LIVRE PREMIER.
COMMENT HASTINGS OPPRIMA LA NEUSTRIE AVANT L’ARRIVÉE DE ROLLON.
CHAPITRE PREMIER. Comment la vigueur des Francs s’affaiblit après
avoir long-temps brillé avec éclat, en sorte qu’ils se trouvèrent
moins en état de résister aux barbares Païens. [p. 5]
CHAP. II. Des trois parties du monde, de celle dans laquelle est
située la Dacie, et de la position de ce pays. [p. 7]
CHAP. III. De l’origine des Goths, et des lieux où ils habitèrent
d’abord. [p. 9]
CHAP. IV. Que les Danois sont descendans des Goths. — Pourquoi ils
sont appelés Danois ou North-Manns, et comment cette race s’est
autant multipliée. [p. 10]
CHAP. V. Comment Bier, fils de Lothroc, roi de Dacie, fut chassé
de sa patrie, selon la coutume, avec Hastings son gouverneur. [p.
11]
CHAP. VI. Comment ils arrivèrent dans le royaume des Francs, et
dévastèrent d’abord le pays du Vermandois. [p. 13]
CHAP. VII. De la dévastation de la Neustrie, qui s’étend en ligne
transversale de la ville d’Orléans jusqu’à Lutèce, cité des
Parisiens. [p. 14]
CHAP. VIII. Comment, furent détruites les villes de Paris,
Beauvais, Poitiers, et d’autres villes voisines, à partir du
rivage de l’Océan, en se dirigeant vers l’Orient, et jusqu’à la
ville de Clermont en Auvergne. [p. 16]
CHAP. IX. Comment, après que la France eut gémi trente ans environ
sous l’oppression des Païens, Hastings se rendant par mer à Rome
pour la soumettre à la domination de Bier, fut jeté par une
tempête auprès de Luna, ville d’Italie. [p. 17]
CHAP. X. Comment Hastings, croyant que la ville de Luna était
Rome, et ne pouvant la prendre de vive force, la prit par artifice
et la détruisit. [p. 18]
CHAP. XI. Comment les Païens, ayant découvert que cette ville
n’était pas Rome, se divisèrent. — Bier voulant retourner en
Danemarck, mourut dans la Frise. — Hastings ayant fait la paix
avec le roi Charles, reçut de lui la ville de Chartres, à titre de
solde, et y habita. [p. 20]
LIVRE SECOND.
DES FAITS ET GESTES DE ROLLON, PREMIER DUC DE NORMANDIE.
CHAPITRE PREMIER. De la noblesse et valeur du père de Rollon, et
comment les jeunes gens de la Dacie, qui avaient été désignés par
ordre du roi pour en être expulsés, se rendirent auprès de Rollon
et de Gurim son frère pour implorer leur secours contre le roi.
[p. 21]
CHAP. II. Comment Rollon s’étant révolté contre le roi pendant
cinq ans, le roi lui demande et obtient la paix frauduleusement.
[p. 24]
CHAP. III. Comment le roi attaqua dans la nuit les villes de
Rollon. — De la mort de Gurim son frère, et de l’arrivée de Rollon
dans l’île de Scanza avec six navires. [p. 25]
CHAP. IV. De l’invitation faite à Rollon en songe pour qu’il eût à
se rendre en Angleterre, et de sa victoire sur les Anglais. [p.
