Christ est la pierre, & sur icelle est edifiee l’Eglise.
Enfans.
Ro. viii.
Si nous sommes enfans de Dieu, nous sommes aussi les heritiers, &
coheritiers de Jesus Christ, voire si nous souffrons avec luy, afin que
nous soyons aussi ensemble glorifiez.
Vives.
Ceux qui se mettent en devoir de reconsilier paix avec les hommes, sont
appellez enfans de Dieu, tesmoins de Jesus Christ: au contraire ceux qui
s’efforcent de rompre la Charité sont enfans de sathan.
Arist.
Aristote tient que le cry aux enfans leur est utile, par ce qu’il donne
accroissance, dilate la poitrine, & donne force aux membres interieurs.
Patr.
Il est trop meilleur ne point jamais avoir enfans, & en estre
perpetuellement privé, que d’en avoir de mal complectionnez.
Patr.
Un enfant est loué par sa simplesse, un jouvenceau par sa benignité, un
ancien par sa gravité.
Clerb.
Si tu ayme tes enfans, fay qu’ils soient bien apprins & endoctrinez en
bonnes meurs: car c’est le plus grand thresor que tu leur puisse
acquerir.
Patr.
Enfans perdus, sont ceux qui corompus de vices & voluptez, perdent les
biens de l’ame, ne vacquent à aucun art, s’adonnent à lascheté &
paresse, avec gens oisifs & mal vivans.
Silenn.
C’est un grand bien que de naistre, & le plus grand bien apres, de
mourir.
Eloquence.
Patri.
Eloquence conjoincte avec raison & sagesse reprend les vices: faict les
effeminez & paresseux, forts & audacieux: elle peut appaiser un peuple
esmeu & en fureur, & luy donner courage quand il est en craincte.
Equalité.
Patric.
Equalité entre Bourgeois rend la communauté stable & de longue duree:
entretient concorde & amitié.
Escriptures.
Vives.
Les Escriptures sainctes doivent estre receues en notre esprit avec
devotion et reverence.
Ennemis.
Agis.
Agis disoit qu’il ne falloit point demander combien estoient les
ennemis: mais ou ils estoient pour combatre.
Envie.
Cicero.
Envie est tristesse, & fascherie de la prosperité d’autruy.
Euseb.
Celuy qui porte envie à un homme de bien, qui faict bien, il porte envie
à la republicque, et à soy-mesme.
Arist.
Ainsi que la roüillure mange le fer: aussi envie mange les envieux.
Patric.
Envie a de coustume de troubler les excellens & vertueux.
Patric.
Envie est celle qui se resjoüit du mal d’autruy, & se deult de la
prosperité des gens de bien & vertueux.
Patri.
Envie est contraire à amitié.
Solon.
Envie abrege les jours de l’homme: elle ne veut bien à nul, & se
tourmente soy-mesme.
Caton.
On n’a point d’envie sur celuy qui modestement use de sa fortune.
Cicero.
Envie est un plus grand mal contre nature que la mort.
Perian.
Ne porte point envie à aucun, ains plustost prens peine d’ensuivre ceux
qui font bien.
Envieux.
Salust.
Le propre d’un envieux est desirer qu’il n’advienne bien à aucun.
Salust.
C’est une tache de tout temps, de porter envie à vertu.
Statio.
Un envieux est triste & melancholique quand les affaires d’autruy
prosperent.
Pytha.
Il n’est rien qui donne plus grand argument de la mauvaise & perverse
volonté de l’homme, que de se resjouir & mocquer de l’adversité
d’autruy.
Chilo.
Ne sois envieux des richesses d’autruy, qui sont transitoires.
Arist.
C’est une chose malaisee, d’eviter les yeux des envieux.
Bion.
Bion voyant un envieux qui avoit la face basse & enclinee, dit, O quel
grand mal est advenu à celuy, ou grand bien à un autre.
Patric.
La felicité d’autruy est poison aux envieux, ils n’ont plaisir que quand
ils jettent leur venin sur autruy.
Theop.
Les envieux ne se resjoüiront tant de leurs propres biens, comme des
dommages & incommoditez d’autruy.
Solon.
