NOTES.

[1] Gouverneur réunissant les pouvoirs civils et militaires.

[2] Ayala, p. 90, _Abreviada_.

[3] _Idem_, p. 157 et suiv.

[4] _Idem_, p. 276.

[5] Il était à Burgos auprès de don Henri en 1367. Ayala, p. 517.

_Abrev_.

[6] Il est cependant douteux qu’Ayala soit l’auteur de la _Chronique

de Henri III_. Voir sur cette question Nicolas Antonio, _Bibliotheca

Hispana vetus_, lib. X, cap. I.

[7] _Bibl. Hispana vetus_. Lib. X, cap. I.

[8] Imprimée pour la première fois en 1790 dans le _Semanario erudito

de Valladares_, t. 27 et 28.

[9] _Semanario erudito_, t. 27, p. 28. Nicolas Antonio de Séville

prouve fort bien que ce prétendu manuscrit de l’évêque de Jaen n’est

autre qu’un exemplaire de la chronique _vulgaire_ d’Ayala. _Bib.

Hispana vetus_, X, I.

[10] _Practica de les virtudes de los buenos reges de España en versos

de arte mayor_, Zaragoza, 1552, p. 28.

[11] _El rey don Pedro def._, p. 44.

[12] Le volume que j’ai entre les mains ne porte point de date, mais M.

Ledo cite souvent M. Llaguno et son édition de 1780.

[13] _Apol. del rey don Pedro_, p. 441.

[14] Marina, _Teoria de las Cortes_, parte II, cap. XXXI. — _Cortes

de Medina del campo, peticion_, 56.

[15] _Cortes de Valladolid. Ord. de fijosdalgo, peticion_ 8.

[16] Marina, part. I, cap. X.

[17] Marina, part. I, cap. X.

[18] Au contraire, en Aragon et en Catalogne, si l’un des trois ordres

ou _bras_ (_brazo_) n’était pas représenté, l’assemblée ne pouvait

prendre aucune décision légale. Voir Capmany, _Memorias historicas_, I,

_Apendice_, 10-14.

[19] Marina, part. II, cap. XXXIX.

[20] Cfr. Capmany, _Práctica de las Cortes_, p. 231. — Marina, part.

I, cap. XX.

[21] Sempere, _Historia de las Cortes_, 56.

[22] « L’empereur don Alphonse établit dans les cortès de Najera

qu’ancun gentilhomme (_fijodalgo_) n’en frappât un autre, ni le tuât,

ni ne courût sa terre, ni ne lui fît dommage ou déshonneur, à moins

de le défier au préalable et de renoncer à son amitié. Et celui qui

frapperait ou tuerait avant le terme de neuf jours à partir du défi

doit être tenu pour félon (_alevoso_), et peut être accusé comme tel

devant l’empereur ou le roi. » V. _Ordenamiento de Alcalà_, l. XLVI,

cap. XXXII. — _Fuero viejo, titol_ V, l. I.

[23] Ces forteresses sont désignées dans les anciennes chartes et les

chroniques par les mots de _rochas, peñas bravas, casas fuertes_, etc.

[24] _Dar Pendon y Caldera_. V. Ayala, _Don Pedro_, p. 67.

[25] Voici quelles étaient les formalités beaucoup plus compliquées au

moyen desquelles on se dégageait de l’hommage prêté pour un château,

dans le cas où le seigneur-propriétaire refusait de le reprendre.

Un chevalier portugais nommé Martin Vasquez da Cunha tenait à fief

le château de Celourico pour la reine doña Beatriz, femme de don

Alphonse III. Il voulut se démettre de sa charge, mais la reine refusa.

Abandonner le château purement et simplement, c’eût été encourir le

reproche de félonie, car il avait prêté serment de défendre Celourico

envers et contre tous, et de ne le remettre qu’à la reine, sa _dame_.

Dans son embarras, Martin Vasquez envoya ses messagers dans toutes les

cours de l’Europe, suivant la chronique que je copie, pour soumettre un

cas si difficile aux rois, aux chevaliers et aux plus habiles docteurs.

