«Cette déclaration était plutôt un recueil de maximes qu'un code de
gouvernement; elle révélait cependant la pensée du mouvement qui
s'accomplissait. Ce qui rend la Révolution si grande au milieu même de
ses orages, de ses anarchies et de ses crimes, c'est qu'elle était une
doctrine. Ses dogmes étaient si sains que, si l'on avait effacé de ce
code l'impression de la main sanglante qui les avait signés, on aurait
pu les croire rédigés par le génie de Socrate ou même par la charité
de Fénelon. C'est par cette raison que les théories pures de la
Révolution, dépopularisées par les douleurs et les crimes dont leur
enfantement a travaillé la France, revivent et revivront de plus en
plus dans les aspirations des hommes. Elles ont été souillées, mais
elles sont divines. Effacez le sang, il reste la vérité.»