27]
CHAP. V. D’un songe de Rollon, et de l’explication de ce songe par
un certain chrétien. [p. 29]
CHAP. VI. D’Alstem, roi très-chrétien des Anglais, avec lequel
Rollon conclut un traité d’amitié inviolable. [p. 31]
CHAP. VII. De la tempête que Rollon eut à essuyer en se rendant de
l’Angleterre vers le royaume de France, et comment il aborda sur
les côtes du pays des Walgres. [p. 34]
CHAP. VIII. Comment Rollon vainquit les Walgres, qui voulurent lui
résister, ainsi que Rainier, duc du Hainaut, et Radbold, prince de
Frise. — De douze navires chargés de vivres et d’autant de
vaisseaux remplis de chevaliers, que le roi des Anglais Alstem
envoya à Rollon tandis qu’il était en ce pays. [p. 37]
CHAP. IX. Comment, l’an du Verbe incarné 876, Rollon arriva à
Jumiège et de là à Rouen; et comment l’archevêque Francon lui
demanda et en obtint la paix. [p. 41]
CHAP. X. Comment Rollon et les siens étant arrivés le long de la
Seine, à Arques, que l’on appelle aussi Hasdans, y construisirent
des retranchemens, combattirent contre les Francs, et en ayant tué
beaucoup, mirent en fuite Renaud, leur duc; après quoi ils
détruisirent le château de Meulan. [p. 42]
CHAP. XI. Par quelle perfidie le comte Thibaut acheta à Hastings
la ville de Chartres, et comment Hastings lui-même ayant tout
vendu, partit en pélerin et disparut. [p. 45]
CHAP. XII. Nouvelle guerre de Renaud, prince de France, avec
Rollon, et mort de Renaud. — Du siége de la ville de Paris pendant
un an, et de la destruction de la ville de Bayeux, dans laquelle
Rollon prit une certaine jeune fille nommée Popa, dont il eut
Guillaume et Gerloc, sœur de celui-ci. — Comment l’armée de Rollon
massacra les citoyens de la ville d’Evreux, tandis que lui-même
assiégeait Paris avec quelques-uns des siens. [p. 46]
CHAP. XIII. De Elstan, roi des Anglais, qui envoya des députes à
Rollon lui demander du secours contre des rebelles, et reçut de
lui ce secours. — Comment Rollon, revenant d’Angleterre, après
avoir vaincu les Anglais, selon le vœu de leur roi, enrichi de
très-grands dons et conduisant des auxiliaires, détacha les comtes
de son armée et les envoya promptement, et par eau, les uns sur le
fleuve de la Seine, les autres sur la Loire, les autres sur la
Gironde, pour faire dévaster les provinces intermédiaires. [p. 47]
CHAP. XIV. Comment Charles, ayant appris le retour de Rollon, lui
demanda et obtint une paix de trois mois, et comment, ce délai
expiré, Rollon envoya les siens jusqu’en Bourgogne, pour enlever
du butin de tous côtés. [p. 48]
CHAP. XV. Comment, tandis que Rollon assiégeait la ville de
Chartres, Richard, duc de Bourgogne, s’élança sur lui avec son
armée et l’armée des Francs; et comme Rollon résistait
vigoureusement, Anselme, l’évêque, sortit à l’improviste de la
ville avec des hommes armés, portant la tunique de la sainte Mère
de Dieu, et attaqua Rollon sur ses derrières. Rollon céda alors
non aux Bourguignons, mais à la puissance divine. [p. 49]
CHAP. XVI. Comment une certaine portion de l’armée de Rollon monta
sur une certaine montagne, et comment Ebble, comte du Poitou, se
cacha dans la maison d’un foulon pour éviter les Normands. [p. 50]
CHAP. XVII. Comment Rollon, étant enflammé de fureur et continuant
de plus en plus à opprimer et à dévaster la France, le roi Charles
lui donna sa fille et tout le territoire maritime, depuis la
rivière d’Epte jusqu’aux confins de la Bretagne, et même la
Bretagne entière pour qu’il y trouvât de quoi vivre, attendu que
le territoire ci-dessus désigné était ravagé et abandonné, sous la
condition qu’il se ferait chrétien. — Comment le roi, Robert, duc
