Allusion au mangeur de choucroute (Argot du peuple). _N._

=CHOUETTE=: Superlatif de tout ce qu’il y a de plus beau, le suprême

de l’admiration.

_Chouette_ (être fait): être arrêté par les agents.

Ce n’est pas _chouette_: ce n’est pas bien.

Elle n’est pas _chouette_: elle est laide (Argot du peuple).

=CIBIGE=: Cigarette (Argot du peuple).

=CIGOGNE=: Le Dépôt de la Préfecture de police (Argot des voleurs).

=CINGLER LE BLAIRE= (Se): Se saouler.

Se piquer le nez (Argot du peuple).

=CIPAL=: Abréviation de municipal.

Il est franc et loyal,

Y craint pas le _cipal_.

(Argot du peuple).

=CINQ CONTRE UN=: =V.= _Bataille des jésuites_.

=CINQ ET TROIS FONT HUIT=: Boiteux.

On dit aussi _ban-ban_.

Allusion au balancement du boiteux en marchant (Argot du peuple).

=CIREUX=: Qui a de la _cire_ aux yeux.

Dans le peuple on dit de celui qui est affligé de cette infirmité

qu’il fournit les cierges au Sacré-Cœur (Argot du peuple).

=CIREUR=: Vol à la _cire_.

Voleur qui barbotte les couverts dans les rares restaurants où l’on se

sert encore d’argenterie.

Il s’attable, déjeune tranquillement, puis, profitant du mouvement

occasionné par le service, il colle adroitement avec de la cire un

couvert sous la table, puis s’en va tranquillement.

Quelques instants plus tard un complice vient s’asseoir à la même

table et fourre le couvert dans sa poche.

Ce vol est sans danger, si on s’aperçoit de la soustraction, le voleur

demande que l’on le fouille, comme on ne trouve rien on lui fait des

excuses (Argot des voleurs).

=CITRON=: Se dit d’un individu qui n’a jamais à la bouche que des

paroles amères pour tous (Argot du peuple). _N._

=CLAQUE=: Maison de tolérance.

Abréviation de _claque-dents_ (Argot du peuple).

=CLAQUER=: Donner une _claque_ sur la figure ou sur le contraire.

Synonyme de _gifle_.

Allusion au bruit que produit la main (Argot du peuple).

=CLAQUER=: Mourir.

Allusion à un objet qui _claque_, qui _casse_ (Argot du peuple).

=CLAQUER DU BEC=: Avoir faim et ne rien avoir à se mettre sous la dent.

La faim donne la fièvre, les dents _claquent_ (Argot du peuple).

=CLAQUEURS=: Applaudisseurs à gages (Argot du peuple). =V.= _Romains_.

=CLAVINS=: Clous.

Les voleurs ne connaissent pourtant guère le latin.

_Clavin_ vient de _clavus_ (Argot des voleurs).

=CLIGNOTS=: Yeux (Argot des voleurs). =V.= _Chasses_.

=CLIQUETTES=: Oreilles (Argot du peuple). =V.= _Esgourdes_.

=CLOCHE DE BOIS=: Déménager furtivement sans prévenir son propriétaire.

Quand le déménagement s’opère par la fenêtre on dit: _déménager à la

ficelle_.

Brûler ses meubles, c’est _déménager par la cheminée_.

On dit aussi: _déménager à la cloche de cuir_ ou à la _sonnette de

bois_.

=CLOU=: Le mont-de-piété.

On va, les jours de _dèche_, y accrocher ses habits.

On dit aussi: aller chez _ma tante_, mon oncle en aura soin.

On dit également: au _plan_ (Argot du peuple).

=CLOUS=: Fausses clés (Argot des voleurs). =V.= _Caroubles_.

=CLOUS=: Terme de mépris employé dans les ateliers.

—Tu n’es qu’un _clou_ (Argot du peuple).

=COCU=: Pourquoi diable fait-on dériver _cocu_ de _coucou_?

