Marché avec le comte de Geloës:
_Daniel dans la fosse aux lions_[106]................ 1.000
Portrait de M. Bruyas[107]................................ 1.000
--de Talma................................................ 1.500 fr.
[102] Sur des notes volantes dans un Agenda portant la date 1852.
[103] La seule _Fiancée d'Abydos_ était en 1874 vendue 32,050 francs
(Voir _Catalogue Robaut_, nos 772-773.)
[104] Cette superbe toile est au Musée de Bruxelles. (Voir _Catalogue
Robaut_, n° 1110.)
[105] La première composition de la _Mise au tombeau_, ou _Christ du
comte de Geloës_, atteignit à la vente Faure, en 1873, le chiffre de
60,000 francs. Cette répétition est d'un bien moindre format. (Voir
_Catalogue Robaut_, nos 1034 et 1037.)
[106] Ce tableau fut vendu 17,500 francs en 1877. (Voir _Catalogue
Robaut_, n° 1213.)
[107] «Le portrait de M. _Bruyas_, qui fut connu des Parisiens
seulement à l'Exposition posthume de l'œuvre de Delacroix, avait été
commencé en mai 1853. M. Bruyas, avec l'aide de Th. Silvestre, avait
rédigé un catalogue raisonné et illustré de sa collection de peintures
modernes.» (Voir _Catalogue Robaut._)
1853
2 _janvier._--La couleur n'est rien, si elle n'est pas convenable au
sujet, et si elle n'augmente pas l'effet du tableau par l'imagination.
Que les Boucher et les Vanloo fassent des tons légers et charmants à
l'œil, etc.
*
_Lundi_ 10 _janvier._--Halévy nous contait, à Trousseau[108] et à
moi,--à ce dîner,--qu'entendant parler d'un vieillard battu par son
fils, il avait trouvé dans ce prétendu vieillard un homme de cinquante
à cinquante-deux ans; mais c'était un homme qui paraissait vingt ans
de plus: c'était quelque marchand de vin retiré. Ces natures brutes
s'affaissent promptement, quand l'activité physique ne les soutient
plus. Nous disions à ce propos que les gens qui travaillent de l'esprit
se conservent mieux. Il m'arrive très souvent le matin d'être ou de
me croire malade jusqu'au moment où je me mets à travailler. J'avoue
qu'il se pourrait qu'un travail ennuyeux ne fît pas le même effet,
mais quel est le travail qui n'attache pas l'homme qui s'y consacre? Je
disais à Trousseau que je ne ressemblais pas à ces musiciens qui disent
du mal de la musique, etc. Il m'a dit qu'il aimait passionnément son
métier, qui est un des plus répugnants qu'on puisse embrasser. C'est un
homme de plaisir, qui doit aimer ses aises. Tous les jours, dans cette
saison, son réveille-matin le fait lever et courir à son hôpital, lever
des appareils, tâter le pouls, et pis encore, à des malades dégoûtants,
dans un air empesté où il passe la matinée. Quand la disposition ne l'y
porte guère, il est à croire que l'amour-propre le fait. Dupuytren n'y
a jamais manqué, et il n'est pas probable que ce soit cette assiduité
qui l'ait fait mourir prématurément. Au contraire, elle aura peut-être
combattu quelque mauvaise influence, qui aura fini par le tuer.
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