II

Qu’elle était belle, ma nouvelle résidence! Une blanche et grande maison

aux chambres décorées de tableaux, pleines de meubles riches... Aucun

recoin d’ombres, partout le soleil pouvait entrer à flots et se jouer

sur les couleurs éclatantes et variées des tentures et des ornements...

Et tout autour, des parterres et des fleurs à profusion, du feuillage

sans fin! Et puis, j’étais traitée comme un membre de la famille. Tous

m’aimaient et me caressaient... Ils ne me donnèrent pas un nouveau nom,

mais me conservèrent celui que j’avais et qui m’était si cher à cause de

ma mère. Elle m’avait appelée: Élise Machère. Elle avait pris ce nom

dans un cantique; sans doute les Gray, mes nouveaux maîtres,

connaissaient ce cantique et trouvaient que c’était un beau nom.

Mme Gray, d’une trentaine d’années, était aussi belle et douce qu’on

peut imaginer, et Saddie, sa fille, qui avait dix ans, lui ressemblait à

la perfection; c’était son image même, seulement plus frêle et plus

petite, avec des tresses brunes dans le dos et des jupes courtes.

Il y avait encore le baby d’un an, gros et replet qui m’aimait beaucoup

et ne se lassait pas de me tirer la queue, de m’enserrer de ses bras et

de rire de ces innocentes plaisanteries... M. Gray, enfin, était un bel

homme, maigre et grand, un peu chauve, alerte et vif dans tous ses

mouvements, décidé, froid, avec une figure comme taillée au ciseau qui

étincelait et brillait comme de la glace. C’était un savant renommé. Je

ne sais pas ce que veut dire ce mot, mais ma mère s’en serait

certainement servie avec adresse; avec ça, elle aurait su couvrir de

confusion un terrier et fait sauver de honte un bouledogue. Mais ce

n’était pas encore là le plus beau mot: le meilleur était assurément

celui de «laboratoire»... Ma mère aurait pu en faire un Trust avec

lequel il lui aurait été facile de rendre malade toute une meute de

chiens courants. Le laboratoire, ce n’était ni un livre, ni un tableau,

ni un long discours, comme affirmait le chien de l’avocat, notre voisin,

non, non, ce n’était pas de «l’art oratoire», c’était tout autre chose;

c’était une chambre remplie de bocaux, de bouteilles, d’ampoules et de

bâtons de verre, de machines de toutes sortes. Chaque semaine, des

savants y venaient, s’asseyaient là, faisaient marcher des machines,

discutaient et faisaient ce qu’ils appelaient des expériences et des

découvertes. J’assistais souvent à ces réunions et je me tenais bien

tranquille pour écouter et pour essayer d’apprendre quelque chose en

souvenir de ma mère et par amour pour elle, quoique ce fût terriblement

pénible pour moi... Du reste, je n’y gagnai rien du tout; malgré mes

plus intenses efforts d’attention, je n’arrivai jamais à démêler de quoi

il était question.

D’autres fois, je demeurais couchée et dormais aux pieds de la maîtresse

de maison dans son boudoir; elle se servait de moi comme d’un tabouret

et savait que cela m’était agréable comme une caresse.

A d’autres heures, j’allais passer un moment dans la chambre des

enfants, d’où je sortais bien secouée et heureuse. Je surveillais aussi

le berceau du Baby pendant qu’il dormait et que la nourrice s’absentait

une minute hors de la chambre. Et puis, je courais et galopais à travers

les pelouses et le jardin avec Saddie jusqu’à ce que nous fussions

exténuées, et alors je dormais sur l’herbe à l’ombre d’un arbre pendant

qu’elle lisait. J’avais aussi le plaisir d’aller voir souvent les chiens

du voisinage. Il y en avait plusieurs très gentils tout près de nous, en

particulier un setter irlandais frisé, gracieux, beau et galant qui

s’appelait Robin Adair; c’était un protestant comme moi et il

appartenait au pasteur écossais.

