist. du Languedoc_, t. IV, p. 316.

[374] _Arch. gen. de Ar._ Instructions aux ambassadeurs, etc., registre

1394, p. 77.

_Ibid._, p. 38. — Lettre du roi d’Aragon à don Pèdre annonçant qu’il

a rendu les prisonniers en son pouvoir, et réclamant des Maures et des

Juifs détenus par quelques riches-hommes castillans sous prétexte que

ces captifs ne sont pas compris dans le traité. Barcelone, 22 novembre

1361.

_Ibid._, p. 39. — Lettre de Pierre IV à l’infant don Fernand pour lui

ordonner de rendre sans délai les prisonniers maures ou juifs qu’il

retient encore. Même date.

_Ibid._, p. 35. — Lettre de Pierre IV à don Pèdre pour réclamer

doña Milia, nourrice (_ama_) de feu l’infant don Juan, et son fils,

prisonniers en Castille. Barcelone, 18 septembre 1361.

_Ibid._, p. 90. — Lettre du roi d’Aragon à don Pèdre au sujet de la

restitution de la rançon de prisonniers murciens. Valence, 3 mars 1362,

etc.

J’omets plusieurs autres lettres dans lesquelles il est fait allusion à

l’exécution des articles du dernier traité.

[375] Voir, dans le _Romancero du Cid_, le duel des fils d’Arias

Gonzalo contre Diego Ordoñez. Rom., 24.

[376] Ayala, p. 330.

[377] Ayala, p. 350, note 3. Abr.

[378] Ayala, p. 324. — _Id._, p. 331.

[379] Marmol. _Descrip. de la Africa_, lib. II, p. 214.

[380] Ayala, p. 332. — Suivant les historiens arabes, Mohamed ne

voulut prendre lui-même aucune part à cette guerre, et demeura à Ronda

dans l’inaction, attendant que le repentir de ses sujets lui rendît sa

couronne. Conde. _Hist. de los Arabes_, Ire partie, cap. XXV.

[381] Ayala, p. 337.

[382] Ayala, p. 337, condamne cette superstition : _lo qual daña

mucho en tales fechos desque los omes toman rescelo é miedo en las

voluntades_.

[383] Près de Purullena, suivant Suarez. _Hist. del obispado de

Guadix_, p. 141.

[384] Ayala, p. 336 et suiv. — Rades. _Chron. de Calatrava_, 57. —

Suarez, _Hist. de Guadix_, p. 141.

[385] C’est, je crois, l’orthographe anglaise de son nom. Il est écrit

Caurely ou Carbolay dans les manuscrits d’Ayala, Cavirley dans les

registres des Archives d’Aragon, Caurelée dans Froissart.

[386] _Arch. gen. de Ar._ Lettre de Pierre IV à don Pèdre. Barcelone, 8

sept. 1361. Registre 1391, p. 74.

[387] _Arch. gen. de Ar._ Lettre de Pierre IV à don Pèdre. Barcelone,

25 octobre 1361. Même registre, p. 76.

[388] Zurita, t. II, p. 309.

[389] Rades, _Cron. de Calat._, p. 57.

[390] Ayala, p. 341.

[391] Ayala, p. 339 et suiv. — Conde, _Hist. de los Ar._, 4e partie,

cap. XXV.

[392] Ayala, p. 345.

[393] Ayala, p. 328, _Abrev._ La Vulgaire porte Medina Sidonia,

plusieurs manuscrits Medina de la Frontera. La ville de Jerez est

désignée dans quelques auteurs par le nom arabe de Medina ; de là

peut-être la confusion des deux noms. Le tombeau de Blanche existait

autrefois à Jerez de la Frontera.

[394] Rainaldi, _An. eccl._, t. XXV.

[395] Ayala, p. 328 et suiv. — _Romances del rey don Pedro_. App. F.

[396] J’ai trouvé dans les archives d’Aragon deux pièces réunies sous

le même titre : _Super matrimonio_, reg. 1394 _Pacium et Treugarum_,

p. 87 et suivantes. La première est une procuration passée à Bernal de

Cabrera par Pierre IV, pour conclure le mariage de l’infante Jeanne,

sa fille, avec le roi de Castille, et régler les intérêts de la jeune

princesse. Cette procuration est datée de Barcelone, 17 décembre 1361.

La seconde pièce, datée du 19 décembre, est la procuration de l’infante

elle-même à Bernal de Cabrera, laquelle, confessant être âgée de plus

de quatorze ans et de moins de vingt, renonce, suivant l’usage, au

bénéfice d’exciper de sa minorité, et autorise son fondé de pouvoir à

stipuler ses conventions matrimoniales. On doit conclure que, pour que

le roi d’Aragon et sa fille signassent de pareils actes, la négociation

devait être très avancée au milieu de décembre 1361. En effet, le

préambule de la procuration du roi porte : _Attendentes quod inter nos

et illustrent Petrum regem Castelle tractatur de matrimonio contrahendo

inter ipsum regem et inclytam infantissam Iohannam filiam nostram

carissimam_. Cfr. Zurita, t. II, p. 308.

[397] L’inscription tracée sur son tombeau à Jerez, assez long-temps

après sa mort il est vrai, confirme cette opinion de sainteté.

CHRISTO. OPTIMO. MAXIMO. SACRVM

DIVA. BLANCA. HISPANIARVM. REGINA

PATRE. BORBONEO. EX. INCLYTA. FRANCO

RVM. REGVM. PROSAPIA. MORIBVS. ET

CORPORE. VENVSTISSIMA. FUIT. SED. PRAE

VALENTE. PELLICE. OCCVBVIT. IVSSV

PETRI. MARITI. CRVDELIS. ANNO SALVTIS

MCCCLXI. AETATIS. VERO. SVAE. XXV

Rapportée par M. Llaguno, _ad Ayal._, p. 328, note 3.

[398] Ayala, p. 329.

