Signature du libraire à Caen

Notes du transcripteur:

Les fautes de typographie évidentes (lettre manquante ou erronée,

permutation de deux lettres, espace manquante entre deux mots,

virgule à la place d’un point en fin de phrase, point à la place

d’une virgule dans une phrase, type retourné, erreur de

pagination) dans l'ouvrage conservé à la Bibliothèque nationale de

France ont été corrigées.

Les archaïsmes, la ponctuation, l'accentuation et les disparités

d’emploi de certains mots sont ceux de cet ouvrage.

Lorsqu’elles étaient conformes au sens du texte ou aux aspects

historiques, les corrections manuscrites figurant dans l’ouvrage

conservé à la Bibliothèque nationale de France ont été prises en

compte.

La Note * est due au transcripteur; les Notes 1, ... et a, ...

sont celles figurant dans l'Histoire des ducs de Normandie et la

Vie de Guillaume le Conquérant, respectivement.

HISTOIRE

DES NORMANDS

—

VIE DE

GUILLAUME-LE-CONQUÉRANT

COLLECTION

DES MÉMOIRES

RELATIFS

A L’HISTOIRE DE FRANCE.

HISTOIRE DES NORMANDS, PAR GUILLAUME DE JUMIÈGE. — VIE DE

GUILLAUME-LE-CONQUÉRANT, PAR GUILLAUME DE POITIERS.

__________________________________

PARIS, IMPRIMERIE DE A. BELIN,

rue des Mathurins Saint-Jacques, n. 14.

[p. i]

COLLECTION

DES MÉMOIRES

RELATIFS

A L’HISTOIRE DE FRANCE.

DEPUIS LA FONDATION DE LA MONARCHIE FRANÇAISE JUSQU’AU 13e SIÈCLE;

PAR M. GUIZOT,

PROFESSEUR D’HISTOIRE MODERNE A L’ACADÉMIE DE PARIS.

Insigne du libraire à Paris

A PARIS,

CHEZ J.-L.-J. BRIÈRE, LIBRAIRE,

RUE SAINT-ANDRÉ-DES-ARTS, No. 68.

1826.

[p. ij]

HISTOIRE

DES DUCS

DE NORMANDIE

Tous les Exemplaires doivent être revêtus de ma signature. [p.

iij]

Signature du libraire à Caen

Cet ouvrage ainsi que ceux indiqués ci-contre se trouvent:

A PARIS, CHEZ

BRIÈRE, rue Saint-André-des-Arts, no. 68.

FIRMIN DIDOT, rue Jacob.

ARTHUS BERTRAND, rue Hautefeuille.

PONTHIEU, Palais-Royal.

BOULLAND-TARDIEU, rue du Battoir.

RENOUARD, rue de Tournon.

BOSSANGE frères, rue de Seine.

RAYNAL, rue Pavée-Saint-André-des-Arts.

BOSSANGE père, rue de Richelieu.

RENARD, à la Librairie du commerce.

BLAISE, rue Férou.

TREUTTEL ET WURTZ, rue de Bourbon.

A LONDRES, CHEZ

AUGUSTE PUGIN, 105, Great Russel-street, Bloomsbury.

JO. BRESTLEY et WEALE, architectural library Holborn.

BOSSANGE.

Et chez les principaux libraires de Normandie.

__________________________________

PARIS, IMPRIMERIE DE A. BELIN,

rue des Mathurins Saint-Jacques, n. 14.

[p. iv]

Page_de_couverture

[p. v]

NOTICE

SUR

GUILLAUME DE JUMIÈGE.

