On finira certainement par me tuer à force de souffrances, ou par
m'obliger à me tuer pour échapper à la folie. Je laisserai l'opprobre
de ma mort au commandant du Paty, à Bertillon, à tous ceux qui ont
trempé dans cette iniquité.
Chaque nuit, je rêve à ma femme, à mes enfants. Mais quels terribles
réveils! Quand j'entr'ouvre les yeux, que je me vois dans ce cabanon,
j'ai un moment d'angoisse tellement horrible, que je voudrais fermer les
yeux à jamais, pour ne plus voir, pour ne plus penser.
Soir.
Spasmes violents du coeur, nombreux étouffements.