IV

Et plus tard enfin, une nuit,

Rongé de fatigue et d'ennui,

J'ai vu cette ange de détresse.

Mais lors, pour la dernière fois,

J'entendis sa mourante voix

Qui me dit: «J'étais ta Jeunesse!»

L'eau la berçait comme un beau lis.

Sur sa gorge aux tons appâlis

Du sang se mêlait à l'ivoire,

Et je vis celle que j'aimais

S'enfoncer morte et pour jamais

Sous les flots verts de la mer Noire.

Mont-Riant, 18 Février 1865.

Contes et poésies de Prosper Jourdan: 1854-1866 · 第 101 / 212 题