de France, les autres grands et les évêques jurèrent que ce pays
serait possédé à perpétuité par Rollon et par ses héritiers; et
comment Rollon ne voulant pas baiser le pied du roi, ordonna à un
de ses chevaliers de le baiser. [p. 51]
CHAP. XVIII. Comment, l’an du Verbe incarné 912, Rollon et son
armée reçurent le baptême, et Rollon donna une portion de son
territoire aux églises les plus vénérables avant d’en faire la
distribution entre les grands, et comme quoi il donna Brenneval à
Saint-Denis l’Aréopagite. [p. 54]
CHAP. XIX. Comment Rollon distribua le pays à ses hommes, releva
les églises détruites et les murailles des cités, et vainquit les
Bretons révoltés contre lui. [p. 55]
CHAP. XX. De la loi qu’il publia pour que nul n’eût à prêter
assistance à un voleur. — Histoire d’un paysan et de sa femme,
qu’il ordonna de pendre à une potence, à cause d’une serpe et d’un
soc de charrue qui avaient été volés. [p. 56]
CHAP. XXI. De deux chevaliers du roi Chartes, que le duc fit
punir. [p. 58]
CHAP. XXII. Comment le duc, après que sa femme fut morte sans lui
laisser d’enfans, s’unit de nouveau avec Popa, qu’il avait eue
pour femme avant son baptême, et mourut après avoir fait prêter
serment de fidélité à son fils Guillaume par les Normands et les
Bretons. [p. 59]
LIVRE TROISIÈME.
DU SECOND DUC DE NORMANDIE, GUILLAUME, FILS DE ROLLON.
CHAPITRE PREMIER. Des bonnes qualités du duc Guillaume et de la
jalousie des Francs contre lui, parce qu’il reculait tout autour
de lui les limites de son duché. — Comment il vainquit les comtes
bretons Alain et Béranger, révoltés contre lui. [p. 61]
CHAP. II. Comment quelques Normands, sous la conduite d’un certain
traître nommé Rioulfe, voulurent entreprendre d’expulser le duc du
pays, et étant venus assiéger les faubourgs de la ville de Rouen,
furent vaincus par le duc, qui n’avait avec lui qu’une petite
troupe de chevaliers, dans le lieu que l’on appelle encore
aujourd’hui le Pré du combat; et comment le duc revenant vainqueur
après cette affaire, apprit que Sprota, très-noble jeune fille,
lui avait donné un fils, né à Fécamp, qu’il ordonna de baptiser
sous le nom de Richard. [p. 62]
CHAP. III. Comment beaucoup de comtes et de ducs des contrées
étrangères, attirés vers le duc par la renommée de sa bonté et de
ses vertus, visitèrent sa cour, et entre autres Hugues-le-Grand,
duc des Francs, Guillaume, comte de Poitou, et Héribert du
Vermandois. — Comment Guillaume demanda au duc, et en obtint sa
sœur Gerloc en mariage; et comment Héribert, sur les instances de
Hugues-le-Grand, donna sa fille en mariage au duc. [p. 64]
CHAP. IV. Comment, sur la demande d’Elstan, roi des Anglais, le
duc rétablit Louis sur le trône de ses pères, et le décora du
diadème royal après qu’il eut reçu l’onction de l’huile sainte,
soutenu qu’il était par Hugues-le-Grand, par les évêques et par
les autres grands seigneurs Francs. — Comment au bout de cinq ans
les Francs conspirèrent de nouveau contre leur roi, et tentèrent
de l’expulser de son royaume. [p. 65]
CHAP. V. Comment Louis, forcé par la nécessité, voulut conclure un
traité d’amitié avec Henri, roi d’outre-Rhin, et que celui-ci ne
voulut y consentir qu’avec l’intervention de Guillaume, marquis
des Normands. — Par où Louis, ayant supplié instamment le duc,
obtint par lui le secours et l’alliance qu’il recherchait auprès
du roi Henri. [p. 66]
CHAP. VI. Comment à son retour de la conférence des rois, et sur
la demande de Louis, le duc Guillaume présenta sur les fonts du
baptême, à Laon, le fils du roi qui reçut le nom de Lothaire. [p.
