1. _Adda_, capoluogo Sondrio, popolazione 76,129, cantoni 6, comuni
29: REZIA Carlo prefetto; RENARD generale comandante.
2. _Adige_, capoluogo Verona, popolazione 302,161, distretti 4,
cantoni 15, comuni 76: SMANCINI Antonio prefetto; MILOSSEWITZ generale
comandante.
3. _Adriatico_, capoluogo Venezia, popolazione 290,112, distretti 4,
cantoni 10, comuni 38: GALVAGNA Francesco prefetto; DAURIER generale
francese comandante.
4. _Agogna_, capoluogo Novara, popolazione 348,429, distretti 5,
cantoni 19, comuni 136: LUINI Stefano prefetto; BERTOLOSI generale
comandante.
5. _Alto Adige_, capoluogo Trento, popolazione 266,734, distretti 5,
cantoni 20, comuni 121: DAL FIUME Filippo prefetto; MILOSSEWITZ
generale comandante.
6. _Alto Po_, capoluogo Cremona, popolazione 363,196, distretti 4,
cantoni 17, comuni 129: TICOZZI Francesco prefetto; BALABIO generale
comandante.
7. _Bacchiglione_, capoluogo Vicenza, popolazione 314,479, distretti
5, cantoni 14, comuni 99: MAGENTA Pio prefetto.
8. _Basso Po_, capoluogo Ferrara, popolazione 241,265, distretti 3,
cantoni 11, comuni 82: ZACCO Costantino prefetto.
9. _Brenta_, capoluogo Padova, popolazione 285,185, distretti 4,
cantoni 12, comuni 85: PORRO Ferdinando prefetto.
10. _Crostolo_, capoluogo Reggio, popolazione 167,123, distretti 2,
cantoni 7, comuni 52: ZECCHINI Bonaventura prefetto.
11. _Lario_, capoluogo Como, popolazione 310,664, distretti 4, cantoni
23, comuni 168: TAMASSIA Giovanni prefetto; RENARD generale
comandante.
12. _Mella_, capoluogo Brescia, popolazione 312,778, distretti 4,
cantoni 18, comuni 127: SOMMENZARI Teodoro prefetto; FONTANE generale
comandante.
13. _Metauro_, capoluogo Ancona, popolazione 305,037, distretti 5,
cantoni 16, comuni 76: GASPARI Giacomo prefetto; BARBOU generale
francese comandante.
14. _Mincio_, capoluogo Mantova, popolazione 232,163, distretti 3,
cantoni 15, comuni 51: VISMARA Michele prefetto; JULHIEN generale
comandante.
15. _Musone_, capoluogo Macerata, popolazione 220,643, distretti 5,
cantoni 13, comuni 48: VILLATA Michele prefetto.
16. _Olona_, capoluogo Milano, popolazione 580,436, distretti 4,
cantoni 20, comuni 155: CACCÍA Gaudenzio prefetto; BERTOLOSI generale
comandante.
17. _Panaro_, capoluogo Modena, popolazione 181,130, distretti 2,
cantoni 7, comuni 52: MINOIA Giovanni prefetto.
18. _Passariano_, capoluogo Udine, popolazione 289,770, distretti 4,
cantoni 18, comuni 136: AGUCCHI Alessandro prefetto; SCHILT generale
francese comandante.
19. _Piave_, capoluogo Belluno, popolazione 138,028, distretti 3,
cantoni 11, comuni 67: FERRI Francesco prefetto.
20. _Reno_, capoluogo Bologna, popolazione 405,845, distretti 4,
cantoni 12, comuni 76: TADINI OLDOFREDI Girolamo prefetto; ROIZE
generale francese comandante.
21. _Rubicone_, capoluogo Forlí, popolazione 280,034, distretti 5,
cantoni 14, comuni 41: FROSCONI Alessandro prefetto; VILLATA generale
comandante.
22. _Serio_, capoluogo Bergamo, popolazione 305,202, distretti 4,
cantoni 18, comuni 145: CORNALIA Francesco prefetto.
23. _Tagliamento_, capoluogo Treviso, popolazione 301,114, distretti
5, cantoni 16, comuni 93: DEL MAINO Carlo prefetto.
24. _Tronto_, capoluogo Fermo, popolazione 185,423, distretti 3,
cantoni 10, comuni 72: STAURENGHI Leopoldo prefetto.
