XXV. «Je vous dis en vérité qu’en tant que vous avez fait ces choses à
l’un de ces plus petits de mes frères, vous me les avez faites.» Bases
d’une activité évangélique.
_Saint Marc_, IX, 40-41: «Quiconque vous donnera un verre d’eau...»
X, 6: «Mais au commencement de la création Dieu ne fit qu’un homme et
qu’une femme...»
XII, 41-44. Offrande de la veuve.
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Pourquoi tient-on à la liberté intellectuelle ou de conscience? En quoi
est-elle un bien en soi? Il me semble que, même vue du point de vue du
sceptique, elle devrait apparaître comme le plus grand des maux, comme
un mal dont il faut s’accommoder si on ne peut pas faire autrement, s’il
apparaît vraiment irrémédiable, mais dont on devrait être enchanté
d’être débarrassé, si quelqu’un vous en offrait la possibilité. La
liberté intellectuelle, c’est-à-dire le droit de croire n’importe quoi.
Cela revient à mettre toutes les idées sur le même plan, à admettre en
principe que tout ce que les autres pourront imaginer de différent de ce
que vous croyez aura autant de chances d’être vrai que ce que vous avez
choisi. Alors comment osera-t-on encore dire qu’on croit à ce qu’on
prétend croire? Quel sens aura cette croyance? Comment osera-t-on y
tenir comme à quelque chose? Nous savons bien pourtant, par l’exemple
des mathématiques, que la vérité est une contrainte, qu’elle consiste
essentiellement en ceci que le contraire ne peut en être cru.
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Le réformisme chrétien n’est pas quelque chose de pur, mais un effet
seulement, le produit du conflit entre la tendance évangélique et un
tempérament social.
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Le prosélytisme chrétien:
A. Fatalité du prosélytisme. Impossible de ne pas vouloir communiquer la
vérité quand on la tient.
B. Nature véritable du prosélytisme chrétien: effort d’un individu sur
un individu. Seule forme enseignée, préconisée.
C. Mais pente fatale et naturelle: pour aller plus vite, pour obtenir
des résultats d’ensemble, recourir aux moyens que l’on voit réussir aux
mains des autres, aux moyens politiques. Toutes les nuances de l’action
politique, depuis l’Inquisition jusqu’à l’élection du député bien
pensant. Le cléricalisme.