VI.

«Cette déclaration était plutôt un recueil de maximes qu'un code de

gouvernement; elle révélait cependant la pensée du mouvement qui

s'accomplissait. Ce qui rend la Révolution si grande au milieu même de

ses orages, de ses anarchies et de ses crimes, c'est qu'elle était une

doctrine. Ses dogmes étaient si sains que, si l'on avait effacé de ce

code l'impression de la main sanglante qui les avait signés, on aurait

pu les croire rédigés par le génie de Socrate ou même par la charité

de Fénelon. C'est par cette raison que les théories pures de la

Révolution, dépopularisées par les douleurs et les crimes dont leur

enfantement a travaillé la France, revivent et revivront de plus en

plus dans les aspirations des hommes. Elles ont été souillées, mais

elles sont divines. Effacez le sang, il reste la vérité.»

Cours familier de Littérature - Volume 13 · 第 40 / 256 题