FRÉDÉRIC MONTENARD

A toi, le peintre exact des étés qui chauffent à blanc, et des ombres

couleur de pervenche, je dédie ce livre, parce que tu y retrouveras

quelques souvenirs de notre pays où ta bastide n’est pas loin de la

mienne, où la lumière et l’azur sont des réalités brutales, où l’ombre

est un rêve en vain désiré.

Tu retrouveras, dans ce petit livre, le potier notre voisin, le savetier

et le maçon de notre village, la culture ardente des immortelles,

inaltérables fleurs du souvenir, et cette histoire des deux étameurs,

bonne à réjouir des simples, des enfants, des villageois restés

candides.

Si tu veux essayer de lire, l’été, à l’ombre, emporte ce livre. C’est un

recueil d’histoires brèves, lecture facile à couper de petits sommes

rythmiques et doux, conseillers d’indulgence, et durant lesquels le

songe du lecteur satisfait achève et embellit les rêves du conteur...

* * * * *

Lis mon livre l’été, à l’ombre.

L'Été à l'ombre · 第 5 / 135 题