Si l’on suivait la véritable étymologie du mot, ce n’est pas le

_mari_, mais bien l’_amant_, qu’on devrait appeler _cocu_; en effet la

légende veut que le _coucou_ lasse ses petits dans le _nid_ des autres

oiseaux.

Qui cinquante ans aura vécu

Et jeune femme épousera,

S’il est galeux se grattera

Avec les ongles d’un cocu.

(Argot du peuple).

=COGNE=: Gendarme (Argot des voleurs). =V.= _Hirondelle de potence_.

=COIFFÉ=: Être né _coiffé_, avoir de la chance, réussir toutes ses

entreprises.

_Coiffé_ de quelque chose ou de quelqu’un (Argot du peuple). =V.=

_Béguin_.

=COIRE=: Ferme ou métairie (Argot des voleurs).

=COLBACE=: Conscrit.

C’est une erreur d’écrire _colbasse_ pas plus que _colback_.

Ce mot est employé par les vieux _briscards_ qui n’aiment pas les

_bleus_.

Il l’est également, par les anciens marlous pour désigner les jeunes

souteneurs inexpérimentés (Argot des souteneurs).

=COLLE=: Mensonge.

Synonyme de _craque_.

—Tu penses que l’on ne croit pas à tes _craques_ (Argot du peuple).

=COLLÉ= (Être): Vivre maritalement avec une femme sans avoir passé par

la mairie (Argot du peuple).

=COLLÉ= (Être) à un examen.

Avoir sa bille au billard, _collée_ sous bande.

Être _collé_: être pris en flagrant délit de mensonge (Argot du

peuple).

=COLLÈGE=: Prison.

Cette expression est d’une grande justesse; c’est, en effet, en prison

que les voleurs se perfectionnent dans leur art et que nos grands

financiers du jour apprennent à ne plus se faire repincer (Argot des

voleurs).

=COLIS=: Les courtiers ou placeurs qui racolent les femmes sur la voie

publique pour les expédier dans les maisons de tolérance; nomment les

femmes des _colis_:

—J’ai à vous expédier un _colis_ de 50 kilos (Argot dos souteneurs).

_N._

=COLIFICHET=: Pain (Argot des voleurs). =V.= _Brichelon_.

=COLLIGNON=: Cocher de fiacre.

Cette expression date de l’assassinat de M. Juge par un cocher de

fiacre nommé _Collignon_, qui fut arrêté par Proudhon, rue de l’Ouest.

_Collignon_ fut exécuté.

Ce nom est resté un terme de mépris (Argot du peuple).

=COMBERGE=: Aller à confesse (Argot des voleurs).

=COMBERGO= (Aller à): =V.= _Comberge_.

=COMPAS= (L’Avoir dans l’œil): Ouvrier qui a le coup d’œil juste, qui

réussit une pièce d’un coup comme s’il avait pris ses mesures avec un

_compus_ (Argot du peuple). _N._

=COMPLET= (Il est): Avoir bu outre mesure (Argot du peuple). _N._

=COMMANDITE=: Association d’un certain nombre d’ouvriers compositeurs

pour faire un journal (Argot d’imprimerie).

=COMPTER SON LINGE=: Vomir (Argot du peuple). =V.= _Mettre du cœur sur

du carreau_.

=CONCE DE CASTU=: Infirmier d’hôpital.

_Conce_ doit être une corruption de _gonce_ (Argot des voleurs).

=CONDÉ= (Avoir un): Individu qui obtient l’autorisation de tenir un

jeu ou une boutique ambulante sur la voie publique, à condition de

rendre des _services_ à la préfecture de police.

Avoir un _condé_ c’est être protégé et faire ce que les autres ne

peuvent pas (Argot des camelots).

=CONASSE=: Fille peu au courant du métier, qui raccroche à n’importe

quel prix (Argot des souteneurs). _N._

=CONNERIE=: Bêtise.

—Tu _déconnes_, tu ne sais pas ce que tu dis.

Mot à mot: tu es un _c-o-n_, pantoufle, un crétin.

Ce mot ancien vient de _conard_.