Les domestiques de notre maison avaient beaucoup d’égards et d’affection

pour moi; aussi, ne peut-on imaginer une vie plus enchantée que la

mienne. Il ne pouvait pas y avoir au monde une chienne plus heureuse que

moi, ni plus reconnaissante... Je dis ceci pour moi seule, mais c’est

l’exacte vérité. Je tâchais de mon mieux à faire tout ce qui était bien

et juste pour honorer la mémoire de ma mère et ses leçons et aussi pour

apprendre à goûter le bonheur qui m’arrivait.

Sur ces entrefaites, arriva mon petit chien, et alors mon bonheur

dépassa la mesure...

Ce petit être était bien la plus chère petite chose possible... Il était

si fin, doux, velouté, ses drôles de petites pattes étaient si

maladroites, ses yeux si tendres et sa figure si douce et innocente!!!

Et comme je fus fière de voir à quel point les enfants et leur mère

l’aimaient, l’adoraient et s’exclamaient à toutes les choses

merveilleuses qu’il faisait! Oh! la vie était trop, trop belle!!!

Vint l’hiver. Un jour, j’étais installée dans la chambre des enfants,

c’est-à-dire je dormais sur le lit. Le Baby dormait aussi dans son

berceau qui se trouvait à côté du lit, entre celui-ci et la cheminée.

C’était une sorte de berceau qui était couvert d’une grande tenture

faite d’une étoffe excessivement légère. La nourrice était sortie et

nous dormions tous les deux seuls. Je suppose qu’une étincelle jaillit

du feu de la cheminée et tomba sur ce tissu. Mais tout demeurait

parfaitement calme. Soudain, un cri du Baby m’éveilla et je vis l’étoffe

qui brûlait avec de grandes flammes s’élevant jusqu’au plafond. Avant de

penser à rien, dans ma frayeur, je sautai sur le plancher... et, en une

demi-seconde, j’étais près de la porte. Mais durant l’autre

demi-seconde, les dernières paroles de ma mère m’étaient revenues et je

grimpai de nouveau sur le lit. J’avançai la tête à travers les flammes

qui entouraient le berceau et attrapai le Baby par ses langes avec mes

dents; je le soulevai et nous retombâmes tous les deux à terre au milieu

d’un nuage de fumée... Je le saisis de nouveau et traînai la petite

créature gémissante jusqu’à la porte du hall... Je me disposais à aller

encore plus loin, tout excitée, contente et fière, quand la voix du

maître s’éleva:

--Hors d’ici, sale bête!

Je fis un bond pour lui échapper, mais il était terriblement agile et il

me poursuivit furieusement à coups de canne... Je cherchai à m’esquiver

de plusieurs côtés, tout effrayée; mais à la fin sa canne retomba sur ma

patte gauche de devant, je criai et tombai sur le coup... La canne

relevée allait s’abattre encore sur moi, mais elle resta en l’air, car à

ce moment la nourrice criait d’une voix désespérée: «Au feu! Au feu!»

Le maître courut dans la direction de la chambre et je pus sauver mes

os.

Ma douleur était cruelle, mais n’importe, il ne me fallait pas perdre de

temps. Aussi marchai-je sur trois jambes jusqu’à l’extrémité du hall où

il y avait un petit escalier noir qui conduisait à un grenier où l’on

avait mis toutes sortes de vieilles caisses, et où l’on allait très

rarement. Avec de grands efforts, j’y grimpai et cherchai mon chemin

dans l’obscurité, jusqu’à l’endroit le plus caché que je pus trouver.

C’était stupide d’avoir peur à cet endroit, mais je ne pouvais m’en

empêcher; j’étais encore si effrayée que je me retenais de toutes mes

forces pour ne pas gémir, quoique c’eût été si bon de pouvoir le faire!

Cela soulage tant de se plaindre! Mais je pouvais lécher ma jambe et

cela me fit du bien.