Les érudits ont amèrement reproché à Guillaume, moine de l’abbaye

de Jumiège, d’avoir reproduit dans les premiers livres de son

Histoire des Normands, la plupart des fables dont son prédécesseur

Dudon, doyen de Saint-Quentin, avait déjà rempli la sienne. Si

Guillaume n’eût ainsi fait, cette portion de son ouvrage

n’existerait pas, car il n’aurait rien eu à y mettre; il a

recueilli les traditions de son temps sur l’origine, les exploits,

les aventures des anciens Normands et de leurs chefs; aucun peuple

n’en sait davantage, et n’a des historiens plus exacts sur le

premier âge de sa vie. A voir la colère de dom Rivet et de ses

doctes confrères, il semblerait que Dudon et Guillaume aient eu le

choix de nous raconter des miracles ou des faits, une série de

victoires romanesques ou une suite d’événemens réguliers, et que

leur préférence pour la fable soit une insulte à notre raison,

comme si elle était obligée d’y [p. vj] croire. Il y a à quereller

de la sorte les vieux chroniqueurs une ridicule pédanterie; ils

ont fait ce qu’ils pouvaient faire; ils nous ont transmis ce qu’on

disait, ce qu’on croyait autour d’eux: vaudrait-il mieux qu’ils

n’eussent point écrit, qu’aucun souvenir des temps fabuleux ou

héroïques de la vie des nations ne fût parvenu jusqu’à nous, et

que l’histoire n’eût commencé qu’au moment où la société aurait

possédé des érudits capables de la soumettre à leur critique pour

en assurer l’exactitude? A mon avis, il y a souvent plus de

vérités historiques à recueillir dans ces récits où se déploie

l’imagination populaire que dans beaucoup de savantes

dissertations.

Quelles que soient les fables qu’il a mêlées aux faits, Guillaume

de Jumiège est l’un des plus curieux historiens du XIe siècle; non

seulement il nous a conservé sur l’histoire des ducs de Normandie

des détails qu’on ne trouve point ailleurs, mais il a peint avec

plus de vie et de vérité autre les mœurs nationales, les

caractères individuels, et sa narration ne manque point d’intérêt.

Ces mérites se font surtout remarquer dans les sept premiers

livres, les seuls qui doivent être regardés comme son ouvrage; le

VIIIe a été évidemment ajouté dans la suite par un moine [p. vij]

de l’abbaye du Bec: sans parler de la différence de ton et de

style, il y est question de plusieurs événements arrivés après la

mort de Guillaume de Jumiège, par exempte, de la mort d’Adèle,

comtesse de Blois, sœur du roi d’Angleterre Henri Ier, survenue en

1137, et de celle de Boson, abbé du Bec, qui eut lieu la même

année. Guillaume avait dédié son histoire au roi

Guillaume-le-Conquérant; il l’écrivait donc avant l’année 1087,

époque de la mort de ce prince; il faudrait donc croire qu’il

vivait encore cinquante ans après, et qu’alors seulement il y

aurait ajouté le VIIIe livre, supposition qui n’est pas

rigoureusement impossible comme le prétend dom Rivet 1, mais qu’on

peut regarder comme tout-à-fait invraisemblable. Il paraît même

que dans les sept premiers livres, plusieurs chapitres notamment

le chapitre IX du livre VIe, les chapitres XII, XXII, XXXVIII du

livre VIIe, et peut-être quelques autres passages encore ont été

également ajoutés après coup, ou du moins interpolés, soit par le

moine auteur du VIIIe livre, soit par quelque autre chroniqueur.

On ignore absolument l’époque de la mort de Guillaume, et il ne

parait pas qu’il ait jamais été [p. viij] revêtu d’aucune dignité

ecclésiastique; il n’en acquit pas moins assez vite une grande

réputation, et Orderic Vital en parle à plusieurs reprises avec la

plus haute estime. On lui donne dans les manuscrits le surnom de

Calculus, soit qu’il fût tourmenté des douleurs de la pierre on de

la gravelle, explication peu probable à mon avis, soit que ce mot

fût la traduction latine de quelqu’un de ses noms.

L’Histoire des Normands fut publiée pour la première fois par

Camden, à Francfort, en 1603; et Duchesne l’inséra en 1619 dans

son Recueil des historiens de Normandie; quoiqu’il en eût revu le

texte sur plusieurs manuscrits, il est encore très-fautif.

Histoire des ducs de Normandie, suivie de: Vie de Guillaume le Conquérant · 第 1 / 168 题