[399] Zúñiga. _Anal. eccl. de Sev._, t. II, p. 162.

[400] Ayala, p. 350.

[401] _Apologia del rey don Pedro_, por el licenciado don José Ledo del

Pozo, lib. IV, cap. I.

[402] J’ai cherché inutilement l’explication de ce nom de compagnie

blanche qu’on trouve dans Ayala, p. 351, et dans d’autres auteurs.

On peut choisir parmi les hypothèses suivantes. — Peut-être les

aventuriers avaient-ils une espèce d’uniforme, des soubrevestes

_blanches_, par exemple, pour les distinguer des autres hommes d’armes,

qui portaient le blason de leurs rois ou de leurs seigneurs. — Je

proposerai une seconde explication qui me semble préférable. On

appelait alors _armes blanches_ les armes en plaques de fer forgé par

opposition aux hauberts de mailles qui commençaient à disparaître.

_Armé à blanc_ ou bardé de plaques de fer étaient mots synonymes. Je

pense que les aventuriers, en général mieux équipés que les milices

féodales, ont pu tirer le nom de compagnie blanche de leurs armures,

nouvelles encore, surtout en Espagne. — Cuvelier, auteur de la

chronique en vers de Du Guesclin, fournit une troisième explication :

c’est que les aventuriers portaient des croix blanches.

Il ni avoit en l’ost chevalier ne garçon

Qui ne portast la croix blanche comme coton,

Et la blanche compaigne pourtant l’appeloit-on.

v. 7982.

Mais, suivant Cuvelier, les aventuriers ne prirent la croix qu’en 1365,

lorsqu’ils furent réunis sous le commandement de Du Guesclin, et l’on

voit par la chronique d’Ayala que le nom de compagnie blanche existait

auparavant.

[403] Carbonell, p. 189. — _Nos per contrastar llur entrada, fem

convocar lo usatge_ Princeps namque. — A cette occasion, don Pèdre

écrivit au roi d’Aragon pour lui exprimer son regret de ne pouvoir,

à cause de la guerre de Grenade, l’aider à repousser _ces mauvaises

compagnies_ qui désolaient ses frontières ; mais, s’il est nécessaire,

ajoutait-il, « j’irai volontiers en personne chasser avec vous ces

pillards. » Séville, 24 septembre 1361. _Arch. gen. de Ar._, reg. 1394,

p. 75.

[404] Don José Yanguas y Miranda. _Diccionario de Antigüedades de

Navarra_, t. III, p. 99. Le traité fut fait à Estella, entre les

plénipotentiaires des deux rois, le 22 mai 1362, et ratifié par don

Pèdre à Carascosa, le 2 juin suivant.

[405] Ayala, p. 353 et suiv.

[406] Le 14 juin 1362. Don J. Yanguas. _Ant. de Nav._, t. III, p. 100.

[407] Zurita, t. II, p. 312.

[408] Zurita, t. II, p. 312.

[409] Ayala, p. 356.

[410] Don J. Yanguas. _Ant. de Nav._, t. III, p. 100.

[411] Zurita, t. II, p. 311. — Le roi de Portugal ne vint pas en

personne, mais il envoya quelques troupes auxiliaires à son allié le

roi de Castille.

[412] Ayala, p. 356-362. — Zurita, t. II, p. 3. — Villani, autorité

très suspecte, prétend, lib. X, cap. XCVIII, que don Pèdre fit tuer

six mille habitants de Calatayud.

[413] Ayala, p. 363.

[414] Selon certain traité, sur ce fait de nouvel, par nous et par

noble et puissant homme, messire Arnould d’Audeneham, chevalier

maréchal de France, avecque les gens des compaignies estant a présent

au dit royaume, nous mettrons à tout notre pouvoir, sans fraude et

sans mauvais engin, hors du dit royaume de France, sans jamais y

retourner pour faire la guerre, les gens des dites compaignies, c’est

à savoir toutes celles avecque lesquelles le dit traictié a été fait

par nous et par le dit maréchal ; item que nous mettrons tout notre

povoir à enmener avec nous hors du dit royaume l’Arceprestre (Arnaud de

Cervole), et aussi à mettre hors du dit royaume tous les gens du dit

Arceprestre, etc. Paris, 13 août 1362. Archives du royaume, section

historique, carton J. 603-58. Voyez aussi dom Vaissette. _Hist. du

Lang._, t. II, p. 316.

[415] Le roi de France ne s’était engagé à lui donner qu’une solde de

10,000 livres par an, encore n’était-ce pas de l’argent comptant qu’on

lui fournissait, mais on lui cédait des terres dont le revenu était

censé équivaloir à 10,000 livres. Voir le traité déjà cité.

[416] _Arch. gen. de Ar. Legajo de Autografos_. Appendice G.

[417] Zurita, t. II, p. 321.

[418] Rymer, t. III, 2e partie, p. 73. — Ayala, p. 364.

[419] Cfr. Ayala, p. 366. Zurita, t. II, p. 318. — Abarca, _An. de

Arag._, attribue la prise de Cariñena à la mésintelligence entre

l’infant don Fernand et don Henri, qui refusèrent de réunir leurs

forces pour secourir la place.

[420] Mari au lieu de Maria, Alfon au lieu de Aldonza.

[421] V. § XIII. — V.

[422] _Testamento del rey don Pedro. Cronica de Ayala_. Ed. Llaguno, p.

558 et suivantes.

[423] Ayala, p. 366. — Ayala n’a point fait connaître les noms des

seigneurs proscrits par don Pèdre ; on ignore quels ont été les motifs

de cette réticence. Il est certain qu’il n’était pas lui-même compris

dans cette liste, bien que quelques auteurs modernes l’aient avancé.

[424] Entre autres celle de Salvatierra, partido de Cinco Villas,

diocèse de Pampelune. Yanguas, _Ant. de Nav._, t. III, p. 100.