_Riassunto:_ Dipartimenti 24, divisi in 91 distretti, 344 cantoni,
2155 comuni; popolazione 6,703,200 abitanti; superficie 84,043 miglia
quadrate italiane.
[29] Il Saint-Edme riferisce in questa nota: 1º il testo francese
della Convenzione militare di Schiarino Rizzino, 16 aprile 1814
(vedasi anche nel FABI, pag. 102-108); 2º il proclama del principe
Eugenio ai soldati francesi, Mantova, 17 aprile 1814 (in FABI, pag.
108-109); 3º l'indirizzo dell'armata francese al principe Eugenio,
dello stesso giorno, firmato dai generali Grenier, Verdier, Vignolle,
Marcognet, D'Anthouart, Fressinet, Quesnel, Rouyer, Mermet,
Sainte-Laurent e Bode.
[30] «Semblable en cela à tous les peuples et même à tous les hommes
qui espèrent toujours ce qu'ils desirent, les Italiens crurent que les
projets du roi Joachim tendaient à former un seul royaume de l'Italie,
trompés par sa conduite envers son bienfaiteur, et par les bruits
qu'il faisait courir à ce sujet. Admis dans la coalition, pensaient
les Italiens, l'empereur d'Autriche, qui lui avait confié des troupes,
préférait sans doute aider ses prétentions, et le voir monter sur le
trône de l'Italie ou se placer à la tête d'une confédération des états
et princes italiens, à laisser ce pays sous la domination de Napoléon
ou de son fils adoptif.
Les idées, les rêves d'indépendance troublaient entièrement leur
raison, et excluaient tout jugement. Partout où un souverain marche en
conquérant, il faut s'attendre à y retrouver longs-temps encore les
empreintes de son pouvoir. Ainsi ils devaient d'autant moins douter
des plans de l'empereur d'Autriche, que ce n'était qu'à la force qu'il
avait cédé l'Italie; qu'en sacrifiant son gendre, sa fille et son
petit-fils, il n'avait point agi dans les intérêt de l'Europe, mais
bien dans le siens propres, c'est-à-dire pour recouvrer ses anciennes
possessions. Ils ne devaient donc aucunement compter sur Murat, qui
appartenait d'ailleurs à une famille que les coalisées voulaient
proscrire, et je n'examinerai pas ce poins délicat de leur politique.
Les Italiens espéraient-ils que l'Autriche serait assez généreuse pour
leur donner un roi libre?... Je m'expliquerai dans une des notes
suivantes».
[31] «Il est impossible de croire que les sénateurs n'aient point eu
connaissance le tous ces projets, que la craint des plus grands
malheurs ne les ait pas portés à s'éclairer, à preparer dans le
silence les moyens de les éviter. Je ne leur ferai pas l'injure de les
supposer capables d'une indifférence odieuse de la part d'aussi grands
magistrats, sur qui le royaume devait se reposer du soin d'assurer sa
tranquillité. Mais comment expliquer leur inertie? Car, indépendamment
qu'ils avaient à redouter les ennemis de l'intérieur, et ils ne
pouvaient point l'ignorer, la conduite de l'Autriche était-elle de
nature à leur inspirer quelque sécurité? Si je ne les comdanne point
pour leur indifférence, je n'hésite point à les accuser d'un manque
total de caractère; et les Italiens doivent les poursuivre de leur
haine pour avoir, ou par volonté, ou par une lâche indolence, méprisé
le voeu national, en ne s'occupant pas exclusivement de l'indépendance
si ardemment desirée. En supposant qu'ils ne partageassent pas ce
voeu, ils devaient le connaitre: les grands corps d'un état n'existent
que pour le bien de plus grand nombre, et ils auraient dû se
soumettre. En supposant que l'esprit révolutionnaire ne leur fût pas
exactement démontré, ce qui n'est pas croyable, l'Autriche était-elle
environnée des ténèbres? La politique de cette puissance et la marche
de tous les événemens, ne suffisaient-elles point pour les éclaircir?
