En 1835 Hokousaï illustrait le _Yéhon Sénjimon_, MILLE LETTRES ILLUSTRÉES,
un ancien ouvrage chinois entré dans l'éducation japonaise et dont la
traduction japonaise est donnée en regard du texte chinois.
Deux espèces de jolis culs-de-lampe: des enfants, dont l'un est sur le dos
de sa mère, en contemplation devant les ombres chinoises d'une lanterne,
et deux enfants entrevus sur une barque à moitié cachée par les nénuphars
d'un étang. A côté de ces culs-de-lampe, un beau dessin représente la
veuve de Kousounoki Masashighé, élevant en l'air le rouleau où est le
testament de son mari et arrêtant son fils au moment où il va se tuer.
En 1837, dans le _Nikkô sanshi_, GUIDE DE NIKKÔ, la montagne où sont
enterrés les premiers shôgouns de Tokougawa, un recueil de 5 volumes dont
l'illustration est due à la collaboration de plusieurs artistes, Hokousaï
publie deux paysages d'après la cascade de Riûdzou (tête de dragon): deux
grandes planches, où la fusée blanche de l'armature des arbres se détache,
d'une manière remarquable, sur le noir de la feuillée.