67]
CHAP. VII. En quelle occasion le duc Guillaume releva l’abbaye de
Jumiège, que les Païens avaient détruite. [p. 68]
CHAP. VIII. De douze moines et de leur abbé Martin, qui furent
pris dans le couvent de Saint-Cyprien, et que la comtesse de
Poitou, sœur du duc, lui envoya sur sa demande pour être établis
dans le lieu susdit. — Comment le duc voulant se faire moine en ce
même lieu, en reçut défense de l’abbé lui-même; et comment il fit
jurer fidélité à son fils Richard par les Normands et les Bretons.
[p. 70]
CHAP. IX. Comment Hérold, roi des Danois, chassé de son royaume
par son fils Suénon, et arrivant en Normandie avec soixante
vaisseaux, fut accueilli par le duc Guillaume avec les honneurs
convenables; et comment ce duc lui concéda le comté de Coutances
pour y demeurer. [p. 72]
CHAP. X. Comment le duc Guillaume, touché des malheurs du comte
Herluin, investit, assiégea et prit le château de Montreuil,
qu’Arnoul de Flandre lui avait enlevé, et le rendit à Herluin. [p.
73]
CHAP. XI. Comment Arnoul, attristé de la perte de ce château,
adressa frauduleusement au duc Guillaume des paroles de paix pour
l’inviter à se rendre à Pecquigny, afin d’y négocier avec lui un
traité d’amitié. [p. 74]
CHAP. XII. Comment quatre traîtres, savoir, Henri, Balzon, Robert
et Rioulfe, assassinèrent le duc par les ordres d’Arnoul, dans une
certaine île du fleuve de la Somme. — De la clef d’argent qui fut
trouvée dans sa ceinture, et avec laquelle il gardait enfermés
dans un petit coffre un capuchon et une étamine de moine. —
Comment son corps fut transporté à Rouen. [p. 75]
LIVRE QUATRIÈME.
DE RICHARD Ier, FILS DU DUC GUILLAUME.
CHAPITRE PREMIER. Comment Richard, encore enfant, succéda à son
père Guillaume. [p. 78]
CHAP. II. Comment Louis, roi des Francs, étant venu à Rouen, et
emmenant frauduleusement le jeune Richard en France et avec lui,
soumit le duché de Normandie à sa juridiction, en se disant tuteur
de l’enfant. [p. 79]
CHAP. III. Comment Louis, aveuglé par les présens d’Arnoul, menaça
le jeune Richard, duc de Normandie, de lui brûler les jarrets. [p.
80]
CHAP. IV. Par quelle adresse Osmond, intendant du jeune Richard,
le délivra de son étroite prison, et l’ayant enlevé de Laon, le
conduisit à Senlis auprès du comte Bernard, son oncle. [p. 82]
CHAP. V. Comment Bernard le Danois déjoua par sa sagesse les
conseils que Hugues-le-Grand avait donnés au roi contre les
Normands. [p. 84]
CHAP. VI. Comment Louis, se rendant à Rouen, y fut reçu par
Bernard le Danois et par les autres citoyens; et comment sur son
ordre Hugues-le-Grand renonça à dévaster la Normandie. [p. 85]
CHAP. VII. Comment par l’habileté de Bernard le Danois, et par le
secours d’Hérold, roi des Danois, Louis, roi des Francs, fut fait
prisonnier et retenu dans la ville de Rouen en une dure captivité.
