_Obs._ — M. Murbeck (_Contrib._ I, 95) considère l’_E. argentea_

Pom. comme rentrant dans l’_E. desertorum_ Pom. Notre plante, qui

correspond exactement à la description de Pomel, se distingue de

l’_Evax pygmæa_ à première vue par son péricline argenté,

mais nous ne saurions la considérer comme une espèce distincte,

vu les intermédiaires qui la relient au type. Au nombre de

ces intermédiaires, il faut mentionner en première ligne la

var. _linearifolia_, ou tout au moins nos spécimens de Saïda. Il

semble donc qu’on ait à faire là avec une modification

climatologique : plus on s’élève dans le Sud plus le péricline

de l’_E. pygmæa_ devient scarieux et argenté.

=E. sp.= — Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr

Foukani alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 640), spécimen defectueux.

FILAGO L.

=F. Heldreichii= Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 439 = _Evax Heldreichii_

Parlatore in _Giorn. tosc. sc. med. etc._ I, 183 (1840).

Hab. : Oran, Djebel Morghad, dôme rocheux sur l’arête,

alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 478).

=F. spathulata= Presl. _Del. Prag._ 93 ; Boiss. _Fl. or._ III, 246 ;

Gr. et Godr. _Fl. Fr._ II, 191.

Hab. : Oran, Saïda, prairie rocheuse, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 98),

et répandue sur les hauts plateaux.

Var. =oasicola= Hochr., var. nov. — A typo differt caulibus

elongatis, ramosioribus, diffusioribus glabrescentibus ;

foliis majoribus et præcipue latioribus, subglabrescentibus ;

glomerulis lanuginosioribus canescentibus, bracteis intimis quoque

lanuginoso-ciliatis ; capitulis minoribus.

Caules ad 16 cm. longi, folia ad 7 mm. lata, capitula 4 mm. longa

(5 mm. in typo).

Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable

humide près des lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 445).

_Obs._ — Nous avons beaucoup hésité à faire de cette plante

une espèce nouvelle, car elle diffère du _F. spathulata_ type

justement par le caractère qui a servi à distinguer ce dernier du

_F. germanica_. En effet la variété _oasicola_ frappe au premier

abord par ses glomérules extrêmement laineux, dont les capitules

sont presqu’entièrement immergés dans un tomentum blanc et

aranéeux. Néanmoins, vu l’extrême variabilité du type, et vu

que chez l’_oasicola_ le sommet des capitules dépasse la laine

blanche entourant la base, nous considérerons cette plante comme

une bonne variété ou, si l’on préfère, comme une sous-espèce

du type précité.

Notre plante est beaucoup plus haute et plus glabre que la

var. _prostrata_ Boiss. (_Fl. or._ III, 246) dont on la distingue

à première vue. Elle diffère également des _F. micropodioides_

Lange par ses tiges plus longues et par les feuilles florales qui

dépassent les glomérules.

PHAGNALON Cass.

=Ph. saxatile= Cass. in _Bull. soc. philom._ 173 (1819) = _Conyza

saxatilis_ L. _Sp. pl._ ed. II, 1206.

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers 4 mai (n. 50).

=P. purpurascens= Schultz-Bip. in Webb _Phyt. canar._ II, 212, t. 82.

Hab. : Oran, rochers au N. de l’oasis de Mograr Foukani, alt. ca. 950

m. 4 juin (n. 646).

HELICHRYSUM Gärtn.

=H. scandens= Murb. _Contrib._ I, 93[52] = _Gnaphalium scandens_

Sieb. Herb. Fl. cret. (1826) fide Boiss. = _H. decumbens_ Batt. et

Tr. _Fl. Alg._ I, 445 ! = _H. Fontanesii_ Bonn. et Barr. _Cat. Tun._

212.

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, à mi-côte, manque au sommet

et au pied de la montagne, terrain rocheux, alt. ca. 1500 m. 16 mai

(n. 212).

LEYSSERA L.

