Un sourire d’incrédulité voltige dans vos yeux quand je viens vous dire
adieu.
Si souvent je l’ai fait que vous pensez me voir bientôt revenir.
En vérité, je le crois aussi.
Car les jours de printemps reviennent saison après saison; la lune nous
quitte pour nous rendre à nouveau visite; les fleurs sur les branches
s’épanouissent à chaque nouvelle année. Il est probable que mon adieu
aussi n’est qu’un au revoir.
Mais gardez un instant l’illusion. Ne la rejetez pas avec une hâte
impolie.
Quand je dis que je vous quitte pour toujours, acceptez-le comme vrai et
laissez un brouillard de larmes rembrunir un moment la frange sombre de
vos yeux.
Puis, quand je reviendrai, vous sourirez aussi malicieusement que vous
voudrez.