A MA MÈRE MALADE

Ces trois fleurs, ma pauvre mère,

Font un bouquet bien petit;

Mais au Christ, que ta main chère

A pendu près de ton lit,

Leur nombre est une prière.

Il commence par la Foi

Et finit par l'Espérance;

Ainsi, nous prions pour toi,

Tous les trois d'intelligence:

Mon père, mon frère et moi.

Triste ou gai, le temps s'efface,

La neige s'évanouit

Au premier soleil qui passe.

Pour nos peines, vienne ainsi

Quelque beau jour qui les chasse.

Mont-Riant, 5 Février 1861, jour de Sainte-Agathe.

Contes et poésies de Prosper Jourdan: 1854-1866 · 第 79 / 212 题