=L. capillifolia= DC. _Prod._ VII, 279 (1839) ; Boiss. _Fl. or._

III, 240 ; Hoffm. in Engl. et Pr. _Nat. Pflanz. fam._ IV, 5, 199 =

_Gnaphalium leysseroides_ Desf. _Fl. atl._ II, 267 (1800).

Hab. : Oran, oasis de Tiout, dans les cailloux près de l’oued,

alt. ca. 1050 m. 31 mai (n. 547).

INULA L.

=I. montana= L. _Sp. pl._ 884 (1753) var. =calycina= Batt. et

Tr. _Fl. Alg._ I, 431 (1890) = _Pulicaria calycina_ Presl _Del. Prag._

96 (1822) = _I. montana_ Presl _Fl. sic._ XXIX (1826).

Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers de l’arête, versant

S.-E. alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 497) ; id. Djebel Morghad, rochers

buissonneux près de Hassin Sarah, alt. ca. 1900 m. 25 mai (n. 479).

_Obs._ — Battandier attribue cette variété à Linné, mais nous

avons cherché en vain dans Linné l’indication de cette plante. Par

contre Presl, qui a décrit le premier cette variété comme espèce

distincte, semble la considérer comme une nouveauté. Boissier,

dans son herbier, ramène l’_I. calycina_ au rang de variété,

mais nous ne croyons pas qu’il ait jamais publié cela. C’est

donc à Battandier que nous l’attribuerons jusqu’à plus ample

informé. Cette variété qui est assez distincte de l’espèce est

signalée en Sicile (Strobl) et en Italie, Mt S. Angelo.

PERRALDERIA Coss.

=P. Dessignyana= Hochr., sp. nov. — Planta perennis. Rhizoma

crassum, lignosum. Caules erecti, basi ramosi ± intricati ut,

et folia glandulis pedicellatis (pedicellis basi tuberculatis) et

pilis albis, lanuginosis præditi, præcipue in axilla foliorum,

ubi pili numerosi pulvillum album efformant. Folia pinnati-vel

bipinnatisecta, præcipue supra interdum dense lanuginoso-villosa,

lobis linearibus vel filiformibus ; folia superiora interdum

linearia simplicia. Capitula terminalia ; pedunculi elongati,

erecti, fere efoliati, minute striati ; ut in _P. purpurascente_

vel _coronopifolia_ folia elongata circum involucra non videre

potes. Involucri bracteæ subulatæ acutissimæ _usque ad apicem

glandulosæ_, basi ± villosæ, _apice non ciliatæ_ interdum dentatæ,

capitulo fere æquilongæ. Calathidia mediocria ; flosculi apice rubri,

omnes hermaphroditi, tubulosi, 5-dentati. Achænia a basi ad apicem

dense longeque villosi, villis argenteis, apice ± contracta. Pappus

biserialis ; setæ exteriores breves paleiformes, setæ inter. ca. 30,

fragillimæ, scabro-barbellatæ, flosculum subæquantes, pallide

flavescentes. Thalamus areolatus, paulo accrescens.

Caules 20-30 cm. alti ; folia 3-6 cm. longa ; pedunculi defoliati

ad 8,5 cm. longi ; capitula quæ vidi 1-1,5 cm. in diam. lata sed

verisim. interdum ad 2 cm. ; involucri bracteæ 5-7 mm. longæ ;

flosculi ca. 5 mm. longi ; achænia ca. 1,5 mm. longa ; pappi setæ

interiores circ. 0,5 mm. longæ, exter. 5 vel 5,5 mm. longæ.

Hab. : Oran, environs de l’oasis de Mograr Tahtani, récolté par

le caïd de Mograr, 1 juin (n. 660).