[p. 88]
CHAP. VIII. Comment la reine Gerberge demanda à son père Henri,
roi d’au delà du Rhin, du secours contre les Normands, et n’en
obtint pas; c’est pourquoi elle donna comme otages son fils et
deux évêques, en échange du roi Louis, son époux. [p. 90]
CHAP. IX. Comment les Normands ramenèrent de France leur seigneur
Richard, et rendirent les otages. — Retour du roi Hérold en
Danemarck. [p. 91]
CHAP. X. Comment Hugues-le-Grand fiança sa fille Emma avec le duc
Richard, en sorte que le roi Louis, et Arnoul, comte de Flandre,
effrayés, demandèrent au roi Othon son secours contre
Hugues-le-Grand et le duc Richard; et comment Othon, après avoir
dévasté le territoire de Hugues-le-Grand, entreprit d’assiéger
Rouen. [p. 92]
CHAP. XI. Comment l’empereur Othon, le roi Louis et Arnoul de
Flandre, abandonnèrent honteusement le siége de Rouen, et prirent
la fuite. — Mort du roi Louis, qui eut pour successeur Lothaire,
son fils. [p. 94]
CHAP. XII. Comment Hugues-le-Grand, sur le point de mourir, plaça
son fils Hugues sous la protection du duc Richard; et comment ce
même duc prit pour femme Emma, fille de Hugues, après la mort de
celui-ci. [p. 96]
CHAP. XIII. Quels conseils Thibaut, comte de Chartres, donna à la
reine Gerberge contre le duc Richard; et comment ces artifices
furent révélés au duc par deux chevaliers de Thibaut même. [p. 96]
CHAP. XIV. Comment le roi Lothaire ayant réuni les ennemis du duc
Richard, savoir, Baudouin, comte de Flandre, Geoffroi d’Anjou et
Thibaut de Chartres, voulut encore le tromper, mais il ne le put.
[p. 98]
CHAP. XV. Comment le roi Lothaire s’empara de la ville d’Evreux et
la livra à Thibaut. — Comment le duc Richard dévasta le comté de
Chartres et de Châteaudun. — Comment Thibaut étant arrivé avec une
armée à la ferme d’Ermentrude, en fut chassé par le duc, et prit
honteusement la fuite, après avoir reçu un grand échec. [p. 100]
CHAP. XVI. Comment le duc Richard demanda à Hérold, roi des
Danois, des secours contre les Francs, et en reçut bientôt. [p.
101]
CHAP. XVII. Comment forcés par la nécessité, le roi Lothaire et
Thibaut rendirent intégralement au duc Richard tout ce qu’ils lui
avaient enlevé. — Conversion des Païens sur les exhortations du
duc. [p. 103]
CHAP. XVIII. Comment, sa femme Emma étant morte sans laisser
d’enfans, le duc épousa Gunnor, dont il eut plusieurs enfans. [p.
104]
CHAP. XIX. Comment le duc Richard construisit à Fécamp, en
l’honneur de la Sainte-Trinité, une église, qu’il décora de divers
ornemens, et restaura les abbayes du Mont-Saint-Michel et de
Saint-Ouen. — Comment après la mort du roi Lothaire, Hugues-Capet
s’éleva à la royauté, et étant mort peu de temps après, eut pour
successeur Robert son fils. [p. 106]
CHAP. XX. Comment le duc Richard, se trouvant à toute extrémité,
donna aux Normands son fils Richard pour duc, et mourut ensuite à
Fécamp. [p. 108]
LIVRE CINQUIÈME.
DU DUC RICHARD II, FILS DE RICHARD Ier.