Pendant une demi-heure il y eut du bruit dans les escaliers, des bruits

de pas et des cris, puis tout redevint tranquille. Ce ne fut que pour

quelques minutes, mais mes craintes commençaient à décroître et cela

m’était un grand soulagement, car la peur est bien, bien pire que le

mal... Mais, tout à coup, j’entendis une chose qui me glaça d’épouvante:

on m’appelait! On m’appelait par mon nom! On me cherchait!

La distance étouffait un peu le bruit des voix, mais cela ne diminuait

pas ma terreur... Ce fut bien le plus terrible moment que je passai de

ma vie. Les voix allaient et venaient, en haut, en bas de la maison, le

long des corridors, à travers les chambres, à tous les étages, depuis la

cave jusqu’aux mansardes, partout. Puis je les entendis encore au

dehors, de plus en plus lointaines.. Mais elles revinrent à nouveau et

retentirent à travers toute la maison... et je pensais que jamais,

jamais plus elles ne s’arrêteraient. A la fin, pourtant, elles

cessèrent, mais ce fut seulement plusieurs heures après que le vague

crépuscule du grenier eut été remplacé par les ténèbres profondes.

Alors, dans le silence exquis de l’heure, mes frayeurs commencèrent à

tomber peu à peu et je pus enfin m’endormir en paix. Je pus goûter un

bon repos, mais je m’éveillai avant le retour du jour. Je me sentais

beaucoup mieux et je pus réfléchir à ce qu’il y avait à faire. Je fis un

très bon plan qui consistait à me glisser en bas, descendre les

escaliers jusqu’à la porte de la cave, sortir prestement et m’échapper

lorsque le laitier viendrait pour apporter la provision du jour... Alors

je me cacherais toute la journée aux environs et partirais la nuit

suivante... Partir, oui, partir pour n’importe quel endroit où l’on ne

me connaîtrait pas et d’où l’on ne pourrait me renvoyer à mon maître. Je

me sentais déjà plus contente, lorsqu’une soudaine pensée m’envahit:

quoi! que serait la vie sans mon petit!

Ce fut un désespoir infini!

Il n’y avait plus rien à faire! Je le vis clairement. Il me fallait

rester où j’étais, demeurer et attendre... et accepter ce qui

arriverait, tout ce qui pourrait arriver... ce n’était pas mon affaire.

C’était la vie. Ma mère me l’avait dit...

Alors, oh! alors! les appels recommencèrent! Et toute ma peine revint.

Je ne savais pas ce que j’avais pu faire pour que le maître fût si

emporté et irrité contre moi; aussi jugeai-je que ce devait être une

chose incompréhensible pour un chien, mais épouvantablement claire pour

un homme.

On m’appela et on m’appela, pendant plusieurs jours et plusieurs nuits,

il me sembla du moins. Ce fut si long que la faim et la soif

commençaient à me torturer et à me rendre folle... je me sentais devenir

très faible. En ces occasions, dormir est un grand soulagement; je

dormis donc beaucoup. Une fois, je m’éveillai en proie à une grande

frayeur: il me semblait que les voix qui m’appelaient étaient là toutes

proches, dans le grenier même... Et c’était vrai! C’était la voix de

Saddie. Elle pleurait en répétant mon nom, la pauvre petite, et je pus à

peine en croire mes oreilles, ma joie fut trop forte quand je l’entendis

dire: «Reviens, oh! reviens et pardonne-nous. Tout est si triste sans

notre chère...»

Je l’interrompis d’un aboiement plein de reconnaissance et, le moment

d’après, Saddie, tout en trébuchant à travers les vieilleries du

grenier, appelait tout le monde en criant de toutes ses forces:

--Elle est trouvée! Elle est trouvée!

Les jours qui suivirent furent radieux, tout à fait radieux!