Muni d’une consultation en forme, « il mit dans son château un coq, une

poule, un chat, un chien, du sel, de l’huile, du vinaigre, du pain, de

la farine, du vin, de l’eau, de la viande, du poisson, des oignons,

des ferrements, des clous, des flèches, une rondache, une lance, un

bassinet, des cardes, du bois, une meule, un panier, un coutelas, des

charbons, un soufflet, de l’amadou, un fusil et des pierres à feu. Sur

la muraille, il fit porter des pierres comme pour repousser un assaut,

puis il mit le feu à un des bâtiments compris dans l’enceinte du fort,

et fit sortir de la place tous les gens qui s’y trouvaient. Demeuré

seul, il ferma les portes en dedans et les barricada. Cela fait, entre

deux créneaux il attacha une poulie et une corde, à l’extrémité de

laquelle un panier fut fixé. Au moyen de cet appareil, il descendit

dans le fossé en se laissant glisser le long du rempart. Ce n’était pas

tout que d’être hors de la place, il fallait empêcher que d’autres ne

s’y introduisissent par le même procédé. Il y mit ordre en remontant le

panier et rejetant la corde par-dessus les murs. Alors le gouverneur,

montant à cheval, fit trois fois le tour du château en criant à chaque

fois : « Rescousse au château de la reine qui se perd ! » Personne ne

paraissant, Martin Vasquez se tint pour dûment exonéré de son serment. »

Selon l’auteur portugais d’où je tire ces détails, Martin Vasquez fut

le premier qui pratiqua cet ingénieux procédé pour s’affranchir d’un

serment d’hommage, et ce serait d’après ce précédent, fort approuvé

comme il semble, que les formalités susdites furent sanctionnées

dans la loi des Partidas en Castille. — Voyez Duarte Nunez do Liao.

_Chronicas dos reyes de Portugal_, t. II, p. 174.

[26] Voici quelques passages d’un traité d’alliance entre les trois

maîtres de Saint-Jacques, Calatrava et Alcántara, daté de la Puebla

de Chillon, 2 avril 1318... « Ordonnons et établissons que nous

serons tous unis et d’accord pour demander à notre seigneur le roi

don Alphonse qu’il maintienne nos priviléges, libertés, usages et

coutumes, et les franchises de nos terres... Que si quelqu’un, _de

quelque condition qu’il soit_, entreprend contre un d’entre nous, ou

contre un de nos frères, ou contre nos terres et nos vassaux, ou contre

chose à nous appartenant, nous faisant tort et injustice, nous serons

tous unis pour le défier (_querellallo_), l’affronter et l’empêcher de

nous nuire. » _Coleccion diplomatica de Abella_, bibl. de l’Académie de

l’Histoire à Madrid.

[27] Il y avait souvent deux maîtres élus à la fois par deux partis et

se faisant la guerre. V. Rades, _Cronica de las tres órdenes_.

[28] _Cronica de don Alfonso XI_, p. 274.

[29] _Ibid._, p. 299.

[30] Don Lope de Estuñiga, riche-homme castillan appartenant à la

première noblesse du royaume, consentait en 1434 à jouter dans un

tournoi contre un champion qui ne pouvait prouver qu’il fût _hidalgo_.

Je ne crois pas qu’on trouvât à cette époque ailleurs qu’en Espagne un

exemple de pareille condescendance. Un siècle plus tard, le chevalier

sans peur et sans reproche, le vaillant Bayard, refusait de monter à la

brèche avec des lansquenets. V. _Passo honroso de Suero de Quiñones_,

p. 48.

[31] Les cortès de Valladolid en 1351 fixèrent le prix des journées de

travail et le salaire des laboureurs et des artisans (_Ordenamiento de

Menestrales_), d’où l’on peut conclure qu’auparavant les cultivateurs

pouvaient mettre leur travail au prix qui leur convenait. L’article

VI de l’_Ordenamiento de Prelados_, promulgué par les mêmes cortès,

a été interprété comme une défense faite au laboureur de changer de

seigneur. Je crois cependant que cette défense ne s’applique qu’aux

petits propriétaires, vassaux par hommage de seigneurs ecclésiastiques.

Elle a pour but d’empêcher ces propriétaires de se soustraire aux

taxes royales et aux dîmes en faisant hommage de leurs domaines à des

seigneurs qui jouissaient de priviléges et d’immunités relativement à

ces mêmes taxes.

[32] Ayala, _Cron. de don Pedro_, año II, cap. XIV. — Catalogue

manuscrit des Behetrias ; Bibliothèque de l’Académie de l’Histoire.

[33] _Fuero real_, l. II, tit. 7, lib. IV. — Cfr. avec _Ordenamiento

de Alcalà_, l. I, tit. 21.

[34] _Cortes de Valladolid_, art. 56-58. — _Ord. de Prelados_, art.

17. — Ayala, p. 64.

[35] Notamment lors de la prise de Tolède. Ayala, II, cap. XVIII. —

A la fin du XVIe siècle, il y avait encore tant de musulmans dans les

provinces du nord de l’Espagne, qu’ils offraient à Henri IV une armée

de 80,000 hommes, s’il voulait les aider à secouer le joug sous lequel

ils gémissaient. Voyez _Mémoires du maréchal de La Force_, publiés par

M. le marquis de Lagrange, t. I, p. 219 et suiv.

[36] Les danses et les courses de cannes. Les Maures andalousiens

sont, je crois, les seuls musulmans qui aient eu des danses nationales

(_zambras_), où les deux sexes prenaient part.

