15 mars 1896, 4 heures du matin.

Impossible de dormir. Ma tête est horriblement fatiguée par cette

terrible inactivité physique et intellectuelle.

Les envois de livres que Lucie m'annonçait dans ses trois derniers

courriers ne me sont pas encore parvenus. D'ailleurs mon cerveau est si

fatigué, si ébranlé, qu'il m'est impossible de lire pendant un long

temps. Cependant ces quelques instants où je puis échapper à mes pensées

me procurent un léger soulagement.

Cinq années de ma vie, 1894-1899 · 第 113 / 171 题