Il est juste que j'appuie mon accusation, et c'est ce que je vais
faire le plus rapidement possible.»--E qui il Saint-Edme, esaminando
la condotta politica dell'Austria verso Napoleone I dal 1812 al 1814,
rileva come, dalla richiesta fatta nella conferenza di Praga per la
cessione delle provincie italiane dal Mincio a Venezia e
dall'_ultimatum_ presentato al congresso di Châtillon che esigeva
l'abbandono totale dell'Italia, risulti manifesto che la cessazione
del Regno italico fosse uno dei fini della politica austriaca; e
conclude: «Les sénateurs devaient être instruits de tous ces faits, en
tirer les conséquences naturelles que Napoléon serait écrasé, que
l'Autriche menacerait l'existence du royaume, qui ne consentirait
point à lui accorder son indépendance, et qu'il fallait employer des
mesures énergiques. Mais que doit-on attendre de la débonnaireté du
peuple italien? Avec de l'audace et de la fermeté, en flattant ses
desirs, on en eût peut-être tout obtenu. Pour attendre l'abdication de
Napoléon, il fallait réunir les colléges, prononcer la consolidation
du royaume, proclamer un chef, faire un appel au patriotisme du
peuple, appeler tous les princes d'Italie à une confédération, mander
a Milan les troupes de Cremone et de Lodi, et se défendre enfin, pour
tenter de réussir ou succomber avec gloire, en se mettant à même de
discuter avec l'Autriche un traité d'abaissement. N'eussent-ils fait
autre chose que proclamer une seconde fois la constitution de 1802, et
nommer un président ou un vice-président, ils auraient sauvé le peuple
de lui-même, le collége n'aurait pas compromis la nation: et qui sait
si cette attitude nouvelle n'eût pas amené quelque résultat
avantageux? Oui, les sénateurs d'Italie n'ont rien fait pour sauver la
patrie.»
[32] «Les Français étaient assez généralement aimés, et on les
regrette aujourd'hui; tandis, au contraire, que les Autrichiens ont
toujours été détestés, qu'on les hait encore plus, et que le nom de
_Tudesco_ (Tudesque, ou Allemand) donné à un Italien, est une injure
des plus vives. Sous la domination des Français, les Italiens
jouissaient des apparences de toutes leurs libertés; ils
embellissaient leur pays; ils protégeaient les arts, l'industrie, le
commerce; la presque totalité des emplois étaient occupés par des
nationaux. Maintenant ils ne rencontrent que des entraves, et les
Autrichiens gouvernent en conquérans».
[33] «Cette déclaration concorde parfaitement avec la note
précédente».
[34] Il SAINT-EDME riporta qui, tradotta in francese, la Costituzione
della Repubblica Italiana adottata nei Comizi di Lione il 26 gennaio
1802: il testo originale di essa si ha nel _Bollettino delle leggi
della Repubblica Italiana, Anno I,_ Milano, Veladini [1802], pp. 1-19.
[35] «Relatifs au système continental».
[36] In questa nota il Saint-Edme dà il testo delle costituzioni del
Regno d'Italia tradotte in francese, e cioè:
_I. Statuto costituzionale_, Parigi 17 marzo 1805, preceduto dal
discorso di F. Melzi in nome della Deputazione della Repubblica
Italiana [Marescalchi, Caprara, Paradisi, Fenaroli, Costabili, Luosi e
Guicciardi, membri della Consulta di Stato; Guastavillani,
Lambertenghi, Carlotti, del Consiglio legislativo; Dabrowki generale
di divisione; Rangone oratore del Corpo legislativo, Calepio membro
del Corpo legislativo; Litta, Fè, Alessandri, del Collegio elettorale
dei possidenti; Salimbeni generale di brigata, Appiani, del Collegio
elettorale dei dotti; Busti, Giulini, del Collegio elettorale dei
commercianti; Negri, commissario presso il tribunale di cassazione;
Sopransi, presidente del tribunale di revisione in Milano; Valdrighi,
presidente del tribunale di revisione in Bologna], dall'atto della
Deputazione stessa che invoca la trasformazione della Repubblica in
Regno d'Italia, dalla risposta di Napoleone I che dichiara di
accettare la corona italica; tutto ciò riferito dalla _Raccolta de'
fatti, documenti, discorsi e cerimonie, il tutto relativo al
cangiamento della Repubblica Italiana in Regno d'Italia_, Milano,
Sonzogno, 1805, pp. 10-23, 48-51. Il testo ufficiale del primo Statuto
costituzionale fu pubblicato col proclama della Consulta di Stato,
Parigi 19 marzo 1805, che si legge nel _Bollettino delle leggi del
Regno d'Italia_, Milano, Veladini [1805], PP. 33-43.