[425] Cascales, _Hist. de Murcia_, p. 107.

[426] Ayala, p. 369. — Zurita, t. II, p. 319.

[427] Zurita, _ibid._ — _Arch. gen. de Ar._, reg. 1293 _Secr._, p. 127.

[428] Ayala, p. 372. — Zurita, t. II, p. 320. — Selon Ayala, c’est

l’infante Beatriz, fille aînée de don Pèdre, qui devait se marier avec

l’infant don Alonso, dernier fils de Pierre IV, et âgé alors d’un an

seulement. C’est une erreur évidente.

[429] Ayala, p. 372. — Zurita, t. II, p. 321.

[430] Ayala, p. 373. — Zurita admet l’existence de ce traité secret.

[431] Ayala, p. 373.

[432] Cascales, _Hist. de Murcia_, p. 137.

[433] Zurita, p. 321.

[434] _Id., ibid._

[435] Zurita, t. II, p. 321.

[436] La conduite de Pierre IV à l’égard de l’infant était d’ancienne

date. En 1358, lorsque don Fernand rentra à son service, il lui avait

promis une pension de 150,000 sous barcelonais ; elle fut toujours fort

mal payée. Les réclamations de l’infant devenant très pressantes en

1361, le roi lui envoya un mandat sur son trésorier, mais en même temps

il défendait secrètement à cet officier d’y avoir aucun égard. Ce trait

peint Pierre IV. _Arch. gen. de Ar._ Lettre du roi d’Aragon. Barcelone,

23 décembre 1361, registre 1293 _Secretorum_, p. 107.

[437] Zurita, t. II, p. 323.

[438] Feliù, _An. de Cataluña_, p. 277.

[439] Ayala, p. 374. — Zurita, t. II, p. 322. — Carbonell, p. 190 et

suiv.

[440] Ayala, p. 374 et suiv. — Zurita, t. II, p. 322. — Carbonell, p.

190.

[441] Zurita, p. 322. — Carbonell, p. 190.

[442] Zurita, t. II, p. 324. — Je n’ai pas trouvé de traces de ces

négociations dans les archives de Barcelone, mais Zurita est si exact

ordinairement que je ne doute pas qu’il n’ait eu à sa disposition des

renseignemens certains.

[443] Zurita, t. II, p. 324.

[444] Zurita, t. II, p. 324.

[445] Zurita, t. II, p. 324.

[446] Zurita, t. II, p. 324. — Suivant Ayala, p. 379, l’entrevue des

deux rois aurait eu lieu à Sos (V. plus bas) et non a Uncastillo. Il

rapporte que les souverains alliés, après avoir signé le traité dont

nous avons fait connaître les principales dispositions, voulurent le

sceller par l’assassinat de don Henri ; mais le châtelain de Sos, ne se

prêtant pas à cette trahison, le coup fut manqué. Telle est la version

d’Ayala, à mon sentiment tout-à-fait invraisemblable. A cette époque,

il est évident que don Henri jouissait de la plus haute faveur auprès

du roi d’Aragon. Il venait d’en obtenir le meurtre de l’infant don

Fernand, ce qui n’avait pas été fort difficile, sans doute ; mais, ce

qui l’était davantage, il commençait à supplanter Cabrera, médiateur

infatigable de la paix avec la Castille, et le perdait dans l’esprit

de Pierre IV. Comment admettre qu’au moment où il prouvait ainsi son

influence sur le roi d’Aragon, ce prince ait songé à le faire périr ?

Enfin, si pareil projet eût été conçu, il ne pouvait avoir d’autre

motif que le désir d’obtenir, par cet assassinat, la paix avec la

Castille. Or, quel était le but de l’alliance des rois d’Aragon et

de Navarre, sinon de poursuivre la guerre à outrance ? Ayala répète

probablement les rumeurs répandues parmi les émigrés castillans, qui,

depuis la mort de l’infant, s’attendaient toujours à quelque nouvelle

trahison de Pierre IV. Cfr. Ayala, p. 379 et suiv. — Zurita, t. II, p.

324.

[447] Zurita, t. II, p. 325.

[448] Ayala, p. 380. — Zurita, t. II, p. 325.

[449] Requena, Moya, Otiel, Canyet, Cuenca, Molina, Medina Celi,

Almazan, Soria, Agreda. On remarquera que dans le traité de Uncastillo

Pierre IV se réservait _tout le royaume de Tolède_.

[450] _Arch. gen. de Ar._ Benifar, 10 octobre 1363. Registre 1543

_Varia_, p. 66 et suiv. Voir à l’Appendice.

[451] _Arch. gen. de Ar._ Convention pour échange d’otages. Benifar,

6 octobre. _Indice alfabétrio del rey don Pedro IV_, nº 528. —

Ratification de la convention précédente. Benifar, 10 octobre 1363.

_Indice_ nº 524. On observera que les engagements entre le roi et

le Comte ne sont point relatés dans ces deux dernières pièces. La

première est signée par tous les seigneurs dont les fils doivent servir

d’otages, tandis que le traité d’alliance et de partage n’est signé que

par deux témoins obscurs.

[452] Feliù, _An. de Cataluña_, 11,275.

[453] Je rapporte, d’après Zurita, le traité de Sos, dont je n’ai pu

trouver aucune trace dans les archives d’Aragon. D’après cet annaliste,

toujours si exact, le traité de Sos aurait eu lieu le 2 mars 1364.

Zurita, t. II, p. 327 et suiv.

[454] Zurita, t. II, p. 335.

[455] Carbonell, p. 191.

[456] On alla jusqu’à l’accuser d’avoir chargé l’amiral Françes

Perellòs d’insulter le roi de Castille dans le port de San-Lucar, et

d’avoir ainsi provoqué cette guerre contre laquelle il n’avait cessé de

protester. Zurita, t. II, p. 335, verso.

[457] Zurita, lib. IX, cap. LII et LVII.