_Obs._ — Cette plante ressemble au _P. coronopifolia_ par son

indument qui est surtout abondant à l’aisselle des feuilles

où il forme de petites pelottes blanches. D’autre part le

_P. Dessignyana_ diffère à la fois du _P. coronopifolia_ et du

_P. purpurascens_ par ses pédoncules très allongés et presque

défeuillés ; par ses capitules plus petits et par l’absence à

la base de ceux-ci des feuilles allongées formant presqu’un 2me

involucre extérieur dépassant de beaucoup le premier. Enfin notre

plante diffère du _P. purpurascens_ plus particulièrement par ses

bractées involucrales glanduleuses et non ciliées à l’extrémité

(chez le _P. purpurascens_ elles sont ciliées et non glanduleuses,

tandis que les feuilles non bractéiformes entourant l’involucre

sont seules glanduleuses sur toute leur surface) ; par l’indument

des akènes, lequel est d’un blanc d’argent (il est roux chez

le _P. purpurascens_) ; et par les feuilles dont les lobes sont plus

étroits et plus divariqués que chez le _P. purpurascens_. Ces deux

derniers caractères évidemment sont moins importants que le premier.

Nous pensons que M. Battandier (_Fl. Alg._ I, 430) a dû confondre

le _P. purpurascens_ Coss. ined. ex Batt. et Tr. l.c. avec notre

espèce. La plante de Cosson provenant du Maroc, et dont nous avons

l’original sous les yeux diffère, comme nous l’avons indiqué,

du _P. Dessignyana_. D’autre part, Battandier cite un spécimen

de Bonnet et Maury provenant comme le nôtre de Mograr et qui doit

être probablement notre plante.

Nous avons dédié cette espèce au capitaine Dessigny, chef du bureau

arabe d’Aïn Sefra, par l’intermédiaire duquel nous avons reçu

cette plante fort connue des Arabes parce qu’elle empoisonne les

chameaux.

PULICARIA Gärtn.

=P. odora= Reich. _Fl. excurs._ 239 et _Ic._ XVI, t. II = _Inula odora_

L. _Sp. pl._ 881 (1753).

Hab. : Environs d’Alger, pointe Pescade, 5 mai (n. 65).

=P. inuloides= DC. _Prod._ V, 480 (1836) = _Erigeron inuloides_ Poiret

in Lam. _Encycl. Supp._ V, 464 (1817) = _P. longifolia_ Boiss. _Diagn._

ser. 2, III, p. 16 (1856) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 427.

Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, terrain humide au bord

de la source, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 294) ; id. Duveyrier dans

l’oued, au bord de l’eau, alt. ca. 800 m. 4 juin (n. 616).

RHANTERIUM Desf.

=R. adpressum= Coss. et Dur. ap. Balansa _Pl. alg. exsicc._ n. 1012

(1853) ; et in _Bull. soc. bot. Fr._ II, 252 (1855) ; Batt. et

Tr. _Fl. Alg._ I, 432.

Hab. : Oran, à ca. 10 km. au N. d’Aïn Sefra, près de la voie

ferrée, formant des touffes dans le steppe sablonneux, alt. ca. 1200

m. 24 mai (n. 411).

_Obs._ — Nous ne saurions considérer Coss. et Dur. ap. Jamin

_Pl. Alg. exsicc._ n. 270 (1852) comme citation princeps, quoique

l’étiquette soit valable puisqu’elle est autographiée, datée

et numérotée. Et cela parce que, sur cette étiquette, se trouve le

nom de _R. Xeranthemum_ Coss. qui est biffé et corrigé à la main

en _R. adpressum_. Si donc on voulait considérer absolument cette

étiquette comme prior, il faudrait adopter le nom de _Xeranthemum_

qui est imprimé et non _adpressum_ manuscrit seulement.

ANVILLEA DC.

=A. radiata= Coss. et Dur. in Balansa _Pl. Alg. exsicc._ n. 964

(1853) ; Coss. in _Ann. sc. nat._ ser. 4, IV, 284 (1855) nomen ;

Coss. et Dur. in _Bull. soc. bot. Fr._ III, 742 (1856) description.