_II. Statuto costituzionale_, Saint-Cloud 29 marzo 1805
[Reggenza--Grandi ufficiali del Regno--Giuramenti]; nella _Raccolta_
cit. pp. 98-112 e nel _Bollettino_ cit. pp. 54-63.
_III. Statuto costituzionale_, Milano 6 giugno 1805 [Beni della
Corona--Viceré--Collegi--Consiglio di Stato--Corpo legislativo--Ordine
giudiziario--Diritto di far grazia--Ordine della Corona di
ferro--Disposizioni generali] firmato dai membri della Consulta di
Stato [Marescalchi, Caprara, Paradisi, Fenaroli, Costabili, Luosi,
Moscati, Guicciardi] e della Censura [Aldini presidente, Stanislao
Bovara e Giovanni Tamassia segretari, Giuseppe Taverna, Giuseppe
Soresina Vidoni, Lorenzo Scazza, Barnaba Oriani, Fè Marcantonio,
Brunetti Vincenzo, Vertova Giambattista, Conti Francesco, Piazzoni
Giambattista, Castiglioni Luigi, Bignami Carlo, Bentivoglio Carlo,
Salina Luigi, Peregalli Francesco, Bologna Sebastiano, Massari Luigi,
Odescalchi, Bazzetta]: è nel _Bollettino_ cit. pp. 91-112.
_IV. Statuto costituzionale_, Parigi 16 febbraio 1806 [adozione del
Viceré Eugenio]: è nel _Bollettino_ cit., Milano, R. Stamperia [1806],
pp. 62-64.
_V. Statuto costituzionale_, Milano, 20 dicembre 1807 [creazione del
Senato consulente]: è nel _Bollettino_ cit., Milano, R. Stamperia
[1807], pp. 1120-1221.
Degli altri Statuti del Regno non ebbe cognizione il Saint-Edme, il
quale solamente accenna a un «sixième et dernier Statut
constitutionnel» del 9 novembre 1809, sotto la qual data si ha invece
il _Regolamento che stabilisce la natura e la forma delle relazioni
del Senato col Governo_ (nel _Bollettino_ cit., Milano, R. Stamperia,
pp. 302-312). Invece gli altri, veri e propri Statuti, furono i
seguenti:
_VI. Statuto costituzionale_, Parigi 21 marzo 1808 [Organizzazione del
Senato--Attibuzioni--Dotazione--Disposizioni speciali]: è nel
_Bollettino_ cit., Milano, R. Stamperia [1808], pp. 216-222.
_VII. Statuto costituzionale_, Saint-Cloud 21 settembre 1808 [Titoli e
maggioraschi del Regno]: è nel _Bollettino_ cit., pp. 824-847.
_VIII. Statuto costituzionale_, Parigi, 15 marzo 1810 [Dotazione della
corona e appannaggi dei principi e delle principesse d'Italia]: è nel
_Bollettino_ cit., Milano, R. Stamperia [1810], pp. 194-210.
_IX. Statuto costituzionale_, Parigi 15 marzo 1810 [appannaggio del
Principe Viceré d'Italia]: è nel _Bollettino_ cit., pp. 211-213.
Finalmente il SAINT-EDME, dopo aver notato che gli elettori del Regno,
i quali secondo la Costituzione di Lione erano 300 nel Collegio dei
possidenti, 200 in quello dei Dotti e 200 in quello dei commercianti,
erano poi cresciuti di numero per i decreti del 5 dicembre 1807 e 17
luglio 1808, sí che nel 1814 ammontavano a 1153 (possidenti 495, dotti
329, commercianti 329), conchiude la sua nota cosí: «Les électeurs aux
colléges réunis à Milan en avril 1814, étaient au nombre de 170; et,
conformément aux constitutions, ils ne pouvaient délibérer: si les
sénateurs avaient eu plus d'énergie, ils auraient évité à ce collége
le ridicule dont il s'est couvert, et auraient été sans doute utils à
leur pays. Ils ont été chassés par quelques factieux: que
méritaient-ils de plus?»
SUGLI AVVENIMENTI
DI MILANO
_17-20 Aprile 1814_
RELAZIONE
DEL
CONTE CARLO VERRI
SENATORE DEL REGNO ITALICO
E
PRESIDENTE DELLA REGGENZA PROVVISORIA
SCRITTA IN NIZZA
Inverno 1817.