28 février 1896.

Plus rien à lire. Journées, nuits, tout se ressemble. Je n'ouvre jamais

la bouche, je ne demande même plus rien. Mes conversations se bornaient

à demander si le courrier était arrivé ou non? Mais on m'interdit de

parler ou du moins, ce qui est la même chose, on interdit aux

surveillants de répondre à des questions aussi banales, aussi

insignifiantes que celles que je faisais.

Je voudrais bien vivre jusqu'au jour de la découverte de la vérité, pour

hurler ma douleur, les supplices qu'on m'inflige.

Cinq années de ma vie, 1894-1899 · 第 105 / 171 题