Hab. : Oran, oasis de Mograr Foukani, rochers arides au N. de

l’oasis, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 638).

_Obs._ — Les capitules fructifères de cette espèce présentent la

même particularité que ceux de l’_Odontospermum pygmæum_, ils

sont entourés de bractées très coriaces, résistantes et pouvant

s’ouvrir et se fermer par hygroscopicité. Ces capitules sont en

outre pourvus de longues épines hérissées.

PALLENIS Coss.

=P. spinosa= Cass. in _Bull. soc. philom._ p. 166 (1818) = _Buphtalmum

spinosum_ L. _Sp. pl._ 904 (1753).

Hab. : Oran, Saïda, prairie rocailleuse près du vieux

Saïda. alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 114).

Var. =cuspidata= Hochr. = _P. cuspidata_ Pomel _Nouv. mat._ 38 ;

Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 434.

Hab. : Oran, Djebel Morghad, versant S.-E., rochers près de

l’arête, alt. ca. 1950 m. (n. 492 petite plante peu rameuse 9-20

cm.) ; id. Djebel Morghad, versant S.-E., pentes herbeuses depuis le

pied de la montagne alt. ca. 1300-1900 m. 26 mai (n. 493) ; id. dans

les rochers au N. de l’oasis de Mograr Foukani, lit d’un oued,

alt. ca. 900 m. 4 juin (n. 652).

_Obs._ — Il est bien exact de dire que la plante de l’extrême

Sud diffère de la plante du Tell mais on ne saurait en faire une

espèce distincte comme le voudrait Pomel. Vu les nombreux stades

intermédiaires nous la considérons comme une variété. Néanmoins

ce n’est pas seulement une variation stationnelle, car le spécimen

que nous avons récolté à près de 2000 m. dans un endroit où nous

avons trouvé de nombreuses espèces du Tell, diffère cependant

du _P. spinosa_ type par la brièveté de ses feuilles cuspidées

entourant le capitule comme un involucre extérieur.

ODONTOSPERMUM Neck.

=O. pygmæum= O. Hoffm. in Engler _Nat. Pfl. fam._ IV, 5, 209 (1894)

= _Asteriscus aquaticus_ var. _pygmæus_ ex p. DC. _Prod._ 287 (1839)

= _Ast. pygmæus_ Coss. et Dur. ap. Balansa. _Pl. d’Alg. exsicc._

n. 793 (1853) = _Saulcya hierochuntica_ Michon _Voy. relig. Or._ II,

383 (1854).

Hab. : Oran, entre Tiloula et Aïn Aïssa (près Aïn Sefra), plaine

d’alfa, alt. ca. 1200 m. 20 mai (n. 319) ; id. près de l’oasis

de Tiout dans le steppe rocailleux, alt. ca 1050 m., 31 mai (n. 562)

et partout dans les rocailles à Duveyrier.

_Obs._ — Cette plante est très répandue depuis le Sahara

algérien jusque dans le Beloutchistan (Stoks). Lorsqu’elle est en

fruit ses capitules se ferment pendant la sécheresse et s’ouvrent

largement à l’humidité. Selon Michon ce serait cette plante et non

l’_Anastatica_ qui serait la véritable « Rose de Jéricho ». Du

reste, c’est ainsi qu’on la nomme dans le Sud-Oranais.

=O. graveolens= Sch. Bip. in Webb _Phyt. canar._ II, 232 = _Buphtalmum

graveolens_ Forsk. _Fl. æg.-arab._ 151 = _Asteriscus graveolens_

DC. _Prod._ V, 486.

Hab. : Oran, Duveyrier, Ras ed Dib, pentes rocheuses grillées du

soleil, alt. ca. 900 m. 4 juin (n. 623).

MECOMISCHUS (Coss.) Benth. et Hook.