Il est employé dans le peuple pour désigner un autre objet (Argot du

peuple).

=CONSOLATION= (S’en offrir une): Aller boire un coup et même plusieurs

chez le marchand de vin pour faire passer un chagrin réel ou

imaginaire.

Un _assommoir_ de Belleville avait pris cette enseigne; les buveurs se

_consolaient_ en s’empoisonnant (Argot du peuple).

=CONSOLATION=: Jeu qui se joue dans les wagons de chemins de fer au

retour des courses.

Les _bonneteurs_ offrent la _consolation_ aux joueurs malheureux, qui

ont celle de se voir encore dépouillés (Argot des camelots).

=CONTRE-COUP=: Contre-maître.

Quand un ouvrier fait un _loup_ (manque une pièce), c’est le

contremaître qui reçoit le _contre-coup_ du patron (Argot du peuple).

_N._

=CONVALESCENCE= (Être en): Sous la surveillance de la haute police

(Argot des voleurs). =V.= _Surbine_.

=COPAIN=: Camarade de collège, compagnon.

Ce mot n’appartient pas à Ed. About, comme le dit M. Lorédan Larchey,

c’est un dérivé du vieux mot français _compaing_.

_Copaille_ pour _copain_ (Argot des voleurs).

=COQUER=: Dénoncer (Argot des voleurs). =V.= _Mouton_.

=COQUER DE RIFLE=: Allumer une femme.

S’enflammer en la regardant (Argot des voleurs).

=COQUER LA LOFFITUDE=: Prêtre qui donne l’absolution.

—J’ai été _à comberge_ et le _ratichon_ m’a _coqué la loffitude_

(Argot des voleurs).

=CORBEAU=: Frère ignorantin.

Quand les gamins rencontrent un frère, ils crient: _Couac! couac!_

imitant le _croassement_ du corbeau (Argot du peuple).

=CORBILLARD=: On écrivait autrefois _corbeillard_, parce que ce mot

désignait le coche d’eau qui faisait le service entre Paris et Corbeil.

On a écrit également _corbillas_ et _corbillat_.

Gouffé a chanté la lugubre voiture:

Que j’aime à voir un _corbillard_;

Ce goût-là vous étonne?

Mais il faut partir tôt ou tard,

Le sort ainsi l’ordonne

Et loin de craindre l’avenir,

Moi de cette aventure

Je n’aperçois que le plaisir

D’aller en voiture.

L’expression de _corbillard_ date de 1793, époque de la création de

ces voitures (Argot du peuple). _N._

=CORBUCHE LOFF=: Faux ulcère.

Les mendiants, pour exciter la charité publique, employent toutes

sortes de moyens; ils se font manchots, culs-de-jatte, boiteux, etc.

Le truc le plus usité est celui des faux ulcères; une simple mouche

de Milan suffit pour produire une plaie artificielle qui peut

disparaître par un simple lavage.

Les troupiers carottiers pratiquent ce moyen pour aller à l’infirmerie

(Argot des voleurs). _N._

=CORCIFÉ=: La prison de la Conciergerie (Argot des voleurs).

=CORDELETTE=: Chaîne de montre (Argot des voleurs). =V.= _Cadenne_.

=CORNARD=: Vient de _cornette_, de la _cornette_ des femmes.

Autrefois, un mari qui se laissait tromper par sa femme était appelé

_porteur de cornette_ (Argot du peuple).

=COSQSIS=: =V.= _Balanceur de tinettes_.

=COSTEL= ou =CAUSTEL=: Souteneur.

Balance moi-là: et ne sois plus _caustel_,

Casser des lourdes vaut mieux que... des chats.

(Argot des souteneurs).

=COTES EN LONG=: Fainéant (Argot du peuple). =V.= _la Basse_.

=CÔTELETTE DE PERRUQUIER=: Deux sous de fromage de Brie (Argot du

peuple).

=COTTERET=: Forçat libéré.

_Cotteret_: Petit fagot de bois.