[458] _Ibid._, t. II, p. 338, 340.

[459] Ayala, p. 301.

[460] Ayala, p. 382. — Carbonell, p. 191, v., donne au roi d’Aragon

1,722 hommes d’armes. Probablement il ne compte que les Aragonais et

non les Castillans de don Henri.

[461] Carbonell, p. 191. — Ayala, p. 382.

[462] Ayala, _ibid._ — Feliù, _Hist. de Cataluña_, t. II, p. 280.

[463] Carbonell, p. 192.

[464] Probablement la rivière de Murviedro.

[465] Carbonell, p. 192.

[466] _Ibid._, p. 192.

[467] Ce nom, d’origine arabe, vient, dit-on, de leur coiffure, qui

consistait en un camail de fer couvrant la tête et les épaules.

C’était une armure introduite par les Arabes en Espagne. On la voit

dans une des peintures de l’Alhambra. Les armes offensives des

Almogavares consistaient en plusieurs javelots et une hache d’une forme

particulière. Jamais ils ne couchaient dans une maison et supportaient

la faim et la soif avec une étonnante persévérance. Leur cri de guerre

était _hierro despierta !_ fer, réveille-toi ! Voir la chronique de

Muntaner et l’expédition des Catalans en Morée par Moncada.

[468] Carbonell, p. 192.

[469] Feliù, _An. de Cataluña_, t. II, p. 280.

[470] Ayala, p. 384.

[471] Zúñiga, _An. de Sev._, t. II, p. 165.

[472] Ayala, p. 387. — Cascales, _Hist. de Murcia_, p. 137.

[473] Carbonell, p. 194, verso.

[474] _Id., ibid._

[475] « E lo dit rey de Castiella pres lo dit pa e dix aytales paraules

o semblants : A mi semeia que vosotros todos seades de acuerdo que

ponga batalla al rey de Aragon, de que yo digo en verdat, que si yo

tomasse con mi los que el dito rey de Aragon tiene en si, e los havia

por mis vassallos o por mis naturales, que senes todo miedo pelearia

con todos vosotros e con toda Castella e ahun con toda Hespanya ; e por

que sepais yo en que vos tiengo, es asin, que con este pan que tiengo

en mi mano pienso que se hartarian cuantos leales ay en Castella. »

Carbonell, p. 195, verso.

[476] Cfr. Ayala, p. 388. — Zurita, lib. IX, cap. LIX. — Carbonell,

p. 195 et suiv.

[477] Ayala, p. 389.

[478] Zurita, t. II, p. 340. — Ayala, p. 391.

[479] Ayala, p. 391.

[480] Ayala, p. 392 et suiv.

[481] C’est-à dire quatorze ans pour le jeune homme et douze ans

pour sa fiancée. _Arch gen. de Ar. Capitula facta per dom. regem et

comitem olim Trastamaræ, nunc regem Castellœ, apud locum seu obsidionem

Muriveteris_. Sans date, registre 1548, p. 70 et suiv., art. 7.

[482] _Arch. gen. de Ar. Capitula_, etc., art. 9.

[483] _Ibid. Replications e aditions feytes per lo senyor rey_, etc.,

art. 6.

[484] _Ibid. Replications_, etc., art. 4.

[485] _Ibid._, art. 7.

[486]

Li uns à autre dit : il est bien aprestez

Pour meurdrire marchans, maints en a desrobez.

Regardez qu’il est fort, con a les poins carrez !

Il est fort et poissant et moult noir et halez.

Chronique en vers de Du Guesclin, v. 1619.

[487] Chronique de Du Guesclin, v. 7304.

[488] Ayala, _Abrev._, p. 399. — Passage curieux où le chroniqueur

nomme, d’après leurs noms français, toutes les pièces des armures de

plaques, inconnues en Espagne avant l’arrivée de la grande compagnie.

[489] Froissart appelle cette opération _retailler_ les lances.

[490] On l’essaya vainement à Poitiers. V. Froissart.

[491] _Perpuntes_. Ayala, p. 99. _Abrev_. — Cavallo alforado. Traités

du roi d’Aragon avec don Henri.

[492] _Chron. de Du Guesclin_, v. 7549 et suiv.

[493] Rymer, _De impediendo soldarios qui in comitiva se ponunt, ne

ingrediantur in Hispaniam_. 6 décembre 1365.

[494]

Bien soyez-vous venus, apportez-vous argent ?

_Chron. de Du Guesclin_, v. 7510.

[495] L’auteur de la chronique en vers de Du Guesclin raconte cet

exploit de son héros avec la malignité ordinaire aux poètes du

moyen-âge, toujours pleins d’irrévérence contre l’église. Suivant cette

version, adoptée sans examen par l’histoire, Du Guesclin aurait exigé

que la contribution entière fût soldée par le trésor apostolique,

disant qu’il n’allait pas se battre pour les intérêts des bourgeois

d’Avignon, mais bien pour ceux du saint-père. Rien de moins fondé.

Il résulte d’une requête manuscrite du conseil municipal d’Avignon,

conservée dans les archives de la préfecture de Vaucluse, que la rançon

du territoire de l’église fut acceptée par Du Guesclin, sans qu’il fît

la moindre observation sur son origine. Mais il paraît que, dans la

suite, le cardinal de Jérusalem, vicaire d’Avignon, prétendit mettre

à la charge de la ville les 5,000 florins payés aux aventuriers, bien

qu’elle ne se fût engagée, dans le principe, à contribuer que pour

une somme de 1,500 florins. C’est du moins ce que j’ai cru comprendre

dans cette pièce fort obscure par sa détestable latinité. J’en dois la

communication à l’obligeance de M. Achard, archiviste de Vaucluse, qui

l’a découverte et a bien voulu me permettre de la publier. Il n’a pu

trouver aucun renseignement sur le résultat de la réclamation présentée

au saint-père. — Cfr. Nostre-Dame, _Hist. de Provence_, p. 122. —

_Chron. de Du Guesclin_, v. 7693-7724. — Appendice I.

