Pourquoi, d’un regard, me rendez-vous confus?
Je ne suis pas venu en mendiant.
Je n’ai stationné qu’une heure au bout de votre cour, derrière la haie
du jardin.
Pourquoi, d’un regard, me rendre confus?
* * * * *
Je n’ai pas cueilli une rose de votre jardin;
Je n’y ai pas pris un fruit.
Je me suis humblement abrité dans l’ombre du sentier, où tout voyageur
étranger peut s’arrêter.
Je n’ai pas cueilli une rose.
* * * * *
Oui, j’étais fatigué et la pluie tombait.
Le vent pleurait dans les branches agitées des bambous.
Les nuages couraient dans le ciel comme un bataillon en déroute.
J’étais fatigué.
* * * * *
Je ne sais si vous pensiez à moi, ou qui vous attendiez sur le seuil.
Des éclairs brillaient dans vos yeux guetteurs.
Comment pouvais-je savoir que vous me voyiez dans la nuit?
Je ne sais si vous pensiez à moi.
* * * * *
La journée est finie; la pluie a cessé.
Je quitte l’ombre de l’arbre au bout de votre jardin et le banc sur
l’herbe.
La nuit est venue; fermez votre porte. Je continue ma route; la journée
est finie.