CHAPITRE PREMIER. De l’honorable conduite de Richard II, tant pour
les affaires du siècle que pour les affaires divines. [p. 110]
CHAP. II. Avec quelle sagesse il réprima la conspiration générale
tramée par les paysans contre la paix. [p. 111]
CHAP. III. De la rébellion de Guillaume, frère naturel du duc, à
qui celui-ci avait donné le comté d’Hiesme. — Comment ce même
Guillaume fut pris, se réconcilia ensuite avec son frère, reçut du
duc le don du comté d’Eu et une femme nommée Lezscenina, et en eut
trois fils. [p. 112]
CHAP. IV. Comment Edelred, roi d’Angletere, qui, avait épousé
Emma, sœur du duc, envoya une armée pour conquérir la Normandie;
et comment Nigel de Coutances vainquit et détruisit entièrement
cette armée. [p. 114]
CHAP. V. Comment Geoffroi, comte des Bretons, demanda et obtint
pour femme la sœur du duc Richard, nommée Hadvise, dont il eut
deux fils, Alain et Eudes. [p. 116]
CHAP. VI. De la cruauté d’Edelred, roi des Anglais, envers les
Danois qui demeuraient paisiblement chez lui, en Angleterre; et de
la fuite de quelques jeunes gens de la même nation qui
s’échappèrent pour aller annoncer à Suénon, roi de Danemarck, la
mort de ses proches. [p. 117]
CHAP. VII. Comment le roi Suénon, ayant rassemblé une grande
armée, débarqua dans le comté d’Yorck, et laissant là son armée,
partit pour aller demander la paix à Richard, duc de Normandie, et
arriva à Rouen avec quelques vaisseaux. — Du traité conclu entre
les Normands et les Danois. — Comment les habitans d’Yorck, de
Cantorbéry et de Londres se rendirent au roi Suénon; et comment le
roi Edelred s’enfuit avec sa femme et ses enfans auprès de
Richard, duc de Normandie. [p. 119]
CHAP. VIII. De la mort du roi Suénon à Londres; et comment Canut
son fils, lui ayant succédé, conduisit une nouvelle armée contre
les Anglais. — Du retour d’Edelred en Angleterre, et de la
victoire des Danois à Sandwich. [p. 121]
CHAP. IX. Comment Edelred, roi des Anglais, étant mort, Canut, roi
des Danois, épousa sa veuve Emma, et en eut un fils, Hardi-Canut,
qui dans la suite lui succéda. [p. 122]
CHAP. X. Des dissensions qui s’élevèrent entre le duc Richard et
Eudes, comte de Chartres, au sujet du château de Dreux. — Comment
le duc construisit le château de Tilliers sur la rivière d’Avre;
et comment les Normands vainquirent Eudes, et deux comtes qui
s’étaient joints à lui. [p. 123]
CHAP. XI. Comment deux rois païens vinrent d’au delà des mers pour
secourir le duc Richard contre les Francs. [p. 125]
CHAP. XII. Comment Robert, roi des Francs, redoutant les rois
susdits, rétablit la paix entre le duc Richard et Eudes. [p. 127]
CHAP. XIII. Comment le duc Richard prit pour femme Judith, sœur de
Geoffroi, comte des Bretons, et des enfans qu’il en eut. [p. 128]
CHAP. XIV. Comment Robert, roi des Francs, aidé du duc Richard,
rendit à Bouchard le château de Melun. [p. 129]
CHAP. XV. Comment avec le secours du duc Richard, le roi des
Francs, Robert, prit possession, malgré les Bourguignons, du duché
de Bourgogne, que le duc Henri lui avait laissé eu mourant. [p.
130]
CHAP. XVI. Comment Renaud, comte des Bourguignons, d’outre-Saône,
épousa là fille du duc Richard, Adelise. [p. 131]
CHAP. XVII. Comment le duc Richard, se trouvant à toute extrémité,
remit son duché à Richard, son fils aîné. [p. 133]
LIVRE SIXIÈME.
DE RICHARD III ET DE ROBERT SON FRÈRE, TOUS DEUX FILS DE RICHARD
II.
