[Résumé]
La Fondation UNDL (Universal Networking Digital Language) est
fondée en janvier 2001 à Genève (Suisse) pour développer et
promouvoir le projet UNL (Universal Networking Language).
Développé à partir de 1996 à Tokyo (Japon) sous l'égide de
l'Institute of Advanced Studies (IAS) de l'Université des Nations
Unies (UNU), le projet UNL est un projet de métalangage numérique
- ou interlangue - formant une passerelle entre une langue source
et une langue cible et offrant ainsi une solution aux problèmes de
communication posés par la barrière des langues. Comme expliqué en
2010 sur le wiki du projet en langue française, «l'UNL est une
langue artificielle créée pour prendre en compte les informations
et connaissances véhiculées par les langues humaines. Elle est
dotée de composantes lexicales, grammaticales et sémantiques,
comme les langues naturelles. Couplée à l'intelligence
artificielle, l'UNL facilite la communication entre l'homme et la
machine, et par le biais de la machine, entre tous les peuples
dans la langue maternelle de chacun.»
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L'UNL (Universal Networking Language) est un projet de métalangage
numérique pour l'encodage, le stockage, la recherche et la
communication d'informations multilingues.
Il s'agirait d'une interlangue formant une passerelle entre une
langue source et une langue cible et offrant ainsi une solution au
problème de communication posé par la barrière des langues.
L’UNL est développé à partir de 1996 sous l'égide de l'Institute
of Advanced Studies (IAS) de l'Université des Nations Unies (UNU)
à Tokyo (Japon) au sein de l’UNL Programme, un programme
international impliquant de nombreux partenaires dans plusieurs
communautés linguistiques.
En 1998, 120 chercheurs de par le monde travaillent sur un projet
plurilingue comportant seize langues (allemand, anglais, arabe,
brésilien, chinois, espagnol, français, hindou, indonésien,
italien, japonais, letton, mongolien, russe, swahili, thaï).
Au sein de l’IMAG (Institut d’informatique et de mathématiques
appliquées de Grenoble), le GETA (Groupe d’étude pour la
traduction automatique) participe à l’UNL Programme. Christian
Boitet, son directeur, explique en septembre 1998: «Il s'agit non
de TAO [traduction assistée par ordinateur] habituelle, mais de
communication et recherche d'information multilingue. Quatorze
groupes ont commencé le travail sur douze langues (plus deux
annexes) depuis début 1997. L'idée est de: (a) développer un
standard, dit UNL, qui serait le HTML du contenu linguistique; (b)
pour chaque langue, développer un générateur (dit
"déconvertisseur") accessible sur un ou plusieurs serveurs, et un
"enconvertisseur".»
Les applications possibles sont le courriel multilingue, les
informations multilingues, les dictionnaires numériques pour la
lecture des langues étrangères sur le web et enfin la traduction
automatique pour la navigation sur le web et la veille
informatique.
Quelles sont les perspectives? D’après Christian Boitet, «le plan
général est d'ouvrir le projet aux autres langues de l'ONU en 2000.
Il faudrait arriver à un état satisfaisant pour les douze autres
avant. Du point de vue politique et culturel, ce projet est très
important, en ce qu'il montre pour la première fois une voie
possible pour construire divers outils soutenant l'usage de toutes
les langues sur internet, qu'elles soient majoritaires ou
minoritaires. En particulier, ce devrait être un projet majeur
pour la Francophonie.»
Ce programme se poursuit ensuite sous l'égide de la Fondation UNDL
(Universal Networking Digital Language), créée en janvier 2001 à
Genève (Suisse) pour développer et promouvoir le projet UNL, en
partenariat avec les Nations Unies.
Comme expliqué en 2010 sur le wiki en langue française du projet,
«l'UNL est une langue artificielle créée pour prendre en compte
les informations et connaissances véhiculées par les langues
humaines. Elle est dotée de composantes lexicales, grammaticales
et sémantiques, comme les langues naturelles. Couplée à
l’intelligence artificielle, l’UNL facilite la communication entre
l’homme et la machine, et par le biais de la machine, entre tous
les peuples dans la langue maternelle de chacun. Notre première
tâche est de compléter le système UNL. Ensuite, le mettre au
service des toutes les nations.»