Mme Gray et tous les domestiques ne me gâtaient plus, mais m’adoraient

littéralement. Jamais mon lit ne leur paraissait assez moelleux et ma

nourriture assez choisie... Il n’y avait pas de gibier, de délicatesse,

de friandise, de primeur dont on ne voulût que je prenne ma part. Tous

les jours on entretenait les visiteurs et les amis de mon

héroïsme--c’était le nom de ce que j’avais fait et qui doit signifier

quelque chose comme agriculture. Je me souviens que ma mère l’avait

sorti un jour devant toute une meute et l’avait ainsi expliqué, mais

elle n’avait pas dit ce que signifiait agriculture, sauf que c’était

synonyme d’incandescence... Ainsi, une douzaine de fois par jour, Mme

Gray et Saddie racontaient aux nouveaux venus que j’avais risqué ma vie

pour sauver le Baby, elles montraient nos brûlures comme preuves; je

passais de main en main et l’on me caressait, tandis que la fierté

brillait dans les yeux de mes maîtresses. Et puis, quand les visiteurs

demandaient pourquoi je boitais, elles paraissaient tout honteuses et

changeaient de sujet, mais lorsqu’on insistait et qu’on posait d’autres

questions, il me semblait voir leurs yeux se voiler, comme si elles

allaient pleurer.

Et tout cela était loin de n’être qu’une vaine gloire; mais lorsque les

amis du maître revinrent, une vingtaine de gens des plus distingués, on

m’amena au laboratoire et ils discutèrent sur moi comme si j’étais une

créature inconnue. Un d’entre eux dit qu’il était merveilleux de voir,

en un animal muet, une telle preuve d’instinct et que c’était presque de

l’esprit. Mais le maître répondit avec véhémence:

«Il s’agit bien d’instinct! Il faut appeler cela de la RAISON. Combien

d’hommes destinés à aller, avec vous et moi, dans un monde meilleur,

montrent moins de véritable intelligence que ces stupides quadrupèdes

destinés à périr!»

Il rit et continua: «Quoi donc! Je suis loin d’être ironique.

Regardez-moi: avec toute mon intelligence, la première chose que j’aie

été capable de supposer fut que la chienne était devenue enragée et

allait détruire l’enfant... Vous parlez de l’intelligence des bêtes?

c’est de la _raison_, vous dis-je, car savez-vous bien que le Baby

serait infailliblement mort?»

Ils discutèrent longtemps, et j’étais le centre et le sujet de tous ces

discours. Ah, comme j’aurais voulu que ma mère pût connaître tous ces

honneurs qui m’advenaient! Qu’elle en aurait été fière!

Ils causèrent ensuite d’optique--comme ils disaient--et discutèrent la

question de savoir si une certaine blessure au cerveau pourrait produire

la cécité ou non, mais ils ne purent s’entendre là-dessus et convinrent

qu’il y avait lieu de faire l’expérience plus tard. Ils parlèrent

ensuite des plantes, ce qui m’intéressait beaucoup, parce que, dans

l’été, Saddie et moi avions semé des graines: je lui avais aidé à

creuser de petits trous et, quelques jours après, une petite pousse

verte était apparue à l’endroit des trous. Cela était tout à fait

merveilleux mais c’était parfaitement arrivé, et j’aurais bien voulu

pouvoir parler pour montrer à tous ces gens combien j’en savais long sur

ce sujet et à quel point cela m’intéressait. Par contre, je me souciais

fort peu d’optique. C’était ennuyeux comme la pluie, et quand ils y

revinrent et agitèrent encore la question, je m’en allai et m’endormis.

Bientôt après, ce fut le printemps tout ensoleillé, tendre et doux. Ma

maîtresse et les enfants après nous avoir caressés mon petit et moi et

fait leurs adieux, allèrent en visite chez un de leurs parents. Le

maître ne nous tenait pas compagnie pendant ce temps-là, mais nous

jouions tous les deux, et les domestiques étaient bons et tendres pour

nous, de sorte que nous étions heureux en comptant les jours qui nous

séparaient du retour de nos maîtresses.