[37] _Algarrabia_. On peut voir dans _El Conde Lucanor_ combien la

littérature arabe était répandue en Espagne au XIVe siècle.

[38] Don Farax, don Reduan, don Simuel, dans Ayala, passim. On doit

remarquer que Ayala n’accorde le _don_ qu’aux princes du sang, à

quelques riches-hommes très puissants, à certains grands officiers de

la couronne, enfin aux Maîtres des ordres militaires.

[39] En 1274, Mohamed II, roi de Grenade, fut armé chevalier par

Alphonse X. — Conde, _Hist. de los Arabes_, parte IV, cap. IX.

[40] _Cronica de don Alfonso XI_, p. 100-115. — Mariana, I, 707-713.

_Id._, I, 813.

[41] _Privilége de Val._, fol. 119 (Barcelone, 31 juillet 1350).

Manuscrit de la Bibliothèque de l’Académie de l’Histoire.

[42] Llorente, _Histoire de l’Inquisition_, I, 106.

[43] _Cortès de Val._, art. 24. Les mêmes mœurs existaient en France :

Une belle amie ot le prestre

Que il vestoit et bien et bel ;

Bonne cote ot et bon mantel, etc.

Voyez le fabliau du _Prestre qui ot mère a force_. Barbazan, III, p.

190. — Le mot de _barraganas_ (compagnes) n’avait rien de déshonorant

au moyen-âge. _Barragan_, au masculin, désignait un jeune cavalier, un

homme d’honneur. C’est le sens qu’a ce mot dans le _Romancero du Cid_.

La position des _barraganas_ rappelle celle des courtisanes grecques,

ἑταίραι, ou plutôt celle des _captives_ dans l’Iliade et les tragiques.

Tecmessa, dans Sophocle, dit : Ἴδετε τῆν ὁμευνέτην Ἀίαντος;

ὁμευνέτης se traduirait bien dans le vieux castillan par _barragana_.

[44] Yanguas, _Antigüedades de Navarra_, verbo _Bastardo_. La loi

des _siete partidas_ admet l’union temporaire avec des concubines,

_barraganas_, pour repeupler les terres abandonnées. Part. IV, tit.

XIV, l. 1 et 2.

[45] Cortès de Valladolid, art. I. _Orden. contra los ladrones y

malhechores_.

[46] _Cronica de don Alphonso XI_, p. 78. L’impossibilité de traduire

littéralement dans notre français moderne le castillan du XIVe siècle

m’a fait essayer d’employer la langue de Froissart dans ce passage et

quelques autres citations. J’ai conservé l’orthographe moderne pour ne

pas me rendre inintelligible à plaisir.

[47] V. _Cortes de Valladolid_, ord. de Prelados, art. 1, 2, 5.

[48] Ayala, _Cron. de don Pedro_, p. 8.

[49] Ayala, p. 12 (_Abreviada_).

[50] En 1329. _Cron. de don Alf. XI_, p. 166.

[51] E quando el rei ia fora do reino os officiaes de justiza e da

chancellaria ficavâm com ella como senhora do stado de Castella

et faziaô o que ella mandava... E como as mais das mulheres saô

naturalmente vâas e ambiciosas, moormente as daquelle stado de vida

errada, assi dava a mâo à beijar como senhora proprietaria do reino de

Castella.

_Chronicas dos reis de Portugal_, de Duarte Nunez do Liao, t. II, p. 95.

[52] _Bulario de Santiago_, 15 juillet 1350. — V. la note de M.

Llaguno, Ayala, p. 22.

[53] Ce nom est écrit diversement dans les manuscrits que j’ai eus sous

les yeux. Dans les chartes conservées aux archives d’Aragon, on voit

_Trestamera, Trastamera, Trastamena_. J’ai suivi l’orthographe usitée

aujourd’hui.

[54] Le fils aîné d’Alphonse X, Fernand de _la Cerda_, devait ce

surnom à un signe naturel recouvert de _soies_ qu’il avait entre les

deux épaules. Il mourut du vivant de son père, laissant deux fils, don

Alphonse et don Fernand, qui portèrent le même surnom. Don Sanche,

second fils d’Alphonse X, réclama le titre d’héritier présomptif du

trône de Castille, au préjudice des deux infants de la Cerda, ses

neveux et représentants de leur père. Ses intrigues, ses qualités

personnelles, l’arbitrage des rois de Portugal et d’Aragon, enfin,

une décision solennelle des cortès de Ségovie, en 1275, lui donnèrent

la couronne. Après quelques tentatives pour faire valoir ses droits,

l’infant don Alphonse de la Cerda consentit à une renonciation formelle

en 1305.

