20 octobre 1914.

Mon cher directeur et ami,

Je crois de mon devoir d'apporter une rectification à l'article de M.

Julien Tinayre paru dans _L'Illustration_ du 17 octobre.

«Compiègne, pendant l'occupation allemande, y est-il dit, n'a presque pas

souffert, grâce au sang-froid et au courage de M. Martin, adjoint au

maire, et de M. Gabriel Mourey, conservateur du Palais.»

En ce qui me concerne, rien n'est moins exact. C'est à d'autres que

revient tout l'honneur du salut de la ville de Compiègne: d'abord à M. H.

de Seroux, adjoint délégué, dont la prudence, la fermeté et le dévouement

méritent notre admiration et toute notre reconnaissance; ensuite à M.

Lefèvre, qui a assumé et rempli avec un tact et une patience rares les

périlleuses fonctions de chef de la police municipale.

Quant à moi, je me suis simplement borné à protéger, du mieux que j'ai

pu, le Palais dont j'ai la garde...

L'Illustration, No. 3739, 31 Octobre 1914 · 第 8 / 27 题