Le 17 août, découragé, F. Mistral m’écrivait:
Maillane, 17 août 1906.
Mon cher ami, la question devient embarrassante et ne pourra être
éclaircie que par l’expérience qui va se faire. Dès que l’École
Primaire Supérieure en construction sera ouverte, on verra si la
plupart des élèves du Collège passeront à la Primaire, comme le croit
le Maire d’Arles, où s’ils resteront collégiens, comme le dit le
principal.
Il y a en plus, d’après la lettre que je vous ai communiquée, les
grosses réparations qui seraient à faire au Palais Laval, s’il n’y a
pas exagération (ce que je saurai par l’architecte du monument)--qui
va du reste être classé.
Laissons donc traîner l’affaire, car rien ne presse et nous sommes
logés. D’ailleurs nous pourrions nous camper aussi dans quelque autre
ancien hôtel d’Arles--et nous en avons trois ou quatre en vue. Mais
l’hôtel de Laval, le plus spacieux et le mieux placé de tous, aurait
ma préférence, si, une fois classé, le ministère des Beaux-Arts
voulait aider à la restauration!
Je regrette, mon cher Ajalbert, de vous avoir causé tout ce tracas de
démarches et je vous suis quand même extrêmement reconnaissant de
l’empressement extrême que vous aviez mis à m’être agréable. _Quan vai
plan vai van._ Attendons.
Je vous remercie, la main dans la main.