Ne sois point envieux sur les biens d’autruy, mais prens peine d’en
acquerir avec contentement, & lors envie cessera.
Chil.
Ne sois point envieux, ains te resjoüis avec un chacun par bonne amitié:
car ceux qui sont envieux vivent en indigence, & ceux qui vivent en
amitié abondent en grandes richesses.
Esperance.
Thal.
Esperance est la confusion des chetifs & miserables, lesquels quand
n’ont plus de moyens, vivent en esperance.
Patric.
Esperance est le songe de ceux qui veillent.
Dona.
Esperance & crainte, sont les deux passions des choses advenir.
Socrat.
La femme sans masle, & la bonne esperance sans travail, ne peuvent
engendrer chose bonne.
Socra.
La mauvaise esperance se conduit en erreur & plaisir.
Demo.
L’esperance des sages n’est point vaine, mais celle des fols est nulle.
S. Aug.
Ainsi que par esperance nous sommes sauvez: aussi par esperance sommes
pour estre bien heureux.
Senec.
L’esperance est le dernier refuge des adversitez.
Plaut.
Plustost adviennent les choses esperees, que non esperees, & souvent
quand adviennent nous les mesprisons.
Perian.
Espere tousjours bien regler ta vie avec l’esperance d’avoir des biens
en abondance.
Ovid.
Ou est la plus grande esperance de jouissance, là est le plus grand
desir de luxure.
Esprit.
Eccle.
L’esprit vient de Dieu, & retourne à celuy qui l’a creé.
Rom.
Celuy qui cognoist les oeuvres, cognoist les affections de l’esprit.
Perian.
C’est une chose tranquille, que le repos de l’esprit.
Cicero.
Il est necessaire que ton esprit soit sain, si tu veux que ton corps le
soit.
Quin.
Celuy à qui l’esprit deffaut, l’entendement ne luy profite non plus que
bonne culture aux champs steriles et sablonneux, lesquels combien qu’ils
soient cultivez & labourez soigneusement, toutesfois ne rapportent point
(ou que bien peu) de fruits.
Quin.
Par continuel exercice la dureté de l’esprit se peut vaincre.
Quin.
Il n’est homme si lourd d’entendement, & d’esprit, qui par continuel
exercice ne comprenne quelque science.
Exercice.
Patric.
L’exercice du corps est utile, & necessaire au corps: paresse hebete le
corps, industrie le consolide, & le rend plus ferme et allegre.
Demo.
Par exercice continuel, l’homme devient plus habille & leger.
Demo.
Il y a plus d’hommes qui deviennent bons par exercice que par nature.
Quin.
Exercice est le gouverneur & maistre de toutes choses.
Cicero.
En quelque discipline que ce soit, les preceptes n’ont point d’effect
sans exercice.
Estat.
Patric.
Trop grand estat & superfluité d’accoustremens, est cause de la ruine
d’une maison.
Familiarité.
Ter.
Trop grande familiarité souvent engendre mespris.
Femme.
Euseb.
La femme est une creature que Dieu a creé pour la compagnie de l’homme.
Patric.
Femme est un nom de dignité, & non de volupté, l’homme doit desirer &
tenir sa femme pour sa compagnie, & non pour le contentement de ses
plaisirs.
Juven.
Il n’y a creature qui ayme plus vengeance que la femme: & si sa force
respondoit à son courage, elle feroit souvent grand trouble.
Platon.
C’est l’office de la femme de gouverner soigneusement la famille en
l’absense du mary, & luy obeir en toutes choses.
Pythag.
Si tu es marié retien tousjours la seigneurie & domination sur ta femme,
afin que par trop grande liberté & licence, elle ne te vueille
surmonter.
Patric.
C’est l’office du mary d’enseigner sa femme en bonnes moeurs, & ne la
doit injurier, menacer ou battre. Car le naturel de la femme est qu’elle
s’endurcit aux coups, elle en devient pire, & quand elle se trouve avoir
l’opportunité, elle s’en donne à son plaisir, se persuadant par tel
moyen s’estre vengee de son mary.
Salom.
La malice de la femme est plus grande que celle du serpent: de sorte que
si elle peut mettre les pieds sur la teste de l’homme, elle luy fera
consumer ses jours en douleur: bien heureux est celuy qui a bonne femme,
car c’est un don de Dieu.