[496] _Arch. gen. de Ar._ Propositions adressées au roi d’Aragon par

Mosen Juan de Arellano de la part du roi de Navarre. Art. 4, reg. 1205,

p. 61 et suiv.

[497] « Axi com son retaules d’argent, creus, calzers, y lanties, y

encensers. » Carbonell, p. 193.

[498] _Arch. gen. de Ar._ Propositions de Mosen J. de Arellano, reg.

1205, p. 61 et suiv. « Que tenido non seu de fazer guerra de su persona

ni de su regno. » Art. 1.

[499] _Ibid._ « Que non le sia tengut donar ni livrar terres ni argent,

e sera li fet e assignat dodari e cambra axi tal como fo à doña Maria

de Navarra. » Art. 2.

[500] _Ibid._, art. 4.

[501] _Ibid._ « Quel dito rey d’Arago considerando la buena voluntat

del dito rey de Navarra e las misiones que ha feyto por causa de los

sobre dichos castiellos, prometa de dar al dito rey de Navarra 40,000

florines d’oro. » Art. 6.

[502] Réponses du roi d’Aragon aux propositions précédentes. Art. 6,

reg. 1205, p. 63 et suiv.

[503] _Ibid._ Additions aux propositions. Le roi d’Aragon consent au

mariage à condition qu’il enverra des gens de confiance pour _voir

l’infante à loisir_, connaître sa santé, sa personne, et prendre des

informations sur son caractère. _Para veer la infanta a huella_ (pour

_huelga_) _la sanidat e apostamiento de su persona e haver informacion

de su persona_. J’ai cru devoir rapporter cette preuve singulière de la

prudence de la diplomatie au moyen-âge.

[504] _Ibid_. Réponse du roi d’Aragon à l’art. 4 des propositions de

J. d’Arellano. — Lettre du roi d’Aragon à Jordan d’Urries. Huerta de

Serra, 2365. Il professe de son intime amitié avec le roi de Navarre,

et ordonne, sous peine de son indignation, que les _ports_ des

montagnes soient fermés à toute troupe étrangère. Reg. 1205, p. 58. —

Autre lettre, dans le même sens et de même date, adressée au conseil de

Jaca. Même reg., p. 59.

[505] _Arch. gen. de Ar._ Instructions envoyées à Mosen F. Perellòs,

ambassadeur de Pierre IV en France, 12 novembre 1364. Reg. 1295

_Secretorum_, p. 111. — Nouvelles instructions semblables en 1365.

Même reg., p. 115. — Nouvelles instructions à Perellòs, datées de

Tortose, 15 août 1365. Reg. 1293 _Secret._, p. 93. — Projet d’un

traité avec le duc d’Anjou pour faire la guerre au roi de Navarre. Sans

date ; probablement des premiers jours de l’année 1366. Reg. 1293, p.

135. — Lettre à Perellòs sur le même sujet. Barcelone, 10 septembre

1366. _Ibid._, p. 137. — Traité d’alliance offensive et défensive avec

la France contre le roi de Navarre, signé à Toulouse, 29 septembre

1366. On convient que le duc d’Anjou attaquera le roi de Navarre en

personne avec 400 glaives (lances) au moins. Les états du roi de

Navarre situés au sud des Pyrénées appartiendront au roi d’Aragon ; ce

dernier fournira 400 lances au roi de France pour l’aider à s’emparer

des autres possessions du roi de Navarre. Reg. 1293, p. 144 et suiv.

[506] _Arch. gen. de Ar._ Lettre de Pierre IV. Saragosse, 26 février

1366. Registre 1213, p. 16.

[507] _Arch. gen. de Ar._ Acte de vente passé par le roi. Saragosse, 12

mars 1366. Registre 1213, p. 42 et suiv. Voici le préambule : « Quantas

nobis nostræque rei publicæ oppressiones et dampna, quantaque pericula

comminaret mora solutionis quam facere habemus comiti Trastameræ et

istis gallicanis agminibus, quæ divina magestas in nostrum auxilium

contra regem Castellæ nostrum hostem publicum exaltavit, etc. »

[508] Carbonell, p. 196.

[509] _Id., ibid._

[510] Zurita, t. II, p. 342.

[511] _Arch. gen. de Ar._ Priviléges accordés à maître Robert

d’Estanten, bourgeois de Saragosse, à la prière de messire Hugh de

Calverly. Saragosse, 1er mars 1366. Reg. 1213 Sigilli secreti, p. 24.

[512] Ayala, p. 405.

[513] Ayala, p. 397 et 405.

[514] _Arch. gen. de Ar._ Mandement du roi d’Aragon pour _repeupler_

le bourg de Pina saccagé (_barreyado_) par les compagnies de France.

Saragosse, 24 février 1366. Reg. 1213 Sigilli secr., p. 15. — Ordre

du roi pour faire rendre au comte d’Urgell cinquante bêtes à cornes

enlevées par les habitants du Perthus sur les Français qui les avaient

prises à Antillon, domaine de ce comte. Saragosse, 5 mars 1366.

_Ibid._, p. 24. — Appendice K.

[515] Ayala, p. 400.

[516] _Id., ibid._

[517] Ayala, p. 401.

[518] Ayala, p. 402.

[519] Ayala, p. 402 et suiv.

[520] Pero Lopez Ayala suivit le roi jusqu’à Tolède. Ayala, p. 404.

[521] Ayala, p. 404. Abr., note 4.

[522] Cascales, _Hist. de Murcia_. Lettre de don Pèdre au conseil de

Murcie, p. 199. v.

[523] Pellicer. _Justification de la grandeza de don Fernando de

Zúñiga_, p. 1 et suiv.

[524] _Mercedes Enriqueñas_.

[525] Ayala, p. 410.

