... J’ai encore besoin de votre «Sésame ouvre-toi!» pour l’effective
livraison de mon palais de Laval. Malgré le traité signé avec le maire
d’Arles qui me livre ce local après cette année scolaire, malgré
l’assentiment de Briand (qui nous fut communiqué par l’inspecteur
universitaire de Marseille), malgré le voyage que le maire d’Arles fit
à Paris pour hâter la solution... la tardive évacuation du collège et
l’aménagement qui devra suivre, renverront notre prise de possession à
deux ou trois ans.
Si j’avais votre âge, mon cher Vercingétorix, et votre barbe blonde,
je pourrais attendre sans impatience! Mais songez que dans trois ans
et demi j’aurai atteint, si Dieu et Sainte Estelle le permettent,
quatre âges d’homme, comme Nestor! Il ne faut pas plaisanter avec
pareilles échéances. Je vous souhaite, mon cher Ajalbert, toutes
sortes de bonheurs et je prie, en vrai croyant, Notre-Dame d’Arpajon
de vous payer en bonne mère tout ce que vous ferez pour le félibre des
Saintes-Maries.