_Cotteret de bordel_: Paquet de petites bûchettes qui coûte dix

centimes et s’allume instantanément.

Allusion à la courte durée de la passe qui ne dure pas plus que le

petit paquet de bois (Argot du peuple).

=COUACHE=: Tête (Argot des voleurs).

=COUCHE= (En avoir une): Être bête à manger du foin.

Allusion à la _couche_ de fumier que mettent les maraîchers dans leurs

châssis pour faire hâtivement pousser les melons; plus la _couche_ est

épaisse, meilleur est le résultat (Argot du peuple). _N._

=COUCHER À LA BELLE ÉTOILE=: Dormir dans les champs.

On dit aussi: _coucher dans le lit aux pois verts_ (Argot du peuple).

=COUILLE EN BÂTON= (De la): C’est une bêtise.

Mot à mot: ce n’est rien (Argot du peuple).

=COUILLON=: Imbécile, peureux (Argot du peuple).

=COULAGE= (Avoir du): Ne pas surveiller ses ouvriers.

Perdre sur une commande ou sur une vente.

_Couler_ le patron: le ruiner petit à petit (Argot du peuple).

=COULE= (Être à la): Malin qui croit que personne ne peut le tromper.

On dit: _Il la connaît dans les coins_; pas moyen de lui introduire:

_il est à la coule_ (Argot du peuple).

=COULER DOUCE= (Se la): Faire le moins de travail possible et vivre

pour le mieux (Argot du peuple).

=COULER UN ENFANT=: Faire avorter une femme (Argot du peuple).

=COULER QUELQU’UN=: _Couler_ un individu dans l’esprit de quelqu’un en

disant de lui pis que pendre; le perdre dans l’estime d’autrui (Argot

du peuple).

=COULEURS= (En faire voir de toutes les): Mentir, tromper.

Faire à quelqu’un tous les tours possibles (Argot du peuple).

=COUILLONADE=: Il ne faut pas faire attention à ce qu’il dit, il ne

raconte jamais que des _couillonades_ (Argot du peuple).

=COUP=: Procédé secret et particulier (Argot des voleurs).

=COUP DE BAS=: Coup dangereux.

Achever quelqu’un, le finir (Argot des voleurs).

=COUP DE FLAN=: Voler au hasard (Argot des voleurs).

=COUP DE FUSIL=: Vendre à n’importe quel prix (Argot des camelots).

=COUP A MONTER=: Piège à tendre.

Tromper quelqu’un (Argot des voleurs).

=COUP DE LA BOUFFÉE=: Genre de vol pratiqué chez les grands bijoutiers.

Le voleur fume un énorme cigare, il lance au visage de la bijoutière

un formidable jet de fumée; aveuglée, elle ne voit pas les mains du

voleur travailler (Argot des voleurs).

=COUP DE CHASSES=: Coup d’œil.

Système employé par certaines filles pour raccrocher les passants.

—Tu ne _marches_ pas, as-tu vu ce _coup de chasses_? (Argot du

peuple).

=COUP DE CANIF DANS LE CONTRAT=: Homme qui trompe sa femme ou femme

qui trompe son mari.

On dit aussi, quand une femme a une masse d’amants, que le _contrat

est criblé de coups de sabre_ (Argot du peuple).

=COUP DE FION=: Terminer un ouvrage (Argot du peuple). =V.= _Fignoler_.

=COUP DU CHANDELIER= (Le): Dans les maisons de rendez-vous ou chez les

femmes publiques un peu cossues, une fois la séance terminée, la bonne

vous reconduit en vous éclairant (c’est à charge de revanche), on lui

donne généralement un pourboire; elle vous remercie gracieusement, en

ajoutant comme Bilboquet:

—Si vous êtes content et satisfait, envoyez-nous du monde.

C’est le _coup du chandelier_ (Argot des filles).

=COUP DU LAPIN=: Achever un adversaire, lui donner le coup suprême.

Le bourreau donne le _coup du lapin_ au condamné à mort (Argot des

voleurs).