[526] Ayala, p. 411.

[527] _Id._, p. 412.

[528] Ayala, p. 413. Abr.

[529] _Id._, p. 414.

[530] _Id., ibid._ — Cfr. Duarte do Liao, _Chronicas dos reis de

Portugal_, p. 222 et suiv.

[531] Duarte do Liao, _Chronicas dos reis de Port._, t. II, p. 224.

[532] Ces ceintures, en usage au XIVe siècle, et nommées _ceintures

d’honneur_, parce que les chevaliers seuls avaient droit de les porter,

se composaient de larges plaques de métal réunies par des anneaux ; on

les ceignait fort bas.

[533] Ayala, p. 415.

[534] Duarte do Liao, _Chron. dos reis de Port._, t. II, p. 225.

[535] Ayala, p. 416 et suiv.

[536] C’est une opinion populaire en Espagne que nul cheval étranger ne

peut vivre au-delà de quelques jours en Galice.

[537] Ayala, p. 418. Abr.

[538] _Id., ibid._

[539] Ayala, p. 418.

[540] Ayala, p. 421.

[541] Salazar, _Casa de Lara_, t. II, lib. XII.

[542] Ayala, p. 422.

[543] Ayala, p. 423. _Como quier que fue pequeña emienda_, pauvre

satisfaction, dit le chroniqueur.

[544] Froissart, livre I, 2e partie, chap. CCXIV. — Dom Vaissette,

_Hist. de Languedoc_, t. IV, p. 332.

[545] Vicomte de Santarem, _Quadro de relaçôes politicas e diplomaticas

de Portugal_, t. III, p. 26. — Mathieu de Gournay était sujet du roi

d’Angleterre.

[546] Ayala, p. 424 et suiv.

[547] Rades, _Cron. de Alcántara_, p. 29, verso. Je traduis

littéralement pour mieux rendre le brusque mélange de l’étiquette

diplomatique et de la familiarité épistolaire. Le roi dit tantôt

_nous_, tantôt _moi_.

[548] Ayala, p. 433. — Rymer, 23 septembre 1366. Carta donacionis

regis Castellæ principi Walliæ. — Super expensis exsolvendis, etc., t.

III, 2e partie, p. 115 et suiv.

[549] Rymer, _De primo bello regibus_, etc. Libourne, 23 septembre, t.

III, 2e partie, p. 122.

[550] Froissart, livre I, 2e partie, chap. CCXI.

[551] Rymer, _Traité de Libourne_, t. III, p. 116. « Item todos los

prisioneros... avran hy tal pecho como ellos han acostumbrado en las

guerraz de Francia, salvando los traidores judgados por el rey don

Pedro, don Tello y don Sancho sus hermanos, los cuales si presos fueran

seran dados al rey don Pedro, pagando el tal suma como el Princep

ordenarà. »

[552] On a vu que le comte de Denia avait reçu de don Henri ce nouveau

titre.

[553] _Arch. gen. de Ar._ Instructions aux ambassadeurs d’Aragon. Sans

date ; probablement juillet 1366. Reg. 1293 _Secretorum_, p. 127.

[554] _Id., ibid._ — Zurita, t. II, p. 344.

[555] Ayala, p. 426.

[556] Ayala, p. 429 et suiv.

[557] _Id._, p. 427.

[558] Logroño avait été enlevé à la Navarre par Alphonse VI de Castille

en 1076. — Yanguas, _Antigüedades de Navarra_, t. II, p. 203.

[559] Ayala, p. 435, _Abrev._

[560] Ayala, _ib., ibid._

[561] Ayala, p. 436. — Froissart, livre I, 2e partie, chap. CCXXIV.

[562] Ville de la province d’Alava, qu’on ne doit pas confondre avec

Salvatierra en Aragon, dont le roi de Navarre s’était emparé en 1364.

[563] Ayala, p. 444.

[564] Ayala, p. 445. — Froissart, liv. I, p. 2, chap. 229.

[565] Ayala, p. 447. — Froissart, liv. I, p. 2, chap. 226-28.

[566] Froissart, liv. I, ch. 226.

[567] _Id._, liv. I, chap. 230.

Dit li quens d’Ermignac...

S’est la terre d’entour de tous biens esseulée,

Si con ni puet trover une pomme parée.

_Chron. de Du Guesclin_, v. 11342.

[568] Ayala, p. 447. — Froissart, liv. I, ch. 230.

[569] On remarquera que don Henri ne prend pas d’autres titres que ceux

de roi de Castille et de Leon. Selon le protocole ordinaire, il devait

y joindre ceux de _roi de Tolède, Galice, Séville, Cordoue, Murcie,

Jaën, Algarve, Algeciras, seigneur de Biscaïe et de Molina_. On peut

supposer que ces titres ont été supprimés par une espèce de ménagement

pour le roi d’Aragon, auquel il venait de céder le royaume de Murcie.

