XXIII.

Un autre jour la gaieté des champs la saisit.

Le 4 juin.

«Flageolet, hautbois, grosse caisse, rossignols, tourterelles,

loriots, merles, pinsons, belle et grotesque symphonie du moment.

C'est, en l'honneur de la fête votive, la bruyante musique d'Andillac

qui retentit jusqu'ici et se mêle à celle des oiseaux. Au moins ne

manquons-nous pas de concerts dans nos champs; tu aimes ceux de Paris

sans pouvoir y aller toujours, et moi, sans y aller, je m'y trouve.

C'est de tous côtés, de tous les arbres, des voix d'oiseaux, et mon

charmant musicien, le rossignol de l'autre soir, chantant encore près

du noyer du jardin. Ce sont pour moi des charmes, des plaisirs que je

ne puis dire. Aussi quelqu'un me disait: «Vous êtes heureusement née

pour habiter la campagne.» C'est vrai, je le sens, et que mon être

s'harmonise avec les fleurs, les oiseaux, les bois, l'air, le ciel,

tout ce qui vit dehors, grandes ou gracieuses oeuvres de Dieu.»

Cours familier de Littérature - Volume 15 · 第 194 / 229 题