A toi, le peintre exact des étés qui chauffent à blanc, et des ombres
couleur de pervenche, je dédie ce livre, parce que tu y retrouveras
quelques souvenirs de notre pays où ta bastide n’est pas loin de la
mienne, où la lumière et l’azur sont des réalités brutales, où l’ombre
est un rêve en vain désiré.
Tu retrouveras, dans ce petit livre, le potier notre voisin, le savetier
et le maçon de notre village, la culture ardente des immortelles,
inaltérables fleurs du souvenir, et cette histoire des deux étameurs,
bonne à réjouir des simples, des enfants, des villageois restés
candides.
Si tu veux essayer de lire, l’été, à l’ombre, emporte ce livre. C’est un
recueil d’histoires brèves, lecture facile à couper de petits sommes
rythmiques et doux, conseillers d’indulgence, et durant lesquels le
songe du lecteur satisfait achève et embellit les rêves du conteur...
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Lis mon livre l’été, à l’ombre.