Vierge, à qui le calice à la liqueur amère
Fut si souvent offert,
Mère, que l’on nomma la douloureuse mère,
Tant vous avez souffert!
Vous, dont les yeux divins sur la terre des hommes
Ont versé plus de pleurs
Que vos pieds n’ont depuis, dans le ciel où nous sommes,
Fait éclore de fleurs.
Vase d’élection, étoile matinale,
Miroir de pureté,
Vous qui priez pour nous, d’une voix virginale,
La suprême bonté;
A mon tour, aujourd’hui, bienheureuse Marie,
Je tombe à vos genoux;
Daignez donc m’écouter, car c’est vous que je prie,
Vous qui priez pour nous.