Vermersch avait fait le premier article. Une grande colère. L'affaire
des loyers était tout indiquée. Comment allait-on payer ces trois
termes de loyers du siège!
Ce n'est pas assez d'avoir supporté la faim, d'avoir versé son sang,
d'avoir bu sa honte: il nous reste trois termes à payer.
Depuis plus de six mois nous ne faisons rien, nous ne vendons rien;
Avec quoi paierons-nous les trois termes?
Nous ne les paierons pas!
Les marchands d'argent auront beau faire: c'est en vain que les
huissiers travailleront nuit et jour, que les tribunaux condamneront
depuis le lever de l'aurore jusqu'à la nuit close, que les conseils
de guerre méditeront leurs lugubres arrêts, que les Bretons de Trochu
et les soldats de Chanzy chargeront leurs fusils;