=M. halimifolius= Hochr., comb. nov. = _Anthemis halimifolia_ Munby

in _Bull. soc. bot. Fr._ II, 284 (1855) = _Cladanthus Geslini_ (e

subgen. _Mecomischus_) Coss. in _Bull. soc. bot. Fr._ IV, 15 (1857) ;

id. ap. Kralik in Bourgeau _Pl. Alg. exsicc._ n. 190 et 191 _bis_

(1856) = _Mecomischus Geslini_ Benth. et Hook. _Gen. pl._ II, 418

(1873) = _Fradinia Geslini_ Pomel _Nouv. mat._ 52 (1874) = _Fradinia

halimifolia_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 450 (1890).

Hab. : Oran, dans le sable mouvant de la dune, sur les bords d’un

oued qui la traverse à 15 km. W. d’Aïn Sefra, alt. ca. 1100 m. 5

juin (n. 680).

_Obs._ — Il est hors de doute que le nom de genre ayant la

priorité est _Mecomischus_, c’est aussi celui qui a été

adopté par M. Hoffmann (_Nat. Pfl. fam._ IV, 5, 270 et _Nachtrag_

p. 327). D’autre part, comme nous n’admettons pas le plus ancien

binôme comme valable, c’est évidemment le nom spécifique

_halimifolia_ qui a la priorité. Il nous a donc fallu créer ce

binôme nouveau puisqu’il n’existait pas encore.

SANTOLINA L.

=S. rosmarinifolia= L. _Sp. pl._ 842 (1753) var. =canescens=

Boiss. _Voy. Esp._ II, 316 (1839) = _S. canescens_ Lag. _Gen. et Sp._

p. 25 (1816) = _S. rosmarinifolia_ var. _leptophylla_ Webb _It. hisp._

(1838).

Hab. : Oran, Djebel Morghad, près Hassin Sarah, dôme rocheux couvert

de chênes-verts, alt. ca. 1950 m. 25 mai, (n. 476), et un peu partout

à de hautes altitudes sur les montagnes du Sud.

ANTHEMIS L.

=A. montana= L. _Sp. pl._ ed. III, 1261 ; une des innombrables formes.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., dans la forêt de pins,

alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 359) retrouvé au Djebel Morghad.

=A. punctata= Vahl _Symb. bot._ II, 91, t. 46 (1791).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, à mi-côte et jusqu’au

sommet, 1500-2000 m. d’alt. 16 mai (n. 242).

=A. lonadioides= Hochr., comb. nov. = _Rhetinolepis lonadioides_

Coss. ap. Kralik in Bourgeau _Pl. Alger. exsicc._ n. 202 (1856) ; in

_Bull. soc. bot. Fr._ III, 708 (1856 Dec.) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._

I, 451.

Hab. : Oran, versant S. du Djebel Mekter, rochers boisés,

alt. ca. 1400 m. 5 juin (n. 668).

_Obs._ — Cette espèce qui n’avait été signalée qu’en deux

endroits, entre Tiout et Asla et à la Brézina, semble plus commune

qu’on aurait pu le croire.

ANACYCLUS L.

=A. cyrtolepidioides= Pomel _Nouv. mat._ 54 (1874) ; Murb. _Contrib._

I, 97 = _A. alexandrinus_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 452 p.p.

Hab. : Oran, Bou-Ktoub près du Kreider, dans le sable, alt. ca. 920

m. 11 mai (n. 176) ; id. Tircount, point d’eau dans le Faidjet el

Betoum, dans le sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200

m. 26 mai (n. 442).

_Obs._ — Cette espèce paraît être à peine distincte de

l’_A. alexandrinus_ d’Orient dont elle est peut-être seulement

une variété.

=A. depressus= Ball in _Journ. bot._ p. 365 (1873) ;

id. _Spicil. marocc._ p. 503 t. XXIV.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, sur le col, clairière dans les bois de

chênes-verts alt. ca. 2000 m. 19 mai (n. 391).

_Obs._ — Il est remarquable de voir dans ce genre deux espèces

dont l’une, orientale, habite la plaine tandis que l’autre,

occidentale, habite le sommet des montagnes de notre région.

