[Résumé]
Les premiers dictionnaires de langues en ligne sont d’un niveau
très moyen, mais il faut un début à tout et ils dépannent les
voyageurs. En 1994, Michael C. Martin, étudiant en physique, crée
d’abord une rubrique intitulée «Foreign Languages for Travelers»
sur le site de son université à New York. L'année suivante, il
lance Travlang, un site dédié à la fois aux voyages et aux langues,
nommé meilleur site de voyages en 1997. En août 1998, la section
«Foreign Languages for Travelers» permet d'apprendre les rudiments
de soixante langues sur le web. La section «Translating
Dictionaries» donne accès à des dictionnaires gratuits dans quinze
langues (afrikaans, allemand, danois, espagnol, espéranto, finnois,
français, frison, hollandais, hongrois, italien, latin, norvégien,
portugais, tchèque). Ces dictionnaires sont le plus souvent
sommaires et de qualité inégale. D’autres sections offrent des
liens vers des services de traduction, des écoles de langue, des
librairies multilingues, etc.
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Les premiers dictionnaires de langues disponibles sur le web -
tels ceux de Travlang - sont d’un niveau très moyen, mais il faut
un début à tout. Ils dépannent les voyageurs et fraient une voie
aux bons sites de dictionnaires qui suivront ensuite.
En 1994, Michael C. Martin, étudiant en physique, crée d’abord une
rubrique intitulée «Foreign Languages for Travelers» sur le site
de son université à New York, pour apprendre les langues sur le
web. Cette rubrique s'étoffe rapidement et rencontre un grand
succès. L'année suivante, il lance Travlang, un site dédié à la
fois aux voyages et aux langues, nommé meilleur site de voyages en
1997. Devenu chercheur en physique au Lawrence Berkeley National
Laboratory (Californie), Michael continue de gérer Travlang lui-
même.
En 1998, la section «Foreign Languages for Travelers» permet
d’apprendre les rudiments de soixante langues sur le web. La
section «Translating Dictionaries» donne accès à des dictionnaires
gratuits dans quinze langues (afrikaans, allemand, danois,
espagnol, espéranto, finnois, français, frison, hollandais,
hongrois, italien, latin, norvégien, portugais, tchèque). Ces
dictionnaires sont le plus souvent sommaires et de qualité inégale.
D’autres sections offrent des liens vers des services de
traduction, des écoles de langue, des librairies multilingues, etc.
On peut également réserver son hôtel, sa voiture ou son billet
d’avion, s’informer des taux de change ou encore consulter un
index de 7.000 liens vers d’autres sites de langues et de voyages.
Michael C. Martin écrit en août 1998: «Je pense que le web est un
endroit idéal pour rapprocher les cultures et les personnes, et
ceci inclut d'être multilingue. Notre site Travlang est très
populaire pour cette raison, et les gens aiment le contact avec
d'autres parties du monde. (...) L'internet est vraiment un outil
important pour communiquer avec des gens avec lesquels on n'aurait
pas l'occasion de dialoguer autrement. J'apprécie vraiment la
collaboration générale qui a rendu possibles les pages de Foreign
Languages for Travelers.»
En ce qui concerne l’avenir, «je pense que les traductions
intégrales informatisées vont devenir monnaie courante, et
qu'elles permettront de communiquer à la base avec davantage de
gens. Ceci aidera aussi à amener davantage l'internet au monde non
anglophone.»
Travlang est acquis en février 1999 par la société
GourmetMarket.com, puis racheté en janvier 2000 par la société
iiGroup. En juillet 2000, le site compte 2 millions de visiteurs
par mois. C’est l’époque où on commence à trouver de bons
dictionnaires sur l’internet… mais sur d’autres sites, Travlang
étant devenu commercial à 200%, dans le pire sens du terme, est
désormais uniquement axé sur les voyages.