M. Bing possède également une série importante de dessins d'éventails:

Un oiseau et une araignée.

Une tige de nénuphar.

Un Japonais qui lit, couché à terre.

Des crevettes.

Une tortue et un poisson rouge dans un vase de cristal à la transparence

presque invisible.

Sur un papier crépon fait particulièrement pour les éventails, un

hochequeue sur une pierre où, d'un côté est une fleurette bleue, et de

l'autre côté une tige de plante couverte de neige. Éventail signé:

_Gwakiô rôjin Manji_ (Manji, vieillard fou de dessin), 1839-1840.

Cet éventail fait partie de ma collection.

Dans la collection Haviland se trouve un éventail représentant un coq qui

s'enlève de la manière la plus heureuse sur une poule blanche.

La collection Odon de Mussy contiendrait un certain nombre d'éventails.

Dans la collection de M. Ernest Hart, à Londres, le possesseur me signale

un éventail sur lequel est peint à la sépia un faisan, de la facture la

plus artistique.

Il est aussi passé, entre les mains de MM. Hayashi et Bing, un certain

nombre de dessins d'écrans, aujourd'hui dispersés et passés dans des

collections inconnues. Je citerai cependant chez M. Gillot un écran où se

voit le Fouzi-yama derrière un saule pleureur, et coupé par les mailles

de filets de pêche mis à sécher.

Parmi les paravents, je n'en citerai qu'un, qui est de la plus belle

qualité, et formé de deux panneaux (H. 170.--L. 80). Il représente, sur

le panneau de droite, la déesse Béntén planant au milieu des nuages; un

dessin très légèrement lavé d'aquarelle; sur le panneau de gauche, un

dragon largement enlevé à l'encre de Chine.

Ce paravent aux panneaux sur papier fait partie de la collection Blasini,

qui contiendrait des kakémonos et des makimonos intéressants.

Enfin, comme destination originale, le dessin d'une courtisane en train

d'arracher les cheveux blancs d'un Darma dont la tête fumante est

recouverte d'un mouchoir mouillé.

Kakémono ironique, enlevé par les rapides coups d'un pinceau chargé

d'encre de Chine, avec quelques tons de chair dans la tête du Darma.

Signé _Katsoushika Hokousaï Taïto_ (vers 1817).

H. 39.--L. 68.

Sait-on d'où vient cette curieuse pochade? De l'entre-deux d'épaules,

enlevé d'un pardessus appelé _haori_ au Japon, où l'on aime à avoir la

peinture d'un homme célèbre dans le dos, et qui se voit seulement au

moment où on le donne aux servantes pour l'accrocher?

Ce dessin, monté en kakémono, est possédé par M. Hayashi.

Hokousaï L'art japonais au XVII Siècle · 第 79 / 154 题