=A. valentinus= L. _Sp. pl._ 892 (1753).

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière à mi-côte,

alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 398).

ACHILLEA L.

=A. odorata= L. _Syst._ ed. X. 1225 = _A. microphylla_ Willd. _Sp. pl._

III, 2210.

Hab. : Oran, ravin d’Aïn Aïssa à 50 km. d’Aïn Sefra, en

grosses touffes au bord de l’oued, alt. ca. 1400 m. 20 mai (n. 322).

_Obs._ — Cette espèce était là avec d’autres descendues du

sommet en suivant le bord de la rivière. Il est vrai que nous ne

l’avons pas revue plus haut, mais M. Battandier la signale au sommet

du Djebel Mzi, c’est-à-dire à près de 2000 m.

CLADANTHUS Cass.

=C. arabicus= Cass. in _Bull. soc. philom._ 199 (1816) ;

id. _Dict. sc. nat._ IX, 342 ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 450 =

_Anthemis arabica_ L. _Sp. pl._ 896 (1753).

Hab. : Oran, rochers arides au N. de Mograr Foukani, alt. ca. 950

m. 4 juin (n. 639).

CHRYSANTHEMUM L.

=C. macrotum= (e sect. _Coleostephus_) Ball _Spic._ in

_Journ. linn. Soc._ XVI, 509 (1878) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 463 =

_Coleostephus macrotus_ Dur. in Duchartre _Rev. bot._ I, 363 (1845-46)

= _Myconia macrotus_ Sch. Bip in Walp. _Ann._ I, 421 (1848-49) =

_Glossopappus chrysanthemoides_ Kunze in _Flora_ XXIX, 748 (1846).

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant N. au-delà du télégraphe optique

sur les pentes herbeuses, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 589) ; id. vallon

au pied du Djebel Morghad, près de l’oued sec, alt. ca. 1200 m. 26

mai (n. 466) ; id. ravin d’Aïn Aïssa, alt. ca. 1400 m. 20 mai

(n. 321).

=C. Myconis= (e sect. _Coleostephus_) L. _Sp. pl._ ed. II, 1254 =

_Coleostephus Myconis_ Cass. in _Dict. sc. nat._ XII, 43.

Hab. : Environs d’Alger, pointe Pescade, 5 mai (n. 73).

=C. Maresii= (e sect. _Pyrethrum_) Ball in _Journ. Bot._ XI, 366

(1873) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 466 = _Pyrethrum Maresii_ Coss. in

Bourgeau _Pl. Alg. exsicc._ n. 198 (1856) ; in _Bull. soc. bot. Fr._

IV, 17 (1857).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, terrain rocheux commun de

1600 à 2000 m. 16 mai (n. 205) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E.,

rochers herbeux et buissonneux, alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 344).

=C. Gayanum= (e sect. _Pyrethrum_) Ball _Spic._ in _Journ. linn. Soc._

XVI, 509 (1878) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 466 = _Pyrethrum Gayanum_

Coss. et Dur. in Bourgeau _Pl. Alg. exsicc._ n. 226 (1856) ; et

in _Bull. soc. bot. Fr._ IV, 15 (1857) = _C. Mawii_ Hook. fil. in

_Bot. Mag._ t. 5997 (1872).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, répandu depuis 1500 à 1900

m. 16 mai (n. 204) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E., dans la forêt

de pins, alt. ca. 1780 m. 19 mai (n. 351).

_Obs._ — _C. Mawii_ est seulement le plus ancien nom binaire.

ARTEMISIA L.

=A. Herba-alba= (e sect. _Seriphidium_) Asso _Syn. Arag._ 117.

Hab. : Oran, pentes herbeuses N. du Djebel Aïssa, alt. ca. 1500 m. 2

juin (n. 571), et un peu partout dans les régions limoneuses.

Var. =oranensis= Debeaux _Assoc. fr., Congrès d’Oran_ 307 (1888).

