Mon cher directeur et ami,
Je crois de mon devoir d'apporter une rectification à l'article de M.
Julien Tinayre paru dans _L'Illustration_ du 17 octobre.
«Compiègne, pendant l'occupation allemande, y est-il dit, n'a presque pas
souffert, grâce au sang-froid et au courage de M. Martin, adjoint au
maire, et de M. Gabriel Mourey, conservateur du Palais.»
En ce qui me concerne, rien n'est moins exact. C'est à d'autres que
revient tout l'honneur du salut de la ville de Compiègne: d'abord à M. H.
de Seroux, adjoint délégué, dont la prudence, la fermeté et le dévouement
méritent notre admiration et toute notre reconnaissance; ensuite à M.
Lefèvre, qui a assumé et rempli avec un tact et une patience rares les
périlleuses fonctions de chef de la police municipale.
Quant à moi, je me suis simplement borné à protéger, du mieux que j'ai
pu, le Palais dont j'ai la garde...