8 janvier 1896.

Les journées, les nuits s'écoulent terribles, monotones, d'une longueur

qui n'en finit pas. Le jour, j'attends avec impatience la nuit,

espérant goûter quelque repos dans le sommeil; la nuit, j'attends, avec

non moins d'impatience, le jour, espérant calmer mes nerfs par un peu

d'activité.

En lisant et relisant toutes les lettres de ce dernier courrier, j'ai

compris combien ma disparition serait un choc terrible pour les miens;

que mon devoir, envers et contre tout, était de résister jusqu'à mon

dernier souffle.

Cinq années de ma vie, 1894-1899 · 第 98 / 171 题