Hab. : Oran, Djebel Mekter, versant N., pentes herbeuses au delà du

télégraphe optique, alt. ca. 1300 m. 5 juin (n. 676).

=A. arborescens= L. _Sp. pl._ ed. II, 1188.

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, 4 mai (n. 58).

SENECIO L.

=S. leucanthemifolius= Poiret _Voy. Barb._ II, 238 (1789) =

_S. humilis_ Desf. _Fl. atl._ II, 271, t. 233 (1800).

Var. =leucanthemifolius= Batt. in Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 472.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et

buissonneux, alt. ca. 1850 m. 19 mai (n. 369), c’est la forme type.

Var. =humilis= Batt. l.c. = _S. humilis_ Desf. sensu stricto ;

Murb. _Contrib._ I, 101 (pro subsp.).

Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, dans le gazon du bord de

la mer, 2 mai (n. 19).

=S. coronopifolius= Desf. _Fl. atl._ II, 273 var. =genuinus= Hochr.

Hab. : Oran, environs d’Aïn Sefra, dans le sable de la dune,

alt. ca. 1050 m. 14 mai (n. 200).

Var. =oasicola= Hochr., var. nov. — A typo differt habitu

majore, caulibus elongatioribus, ramosioribus, crassioribus, foliis

angustioribus, lobulis rarioribus et brevioribus, foliis inferioribus

fere integris linearibus, capitulis majoribus, ligulis majoribus

et numerosioribus.

Planta ca. 1 m. alta, ramosa ; caules ad 3-4 mm. crassi ; capit. discus

ad 1,2 cm. in diam. latus ; ligulæ ca. 1 cm. longæ, ita ut capitula

maxima plus quam 3 cm. in diam. metiant.

Hab. : Oran, dans les jardins du Ksar d’Aïn Sefra, sur le sable

humide, alt. ca. 1080 m. 30 mai (n. 545).

_Obs._ — C’est une forme très exubérante du _S. coronopifolius_,

mais qui en diffère autant, si ce n’est plus, que la

var. _subdentatus_ Boiss. _Fl. or._ I, 390. Notre plante diffère

en outre de cette dernière par sa taille très élevée et ses gros

capitules. Elle constitue évidemment une des nombreuses adaptations

de plantes du bled au climat des oasis.

CALENDULA L.

=C. ægyptiaca= Pers. _Synops._ II, 492 (1807) ; Murb. _Contr._

I, 101 = _C. platycarpa_ Coss. in _Bull. soc. bot. Fr._ III, 564

(nomen nudum) = _C. stellata_ var. _hymenocarpa_ Coss. l.c. IV,

282 etc. (Voy. Murbeck l.c.).

Hab. : Oran, pentes rocailleuses en montant au télégraphe optique

du Djebel Aïssa, alt. ca. 1400 m. 2 juin (n. 569) ; id. Duveyrier,

sommet du Ras ed Dib, dans les fentes de rochers, alt. ca. 950 m. 4

juin (n. 631) ; id. Aïn el Hadjar près Saïda au N. des hauts

plateaux, sur la voie ferrée, alt. ca. 1000 m. 11 mai (n. 145) ;

id. Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable humide

sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 448).

_Obs._ — Les n. 569 et 631 ont des akènes ailés et un rostre

court, le n. 145 a des akènes aptères mais un rostre plus long et

le n. 448 est une forme très haute à feuilles et à fleurs très

grandes, comme toutes les plantes oasicoles. Toutefois vu l’extrême

variabilité de cette plante, nous ne saurions en faire une variété

du n. 448. Nous avons vu en effet des spécimens cultivés dans le

jardin de Boissier et présentant un port analogue.

ECHINOPS L.

=E. spinosus= L. _Mant._ I, 119 = _E. Bovei_ Boiss. _Diagn._ ser. I,

VI, 99.

