Plus rien à lire. Journées, nuits, tout se ressemble. Je n'ouvre jamais
la bouche, je ne demande même plus rien. Mes conversations se bornaient
à demander si le courrier était arrivé ou non? Mais on m'interdit de
parler ou du moins, ce qui est la même chose, on interdit aux
surveillants de répondre à des questions aussi banales, aussi
insignifiantes que celles que je faisais.
Je voudrais bien vivre jusqu'au jour de la découverte de la vérité, pour
hurler ma douleur, les supplices qu'on m'inflige.