_Organisation du travail par la création de grandes associations
ouvrières._
Récompenses nationales accordées aux ouvriers laborieux et
intelligents.
_Réduction de tous les budgets et principalement de celui de la
guerre._
_Association pour rendre les derniers devoirs aux morts sans le
concours du clergé._
_Institution de crèches, écoles gardiennes, salles d’asiles_, bains,
lavoirs et chauffoirs publics, boucheries et boulangeries
économiques.
_Abolition de la peine de mort en matière politique et CRIMINELLE._
Tel doit être, selon moi, ajoutait l’orateur, l’ordre du jour de la
grande réunion M∴ qui aura lieu prochainement... VOULONS-NOUS
ÉCRASER L’INFAME ou le subir?» etc. etc.
On s’étonne quelquefois, au lendemain de certaines révolutions, de voir
se poser tout à coup, dans la presse et dans le pays, des questions
redoutables dont la masse du public ne se doutait pas la veille; par
exemple l’organisation du travail, après la révolution de février;
question qui fut traitée d’une façon si menaçante au palais du
Luxembourg, par l’assemblée des ouvriers, présidée par M. Louis Blanc,
et dont les journées de juin furent la suite; par exemple encore, la
séparation de l’école et de la religion, question que la Commune trancha
en chassant de partout les frères et les sœurs, en arrachant des écoles
les crucifix, etc.; mais ces questions, qui éclatent ainsi tout à coup,
s’agitaient depuis longtemps au sein des sociétés secrètes et des Loges
maçonniques; après s’être produites dans ces _laboratoires de révolution
et d’idées nouvelles_, dès qu’une occasion favorable se présente, elles
font explosion au dehors; l’active propagande des Loges les porte
partout; et puis, le _colosse aux mille têtes, aux cent mille bras_,
pousse aux élections, _nationales_, _provinciales_ et _municipales_, les
hommes en qui se personnifient ces idées. Ainsi se fait tout à coup cet
enlacement et _cette étreinte d’un pays_, dont nous parlait tout à
l’heure un orateur maçonnique. Puis enfin, à un moment donné, les
catastrophes éclatent. C’est ainsi que derrière les acteurs immédiats
des révolutions, il y en a d’autres, qui voyaient plus loin, et
travaillaient à de plus grandes profondeurs: ceux-là étaient les vrais
révolutionnaires, invisibles et cachés.