Il voudrait calmer la nature et dire à haute voix: «Je ne le ferai pas.»

Et alors se produit la chose la plus curieuse du monde. Des frissons

d’angoisse parcourent la nuit. Ce ne sont plus les petits flocons de

duvet qui pleuvent. Il entend autour de lui des froissements de petites

et de grandes ailes. Quelque chose s’enfuit on ne sait où, et ce qui

fuit effleure son visage, frôle ses vêtements et ses mains. Ce sont les

feuilles des arbres, les ailes des papillons, le chant des oiseaux. Il

comprend qu’au retour du soleil, tout son jardin sera dévasté, muet et

froid. L’aube se lève: il est presque étonné d’y voir encore les sombres

masses de feuillage. Il n’y manque pas un seul brin d’herbe. Ce n’est

pas le jardin qui s’est dénudé, c’est lui; il entre dans l’hiver, et son

courage de vivre l’abandonne.

«Bah, dit-il, ça passera comme tout passe. C’est trop d’histoire, en

vérité, pour un petit bout de fille!...»

Les liens invisibles · 第 25 / 41 题