Hab. : Oran, dune près du Ksar d’Aïn Sefra, alt. ca. 1050 m. 30

mai (n. 531), très commun dans la région.

_Obs._ — C’est bien le type qui habite surtout l’Egypte ;

l’_E. Bovei_ est une forme à feuilles un peu plus larges.

XERANTHEMUM L.

=X. inapertum= Willd. _Sp. pl._ III, 1902 (1801) = _X. annuum_ β

_inapertum_ L. _Sp. pl._ ed. II, 1201 (1763) = _X. erectum_ Presl

_Del. Prag._ 106 (1822) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 484.

Hab. : Oran, dans les rochers du vieux Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai

(n. 122) ; id. Tafaroua, station du chemin de fer dans la partie N. des

hauts plateaux, alt. ca. 1100 m. 11 mai (n. 157) ; id. Ras Chergui

sur Aïn Sefra, sous les buissons, entre 1600 et 2000 m. d’alt. 16

mai (n. 246) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et

buissonneux, alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 341).

_Obs._ — Il est très intéressant de remarquer la différence

considérable qu’il y a entre la plante de Saïda et celle des

montagnes de l’extrême Sud. La première est subacaule quoique

polycéphale et haute de 4 à 7 cm. ; la seconde est caulescente,

ramifiée mono- ou polycéphale et atteint 30 cm. de hauteur. D’autre

part, on peut remarquer que plus on descend vers le Nord et plus la

plante devient courte, car le spécimen de Tafaroua (n. 157) tient

le milieu entre les n. 122 de Saïda et 246 et 341 provenant de 1900

à 2000 m. d’alt. C’est en somme exactement l’inverse de ce qui

se produit pour nos plantes alpines qui se raccourcissent d’autant

plus qu’elles croissent à de plus hautes altitudes. Voici comment

nous nous expliquons ce phénomène car le nanisme xérophytique doit

être exclu. Ces plantes deviennent gazonnantes pour se protéger du

froid des nuits ; elles s’appliquent contre le sol pour échapper

au rayonnement nocturne très intense. Or la partie septentrionale

des hauts plateaux est incontestablement plus froide que la partie

méridionale et, en outre, dans les montagnes du Djebel Amour,

ces plantes trouvent des expositions plus abritées que sur une

plaine dépourvues d’arbres. (V. à ce sujet ma communication sur

la dune d’Aïn Sefra in _Comptes rendus de l’Acad. des Sc. de

Paris_ 1903 l.c.). Enfin, dans le Sud, ces plantes, pour trouver

une humidité suffisante, sont forcées de se réfugier sur les

sommets, où elles croissent à l’ombre des chênes-verts et des

genévriers. Ces derniers font donc aussi office d’écrans nocturnes

et l’espèce y présente son port élancé habituel. Dans ce dernier

cas l’étiolement pourrait aussi jouer un rôle.

CARLINA L.

=C. corymbosa= L. _Sp. pl._ 828 (1753).

Var. =libanotica= Boiss. _Fl. or._ III, 450 (1875) = _C. libanotica_

Boiss. _Diagn._ ser. 1, X, 95.

Hab. : Oran, Duveyrier, pentes d’éboulis du Ras ed Dib, alt. ca. 850

m. 4 juin (n. 627) ; id. rochers arides au N. de l’oasis de Mograr

Foukani, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 643).

_Obs._ — Cette espèce est d’un polymorphisme vraiment

extraordinaire et notre plante se rapproche évidemment le plus

de la var. de Boissier, laquelle n’avait pas été signalée

en Algérie. Ce n’est assurément pas la var. _brachylepis_ de

Battandier, car on y chercherait en vain des écailles obtuses et

tachées de noir.

ATRACTYLIS L.

=A. cæspitosa= Desf. _Fl. atl._ II, 254, t. 225.

Le Sud-Oranais: études floristiques et phytogéographiques faites au cours d'une exploration dans le Sud-Ouest de l'Algérie en 1901 · 第 15 / 20 段