CHAPITRE PREMIER. Comment Richard III, quoiqu’il n’ait pas
long-temps gouverné le duché, se montra cependant imitateur des
vertus de son père. [p. 135]
CHAP. II. Des dissensions qui s’élevèrent entre Richard et Robert
son frère, et de la mort de Richard après le rétablissement de la
paix entre eux. [p. 136]
CHAP. III. Comment Robert succéda à son frère Richard. — De son
caractère et des dissensions qui naquirent entre lui et
l’archevêque Robert. [p. 137]
CHAP. IV. Comment le même duc Robert assiégea Guillaume de Belesme
dans le château d’Alençon, et le força à se rendre. [p. 138]
CHAP. V. Comment Hugues, évêque de Bayeux, et fils du comte Raoul,
voulut s’emparer du château d’Ivry, et ne put y réussir. [p. 140]
CHAP. VI. Comment Baudouin, comte de Flandre, demanda pour son
fils Baudouin la fille de Robert, roi des Francs, et l’obtint,
pour son malheur, si Robert, duc de Normandie, ne lui eut prêté
secours. — Mort de Robert, roi des Francs, qui eut pour successeur
Henri son fils. [p. 141]
CHAP. VII. Comment le même duc prêta son assistance à Henri, roi
des Francs, contre Constance sa mère. [p. 143]
CHAP. VIII. Comment le duc Robert, ayant marché contre Alain,
comte des Bretons, fonda le château de Carroc, sur les rives de la
rivière du Coesnon. [p. 145]
CHAP. IX. De l’abbaye du Bec, de son premier abbé et fondateur, le
vénérable Herluin, et de son successeur Anselme. [p. 146]
CHAP. X. De la flotte que le duc Robert se dispos à envoyer en
Angleterre, au secours de ses cousins Edouard et Alfred, fils du
roi Edelred. [p. 160]
CHAP. XI. Comment le duc envoya une partie de sa flotte pour
dévaster la Bretagne, et comment la paix fut rétablie ensuite
entre lui et Alain, comte de Bretagne. [p. 162]
CHAP. XII. Comment Canut, roi des Anglais, offrit par des députés,
à Edouard et à Alfred, la moitié du royaume d’Angleterre, par
suite de la crainte que lui inspirait Robert, duc de Normandie. —
Et comment le duc, partant ensuite pour Jérusalem, mit à la tête
du duché de Normandie son fils Guillaume, âgé de cinq ans. [p.
163]
CHAP. XIII. Comment le même duc, revenant de Jérusalem, mourut
dans la ville de Nicée, dans le sein du Christ. [p. 165]
LIVRE SEPTIÈME.
DU DUC GUILLAUME, QUI SOUMIT L’ANGLETERRE PAR SES ARMES.
CHAPITRE PREMIER. Des traverses que le jeune Guillaume eut à
essuyer dès le commencement de son administration, par la
perversité de quelques hommes. [p. 166]
CHAP. II. De la guerre qui s’éleva entre Toustain de Montfort et
Gauchelin de Ferrières; et de la mort d’Osbern, fils d’Herfast.
[p. 167]
CHAP. III. Comment Roger de Beaumont, fils de Honfroi de Vaux,
envoyé par les ordres de celui-ci, vainquit Roger du Ternois. [p.
169]
CHAP. IV. Comment ce même Roger de Beaumont fonda l’abbaye de
Préaux, et épousa Adeline, fille de Galeran, comte de Meulan. [p.
170]
CHAP. V. Comment Henri, roi des Francs, livra aux flammes le
château de Tilliers, que les Normands lui avaient cédé pour
obtenir la paix, ainsi que le bourg d’Argentan. [p. 172]
CHAP. VI. Comment Toustain Guz voulut et ne put retenir le château
de Falaise, et le défendre contre le duc Guillaume. — De Richard,
fils de Toustain. [p. 173]
CHAP. VII. Comment Robert l’archevêque eut pour successeur Manger,
fils de Richard II, et de sa seconde femme Popa. — De Guillaume
d’Arques. [p. 175]
CHAP. VIII. Comment Canut, roi des Anglais, étant mort, eut pour
successeur son fils Hérold. — Ce que fit Edouard encore exilé. [p.