[570] Ayala, p. 450 et suiv. _Abrev._ — J’ai suivi pour la lettre

de don Henri la leçon que fournit le manuscrit d’Ayala désigné sous

le nom d’_Abreviada_, bien que la leçon des autres manuscrits soit

confirmée par l’autorité de Rymer. Je m’empresse de dire que, malgré

les recherches que j’ai fait faire à Londres, il m’a été impossible

de découvrir la pièce originale ou la copie dont s’est servi le

savant diplomatiste anglais. La lettre publiée par Rymer, semblable

pour le fond à celle que je traduis, en diffère cependant notablement

par les détails. Il n’y est point fait mention de cette longue série

d’assassinats imputés à don Pèdre, ni du droit, particulier aux

Espagnols, de se choisir leur roi. Or, il serait difficile d’imaginer

par quel intérêt Ayala aurait dans sa première rédaction altéré la

lettre de don Henri par ces additions remarquables, tandis qu’on

s’explique naturellement comment, lorsque la question de la succession

à la couronne de Castille eut été résolue définitivement par le mariage

d’une petite-fille de don Pèdre avec l’infant don Henri (de la maison

de Trastamare), on aurait supprimé certaines allusions à des événements

que d’un commun accord on désirait laisser dans l’oubli. En un mot,

la lettre transcrite de la chronique abrégée d’Ayala m’a paru plus

vraisemblable que le texte de Rymer, parce qu’elle porte le caractère

des passions du temps, et qu’elle semble un manifeste convenable à un

prince dans la position équivoque où se trouvait don Henri. Il est

évident qu’un usurpateur devait invoquer les vieilles lois gothiques

qui donnent au peuple le droit d’élire leurs souverains, tandis que

ses successeurs, affermis sur le trône, avaient maintes raisons pour

oublier ces mêmes lois. J’ai marqué par des guillemets les passages de

l’_Abreviada_ qui ne se trouvent point dans Rymer ni dans l’édition

_vulgaire_ d’Ayala.

[571] Froissart, liv. I, chap. 230.

[572] Inferendis ictibus inhabiles, accipiendis impenetrabiles. —

Tacite, _An._, 3, 41.

[573]

Ἀλκίμεδον, μὴ δή μοι ἀπόπροθεν ἰσχέμεν ἵππους

Ἀλλὰ μάλ᾽ ἐμπνείοντε μεταφρένῳ.

(Iliade, XVII, 501.)

[574] Un glossateur de _Gratia Dei_ prétend à tort que Pero Lopez de

Ayala porta dans cette journée la bannière de l’Écharpe. Il confond la

bataille de Najera avec celle d’Aljubarrota.

[575] _Des Bretons_, dit Ayala ; mais on appelait alors ainsi, en

Espagne, les aventuriers, de quelque pays qu’ils vinssent. Ce mot,

employé souvent comme synonyme de pillards, montre quelle opinion l’on

avait des compatriotes de Du Guesclin. Ayala, p. 442.

[576] Ayala, p. 443.

[577] Froissart, liv. I, 2e partie, chap. 234.

[578] _Idem_, chap. 219-221.

[579] Froissart, liv. I, 2e partie, chap. 219.

[580] _Idem_, chap. 235. — Du Cange, verbo _Bannereti_.

[581] Froissart, chap. 234.

[582] Ayala, p. 454.

[583] Froissart, liv. I, chap. 236.

[584] Froissart, liv. I, chap. 239.

[585] Ayala, p. 453, 458. — Froissart, lib. I, chap. 236, 240.

[586] Froissart, l. I, chap. 241.

[587] Froissart, l. I, chap. 238.

[588] Ayala, p 471. — _Pellicer justificacion de la Grandeza de

Fernando de Zúñiga_, etc., p. 21.

[589] _Sumario de los reyes de España_, p. 70.

[590] Ayala, p. 473.

[591] Alonso Jufre avait été mis à mort par ordre du roi en 1358.

[592] Ayala, p. 458. — Froissart, liv. I, ch. 242. Froissart rapporte

que le roi marcha sur Burgos avec le _maître de Calatrava_ ; mais

Padilla n’avait pas assisté à la bataille. La confusion vient de ce que

Martin Lopez fut nommé maître de Calatrava peu de temps après.

[593] Ayala, p. 458 et suiv.

[594] Rymer, t. III, p. 2. P. 132. _Memoranda de Conflictu prænotato_.

[595] Ayala, p. 461, 462.

[596] Cascales, _Hist. de Murcia_, p. 148. Lettre de don Pèdre au

conseil de Murcie.

[597] Ayala, p. 473 et suivantes, appelle cette prison un _silo_.

L’archevêque y passa près de deux ans. Il fut depuis archevêque de

Toulouse.

[598] Torres y Tapia, _Cron. de Alcánt._, t. II, p. 102 et suiv.

[599] Rades, _Cron. de Calat._, p. 58, 59. — Torres y Tapia, _Cron.

d’Alcántara_, prétend que don Diego de Padilla était mort en 1385, et

il cite une protestation des frères de Calatrava contre l’élection de

Martin Lopez datée du 30 août, ère 1403 (1365). Voyez t. II, p. 103

et suiv. M. Llaguno discute et condamne ce document dans une note à

laquelle nous renvoyons le lecteur. Ayala, p. 596. — Suivant Ayala,

Padilla aurait été mis à mort dans le donjon d’Alcalà de Guadaïra en

1369 par ordre du roi, qui avait appris qu’il correspondait avec les

rebelles. Ayala, p. 536.

[600] Ayala, p. 474 et suiv.

[601] Ayala, p. 474, 483. — Froissart, liv. I, 2e partie, chap. 243 et

245.

[602] Post hæc periit populus anglicanus in Hispania de fluxu ventris

et aliis infirmitatibus, quod vix quintus homo redierit in Angliam.

Knyghton, _Hist. Angl. script._, tome II, p. 2629.

[603] Ayala, p. 464.

[604] _Dar tiempo al tiempo_.

[605] Cascales, _Hist. de Murcia_. Lettre de don Pèdre au conseil de

Murcie. Tolède, 20 mai 1405 (1367), p. 151.

[606] Ayala, p. 496.

[607] Ayala, p. 497.

[608] Ayala, p. 500. — Zúñiga, _An. de Sev._, t. II, p. 173.

[609] Ayala, p. 497 et suiv.

[610] Ayala, p. 498.

[611] Ayala, p. 499.

[612] Ayala, p. 503, 504. — _Hist. de Languedoc_.

[613] Ayala, p. 504. Note 2 de M. Llaguno. — Dom Vaissette, _Hist. de

Languedoc_.

[614] Ayala, p. 506 et suiv.

[615] Le fils de ce prince, le comte de Denia, créé marquis de Villena

par don Henri, était encore prisonnier des Anglais.

[616] Ayala, p. 510, note I.

[617] Ayala, p. 514.