Un de ces jours-là, ces messieurs vinrent encore au laboratoire et

dirent qu’il était temps de faire l’expérience; ils prirent mon petit

avec eux. Je les suivis en trottinant sur mes trois jambes, heureuse et

fière, car toute attention à mon petit était un plaisir pour moi,

naturellement. Ils discutèrent encore et firent des expériences, mais,

tout à coup mon petit cria et ils le laissèrent tomber par terre; il

trébucha de tous côtés, la tête ensanglantée, tandis que le maître

tapait des mains en criant:

--J’ai gagné, avouez-le; il est aussi aveugle qu’une chauve-souris.

Et tous dirent:

--Oui, vous avez prouvé la vérité de votre théorie et l’humanité

souffrante a, dès maintenant, contracté envers vous une grande dette.

Ils l’entouraient, lui serraient les mains avec effusion et le

félicitaient chaleureusement.

Mais je ne vis ni n’entendis tout cela qu’à peine, car j’avais couru

vers le cher petit être, je m’étais couchée tout contre lui et léchais

son sang... Il mit sa tête près de la mienne et se mit à gémir

doucement, mais je sentis dans mon cœur que ce lui était un grand

soulagement dans sa douleur et son angoisse de sentir les caresses de sa

mère, quoiqu’il ne pût plus me voir.

Puis il s’abattit bientôt, et son petit nez rose resta aplati contre le

plancher, et il resta là, sans plus bouger du tout.

Peu après, le maître s’arrêta de parler, sonna le valet de pied et lui

dit:

--Allez l’enterrer dans un coin éloigné du jardin. Et il continua à

discuter.

Je suivis le domestique, heureuse et reconnaissante, car je comprenais

que mon petit ne souffrait plus maintenant parce qu’il était endormi. Le

valet alla jusqu’au bout le plus éloigné du jardin, à l’endroit où les

enfants et la nourrice avaient l’habitude de jouer en été, à l’ombre

d’un grand ormeau... Le valet creusa là un trou profond et je vis qu’il

allait planter mon petit. Je fus très heureuse, parce qu’il viendrait

sûrement à cet endroit un grand et beau chien comme mon ami Robin Adair,

et ce serait une très belle surprise pour le moment où mes maîtresses

reviendraient. Aussi, essayai-je d’aider à l’homme, mais ma pauvre jambe

blessée n’était pas bien bonne et plutôt raide. Quand l’homme eut fini

et eut recouvert mon petit Robin, il me caressa la tête, et il y avait

des larmes dans ses yeux quand il me dit: «Pauvre chienne, toi, tu as

_sauvé son_ enfant!»

* * * * *

..... J’ai attendu deux semaines entières et il n’a pas poussé!

Ces derniers jours, une crainte m’est venue. Je pense qu’il y a quelque

chose de terrible dans tout cela. Je ne sais pas ce que c’est, mais la

frayeur me rend malade, et je ne puis rien manger, quoique les

domestiques m’apportent tout ce qu’ils ont de meilleur. Ils me caressent

et même viennent le soir auprès de moi, ils pleurent et me disent:

«Pauvre chère bête, abandonne tout cela et viens avec nous à la maison;

ne nous brise pas le cœur!»

Tout cela me terrifie encore davantage et me convainc que quelque chose

a dû arriver.

Je suis très faible. Depuis hier, je ne puis plus me tenir sur mes

pieds. Et maintenant, à l’heure où le soleil disparaît et où la nuit

glacée monte, les domestiques disent entre eux des choses que je ne puis

comprendre, mais qui versent quelque chose de froid en mon cœur:

«Ces pauvres dames! Elles ne se méfient de rien! Elles vont rentrer un

matin, elles demanderont tout de suite la chère créature qui a été si

brave et courageuse... et qui de nous aura la force de leur dire:

«L’humble petite bête s’en est allée où vont les bêtes qui meurent!»

Le Legs de 30.000 dollars et autres contes · 第 25 / 80 题