177]
CHAP. IX. Comment Alfred, frère d’Edouard, fut trahi par le comte
Godwin; et comment Hardi-Canut, fils d’Emma, mère d’Edouard,
succéda à Hérold son frère, et eut pour successeur Edouard, qui
épousa Edith, fille de Godwin. [p. 177]
CHAP. X. Des cruautés de Guillaume Talvas. — De Guillaume, fils de
Giroie, qui se fit moine au Bec. [p. 179]
CHAP. XI. Comment le duc Richard avait donné les deux châteaux de
Montreuil et d’Echaufour à Giroie, qui avait épousé Gisèle, fille
de Toustain de Montfort. [p. 181]
CHAP. XII. D’Arnoul, fils de Guillaume Talvas, et d’Olivier son
frère, moine du Bec. [p. 182]
CHAP. XIII. Comment, après la mort d’Arnoul, Ives, son oncle
paternel, évêque de Seès, entra en possession de ses terres par
droit d’héritage. [p. 183]
CHAP. XIV. Comment les fils de Guillaume Soreng, Richard, Robert
et Avesgot, moururent d’une juste mort. [p. 185]
CHAP. XV. Du concile que le pape Léon tint à Rheims, et de la
réprimande qu’il adressa à Ives, évêque de Seès, à cause de
l’incendie de l’église de Saint-Gervais. [p. 187]
CHAP. XVI. Comment Guillaume Talvas, frère de l’évêque Ives, donna
à Roger de Mont-Gommeri sa fille Mabille et ses terres. [p. 188]
CHAP. XVII. Comment, après la mort de Hugues, évêque de Bayeux, le
duc Guillaume mit en sa place Eudes, son frère utérin. — Bataille
du Val-des-Dunes. [p. 189]
CHAP. XVIII. Comment le duc Guillaume reprit les châteaux
d’Alençon et de Domfront, dont Geoffroi, comte d’Anjou, s’était
emparé. [p. 192]
CHAP. XIX. Comment, ayant expulsé Guillaume Guerlenc du comté de
Mortain, le duc mit en sa place Robert, son frère utérin. [p. 194]
CHAP. XX. De la rébellion de Guillaume Busac, comte d’Eu; et
comment celui-ci étant exilé reçut en don le comté de Soissons de
Henri, roi des Francs. [p. 196]
CHAP. XXI. Le duc Guillaume épouse Mathilde, fille de Baudouin de
Flandre, et nièce du roi Henri. [p. 197]
CHAP. XXII. Des monastères qui furent fondés en Normandie du temps
du duc Guillaume. [p. 198]
CHAP. XXIII. De la reconstruction du couvent de Saint-Evroul, à
Ouche, par Guillaume Giroie, et Robert et Hugues de Grandménil,
ses neveux. [p. 201]
CHAP. XXIV. Comment Mauger l’archevêque remit son archevêché au
duc, lequel mit en sa place le moine Maurile. [p. 207]
CHAP. XXV. Comment le duc Guillaume construisit le château de
Breteuil, et le confia à Guillaume, fils d’Osbern. — Quelle était
la femme de celui-ci. [p. 209]
CHAP. XXVI. Pour quel motif deux couvens furent fondés à Caen. [p.
211]
CHAP. XXVII. Comment le duc Guillaume assiégea et prit la ville du
Mans, et le château de Mayenne. [p. 213]
CHAP. XXVIII. Comment Henri, roi des Français, perdit une armée au
gué de la Dive, se réconcilia ensuite avec le duc, et lui rendit
le château de Tilliers. [p. 213]
CHAP. XXIX. Comment, sur les délations de quelques hommes, le duc
Guillaume chassa de Normandie quelques uns de ses barons. [p. 213]
CHAP. XXX. En quel temps les Normands commencèrent à aller dans la
Pouille, et quels furent les princes Normands qui soumirent ce
pays à leur autorité. [p. 217]
CHAP. XXXI. Comment Harold engagea sa foi au duc Guillaume, et se
parjura ensuite, après la mort du roi Edouard. [p. 220]
CHAP. XXXII. Comment le duc Guillaume envoya en Angleterre le
comte Toustain, qui redoutant Harold se réfugia auprès du roi de
Norwège. [p. 221]