Pythag.
Si tu prens femme, fay qu’elle soit pareille à toy.
Plutar.
Les maris qui ne veulent rire, joüer, et user des joyeux plaisirs, de
Venus, avec leurs femmes, demonstrent qu’ils desirent prendre leurs
voluptez ailleurs.
Mur.
Celuy qui se peut passer de femme, est exempt de grand ennuy.
Patric.
A tard est honteuse la femme, qui a perdu sa chasteté.
Bion.
Si tu as belle femme, tu seras en peril d’en estre trompé: & si elle est
laide, elle te desplaira: la moyenne forme est la meilleure.
Patric.
Celuy qui se marie à une femme vefve a double peine: premierement de luy
oster les conditions de son premier mary, & puis de l’accoustumer et
apprendre à s’accommoder aux siennes.
Thal.
Si tu veux estre exempt de jalousie, tu dois plustost choisir une femme
laide que belle.
Patric.
Esly femme qui soit pareille à toy: car une imparité engendre
contemnement: Semblance & conformité lie les coeurs d’une amitié
inseparable.
Patric.
Tout va mal en une famille ou la femme domine et l’homme obeit.
Patric.
C’est une chose que doit bien craindre la femme, que d’encourir mauvais
bruit: car quand la femme est une fois diffamee soit à tort ou à bon
droit, ne peut apres reparer son honneur.
Marti.
D’autant plus que la femme est detenue estroitement, d’autant plus est
convoiteuse de luxure.
S. Jero.
Celuy qui aime femme plus ardamment qu’il n’est licite, est adultere.
Senec.
Nature a denié la force à la femme, autrement son courage tousjours
plein de tromperies, seroit inexpugnable.
Virgi.
La femme est tousjours inconstante et muable.
Mela.
Il y a en ce monde trois grands dangers eminens, la femme, le feu, & la
mer.
Dioge.
Diogenes loüoit les jouvenceaux, qui promettoyent de prendre femme &
n’en prenoient jamais.
Patric.
La plus plaisante couverture du visage de la femme c’est modestie: &
qu’en la face il reluise une joyeuse severité, & posee contenance, qui
est indice que l’entendement est de mesme.
Theop.
L’homme sage doit prendre femme mediocrement belle, & bien apprise,
riche et d’honneste lignage.
Socrat.
La principale vertu de la femme, c’est pudicité, laquelle incontinent
qu’est suspecte, la femme vit en peine & misere.
Phalar.
Le lieu ou la femme s’est despouillee de sa premiere fleur de pudicité,
luy est plus agreable.
Demo.
Estre gouverné de la femme est grande injure au mary.
Gen.
Il vaut mieux habiter dehors qu’avec une femme trop parlante.
Patric.
La fin est malheureuse de la femme qui est lubrique & paillarde.
Patric.
Les vrais accoustremens d’une femme de bien est modestie, & avoir ses
enfans bien aprins en doctrine & bonnes moeurs.
Patric.
Que la femme se garde de se farder: car il n’est rien plus deshonneste
que de se montrer autre que l’on est, & doit on mal juger d’une femme,
qui cherche dehors estre loüee pour sa beauté.
Patric.
Femme qui ayme à courir, à tard est chaste & pudique.
Patric.
Un homme reprint sa femme, pource qu’elle ne l’advertissoit de ce qu’il
avoit l’haleine puante: laquelle s’excusa modestement, (disant) qu’elle
pensoit que tous les hommes sentissent comme luy.
Avia (femme Romaine) reprinse de ce qu’elle ne se remarioit point, veu
qu’elle estoit encores jeune, dit deux raisons: la premiere, Si elle
rencontroit un bon mary, comme le sien premier, qu’elle ne vouloit estre
perpetuellement en crainte de le perdre: ou s’il advenoit qu’elle en
eust un mauvais, qu’elle ne le vouloit experimenter.
Xeno.
Amenie (femme de Perse) interrogee de son mary, ce que luy sembloit de
la beauté de Cyrus, dit, qu’elle ne pouvoit juger d’autre beauté que de
celle de son mary.
Senec.
Necessité est desloyalle garde de la pudicité de la femme.