[618] Ayala, p. 516.

[619] Ayala, p. 517.

[620] Don Pèdre avait plusieurs enfants, non légitimés, d’autres femmes

que Marie de Padilla. Les trois filles de cette dernière étaient alors

à Bayonne.

[621] Ayala, p. 517. _Abrev._

[622] _Ibid._, p. 529 et suiv.

[623] Ayala, p. 525 et suiv. — Conde, _Hist. de los Arabes_, 4e part.,

cap. 26.

[624] Ayala, p. 528. — _Argote de Molina, Nobleza de Andalucia_, p.

238.

[625] _Idem_, p. 519.

[626] On nomme ainsi à Tolède une tour hexagone qui fait partie de

l’enceinte arabe de la ville, et qui touche à la porte _del Cambron_.

Suivant une tradition, cette tour aurait servi autrefois de prison à

l’officialité de Tolède. Selon quelques antiquaires, elle devrait son

nom à la résistance héroïque d’un petit nombre de prêtres tolédans, qui

la défendirent contre les Maures, dans le mémorable siége que soutint

Tolède contre le roi de Maroc Ali-Aben Jusef, au XIe siècle. La porte

del Cambron est plus moderne que la tour des Abbés. On dit qu’autrefois

l’entrée protégée par cette tour s’appelait la porte de l’Almaguera.

[627] Ayala, p. 529 et suiv.

[628] Ayala, p. 539 et suiv.

[629] _Idem_, p. 523.

[630] Ayala, p. 532.

[631] Froissart, liv. I, 2e partie, chap. 247. — Ayala, p. 466 et suiv.

[632] Ayala, p. 469.

[633] Froissart, liv. I, chap. 247. — Ayala, p. 470.

[634] Ayala, _Cron. de don Henrique II_, p. 15.

[635] On a vu que les trois filles qu’il avait eues de Marie de Padilla

demeuraient a Bayonne en otage auprès du prince de Galles.

[636] Je n’ai pu trouver de renseignements précis sur le point où don

Pèdre passa la Sierra-Morena. Son arrivée à Calatrava, pour rallier des

troupes venant de la Galice, me donne lieu de supposer qu’en partant

de Séville il marcha droit vers le nord ; c’était dans cette direction

qu’il devait rencontrer Fernand de Castro, venant de Zamora.

[637] Il est vraisemblable que les troupes de don Pèdre, partant de

l’Andalousie, ne passèrent pas toutes la Sierra-Morena sur le même

point. Celles qu’il avait à Jaën ou à Andujar, par exemple, entrèrent

sans doute dans la Manche par la vallée de la Jandula (la route du

Despeña Perros n’était pas encore pratiquée). Pour ces divisions,

Montiel était le point de ralliement le plus convenable.

[638] Ayala, p. 543.

[639] _Id._, p. 545. — Il est évident que le maître de Saint-Jacques

ne put abandonner Cordoue que lorsque don Pèdre fut au nord de la

Sierra-Morena. Or, pour qu’il pût le précéder sur la route de Tolède,

il fallait que le roi eût débouché soit en Estramadure, soit dans la

partie occidentale de la Manche.

[640] Ayala, p. 548.

[641] Froissart, liv. I, 2e part., ch. 253.

[642] Ayala, p. 549.

[643] Froissart, chap. 254.

[644] Ayala, p. 549.

[645] Ayala, p. 551 et suiv.

[646] Ayala, p. 554.

[647] _Id., ibid._ — Cfr. avec l’_Abrev_.

[648] Celle d’Yvon de Lakonnet, suivant Froissart, l. I, 2e partie,

chap. 254.

[649] Je suis la version de Froissart en ce point, comme la plus

vraisemblable ; le projet de don Henri était évidemment de provoquer

don Pèdre, afin d’avoir un prétexte pour le tuer.

[650] Cfr. Ayala, p. 556, et Froissart, l. c.

[651] Suivant la tradition populaire, un des aventuriers, trouvant sans

doute que ce duel de deux rois était un spectacle à voir, s’écria :

« Franc jeu ! » Du Guesclin, suivant une autre version, aurait renversé

don Pèdre en disant « Je ne fais ni ne défais des rois, mais je sers

mon seigneur. » On sait que les légendes populaires mettent toujours

en scène les personnages héroïques. Le vicomte de Rocaberti est nommé

par Froissart et par un auteur catalan anonyme cité par M. Llaguno, ad

Ayala, p. 555. — Cfr. Froissart, chap. 254. — Molina, _Descripcion

del regno de Galicia_, cité par Argote de Molina, attribue la même

action et les mêmes paroles à un écuyer de don Henri, nommé Fernand

Perez de Andrada, qui reçut, dit-on, en récompense, des châteaux et des

terres. — V. Romances del rey don Pedro. — Froissart, dans son récit

de l’aventure, ne parle pas des négociations entre don Pèdre et Du

Guesclin. La mort du premier, suivant le chroniqueur français, aurait

été toute fortuite. Malheureusement les apparences sont fort contraires

à cette version, et les faveurs extraordinaires prodiguées par don

Henri à Du Guesclin ne confirment que trop la relation d’Ayala.

[652] Carbonell, p. 197, V.

[653] Cette statue, outre qu’elle a un caractère d’individualité

remarquable, peut inspirer d’autant plus de confiance, qu’elle a été

exécutée par l’ordre de la petite-fille de don Pèdre, doña Constance de

Castille, prieure de Saint-Dominique.

[654] Il faut lire Jumilla. On peut inférer de cette erreur que la

romance fut composée pendant une guerre entre l’Espagne et le Portugal.

[655] Place d’honneur dans une salle ; c’est le divan des Orientaux.

[656] Les trois mots _de qua pecunia_, qui précèdent le signe _ô_ dans

le texte, doivent être supprimés.

Histoire de don Pèdre Ier, roi de Castille · 第 163 / 163 题