Voici donc ce que moi, ignorant, j'écrivais de hasard sur cette
littérature en pierre qui parle à nos yeux du haut du Parthénon.
L'aspect de ces lignes harmonieuses dans le ciel d'Athènes, dont les
profils et les contours forment ce qu'on appelle le beau dans
l'architecture,--l'architecture, m'écriai-je, n'est qu'une géométrie
animée: cette géométrie chante comme un poëme; ces lignes sont leur
poésie; la symétrie est l'équilibre des lignes. Ces lignes sont la
métaphysique des édifices humains, nombres, géométrie, symétrie,
décorations, tout cela construit en plus ou moins grande proportion,
selon le génie de l'artiste, ce beau qui est l'idéal des yeux comme la
musique est l'idéal de l'oreille, comme l'éloquence est l'idéal de la
logique, comme la poésie est l'idéal de l'imagination et du sentiment.
Tout cela est donc encore de la littérature, et, en commentant le
Parthénon de Périclès et Phidias, je suis encore dans mon sujet.
(_La suite au prochain Entretien._)