[55] Il fut assiégé par le roi dans son château de Lerma, et obligé de

se rendre à discrétion en 1335. _Cronica de don Alfonso XI_, p. 323.

[56] Petite province dépendant aujourd’hui du royaume d’Aragon. La

ville d’Albarracin, située au milieu d’âpres montagnes, était une des

plus fortes de l’Espagne. Ses seigneurs défendirent long-temps leur

indépendance contre les rois de Castille et d’Aragon.

[57] Plusieurs grandes villes, entre autres Saragosse et Valence,

ainsi qu’un nombre considérable de riches-hommes aragonais ou

valenciens avaient formé une ligue qu’on appela l’_Union_, pour se

garantir mutuellement leurs droits et leurs priviléges. Les Valenciens

réclamaient des institutions aussi libres que l’étaient alors celles

de la Catalogne et de l’Aragon. Tous les ligueurs, accusant le roi

de partialité pour ses sujets catalans, l’obligèrent à bannir de son

conseil don Bernal de Cabrera, son ministre, et ses plus fidèles

serviteurs, enfin, à reconnaître don Fernand pour son héritier, au

préjudice de sa propre fille. Quelque temps ils le retinrent prisonnier

dans les murs de Valence ; mais, pendant sa captivité, Pierre IV

eut l’art de gagner les principaux chefs de l’Union. Dès qu’il put

s’échapper, il se hâta de révoquer toutes les concessions qui lui

avaient été arrachées, et bientôt après détruisit la ligue en battant

complétement les rebelles à Épila.

[58] Don Pèdre était né à Burgos le 30 août 1333. — _Cron. de Alfonso

XI_, p. 269.

[59] _Torres y Tapia_, p. 65, t. II. _Cron. de Alcánt_.

[60] Rades, _Cronica de Alcántara_, p. 26, attribue en effet ce projet

extravagant à doña Léonor. Il me paraît évident qu’il ne fut qu’une

invention de ses ennemis ; car jamais dans la suite don Henri ne

chercha à faire valoir les droits qu’il aurait eus comme fils légitime

de don Alphonse. Cfr. avec _Torres y Tapia_, _Cron. de Alcántara_, t.

II, p. 70 et suivantes.

[61] Rades, _Cron. de Alcántara_, p. 26. Cfr. avec la _Cronica de

Santiago_ du même auteur, p. 45.

[62] Voici, d’après Ayala, les noms de quelques-uns des

grands-officiers de la couronne à l’avénement de don Pèdre :

Don Juan Nuñez de Lara, alferez-mayor (grand-porte-bannière) et

grand majordome ; — don Garci Laso de la Vega, grand-adelantade

(lieutenant-général) de Castille, en remplacement de Fernand Perez

Puerto Carrero, nommé grand-maître d’hôtel à la place du précédent ;

— Gutier Fernandez de Tolède, guarda-mayor, ou capitaine des gardes,

en remplacement de Lope Diaz de Almazan ; — Alonso Fernandez Coronel,

grand-échanson ; — Pero Suarez de Tolède, grand-chambellan ; — Pero

Suarez de Tolède, le jeune, repostero-mayor (maître d’hôtel) ; — Don

Fernand d’Aragon, adelantade de la frontière en remplacement de don

Fadrique (commandant-général des troupes sur la frontière de Grenade) ;

— don Fernand Manuel de Villena, adelantade de Murcie ; — don Juan

Alonso de Alburquerque, grand-chancelier et trésorier. — Le seigneur

de Villena, Garci Laso, et Alonso Coronel, étaient les créatures de

don Juan Nuñez. Les autres peuvent être considérés comme plus ou moins

ouvertement attachés à don Juan d’Alburquerque. Voyez Ayala, p. 17.

[63] Ayala, p. 67.

[64] Ayala, p. 20.

[65] Juillet 1350.

[66] Les revenus de cette place, un moment séquestrés, lui furent

rendus lors de sa soumission. Rades, _Cron. d’Alcánt._, 1, 18.

[67] _Id._, _ibid_. Ayala, p. 23.

[68] Ayala, p. 25.

[69] _Men_ paraît avoir été un titre honorifique particulier à quelques

provinces d’Espagne. Il correspond à notre _messire_, au _don_

castillan et à l’_en_ des Catalans, avec cette différence que _men_

précède un nom patronymique, tandis que _don_ et _en_ ne se mettent que

devant un prénom.

[70] Ayala, p. 26.

[71] _Cortes de Vall., ord. de Fijosdalgo_, art. 7.

[72] Pour plus de clarté, je joins ici le tableau de la descendance

d’Alphonse X :

Histoire de don Pèdre Ier, roi de Castille · 第 160 / 163 题