=COUP DU MALADE=: Le voleur va chez un bijoutier choisir des bijoux;

il demande qu’on lui porte sa commande à son appartement; il s’en va,

et, aussitôt rentré, il se couche en attendant le commis et simule un

mal subit.

Quand le commis arrive il trouve l’acheteur entouré de fioles et de

pommades, gémissant, il paraît souffrir mille douleurs.

Il renvoie le commis chercher un autre objet, qu’il dit avoir commandé

la veille; le commis part sans défiance en laissant les bijoux sur la

cheminée; aussitôt le malade se lève et se sauve au plus vite. Quand

le commis revient, visage de bois (Argot des voleurs).

=COUP DE MARTEAU=: Fou par instant (Argot du peuple). =V.= _Mailloché_.

=COUP DU MOINEAU=: Un _pégriot_ a un pierrot apprivoisé; il avise une

boutique et lâche son oiseau; celui-ci se sauve derrière les sacs; il

entre, pleure, se désole:

—Mon pierrot, mon pierrot.

Les garçons, le patron, la patronne, tout le monde est après le

pierrot. Le _pégriot_ profite de cette chasse improvisée pour

fouiller dans le comptoir et prendre une poignée de monnaie.

Le pierrot est pris, le gamin se sauve en remerciant, le tour est joué

(Argot des voleurs). _N._

=COUP DU PÈRE FRANÇOIS=: Ce coup est très ancien. Autrefois les

détenus l’employaient pour se débarrasser d’un personnage qui

_moutonnait_.

Il consiste simplement à étrangler un passant à l’aide d’un foulard de

soie.

Louis le _Bull-Dogue_, élève du _père François_ explique ainsi la

manière d’opérer:

Pour faire le coup du Père _François_,

Vous prenez un foulard de soie;

Près au client en tapinois

Vous vous glissez sans qu’il vous voie

Et crac! vous lui coupez la voix.

Sitôt qu’il est devenu de bois

Vous lui prenez son _os, ses noix_.

Et c’est ainsi qu’un Pantinois

Peut faire fortune avec ses doigts.

=COUP DE POUCE=: Système employé par certains commerçants pour aider

la balance à pencher du côté de la pesée.

Les bouchers jouissent d’une grande habileté pour le _coup de pouce_

(Argot du peuple).

=COUP DE SOLEIL=: Avoir trop bu du petit bourguignon.

On dit aussi un _coup de sirop_ (Argot du peuple).

=COUPE SIFFLET=: Couteau (Argot des voleurs). =V.= _Lingre_.

=COUPER=: Échapper.

—Tu n’y échapperas pas, tu n’y _couperas pas_.

On _coupe_ à une corvée, à une obligation quelconque (Argot du peuple).

=COURIR= (D’une peur et d’une envie de): Voleur qui s’offre un paletot

à l’étalage sans s’occuper du prix.

—Te voilà bien rupin, ma vieille branche, combien que ta pelure te

coûte?

—Une peur et une envie de _courir_ (Argot du peuple). =V.= _Foire

d’empoigne_. _N._

=COURTAUD DE BOUTANCHE=: Lourdaud de boutique.

Synonyme de _calicot_ (Argot des voleurs).

=COURTIER=: Voleur qui prépare le coup à faire (Argot des voleurs).

=V.= _Nourrisseur de poupard_.

=CRACHER DANS LE SAC=: Allusion à la tête du condamné à mort qui tombe

dans le sac de sciure.

On dit aussi: _éternuer dans le sac_ (Argot des voleurs).

=CRACHER DES PIÈCES DE QUATRE SOUS=: Avoir la gorge sèche au lendemain

d’une soulographie.

Allusion à l’absence de salive (Argot du peuple). =V.= _Gueule de

bois_.

=CRACHER AU BASSINET=: Faire _cracher_ (payer) un débiteur dur à la

détente (Argot du peuple).

=CRAIE D’AUVERPIN=: Charbon (Argot du peuple).

CRAMPE (La tirer): =V.= _Rouscailler_.

=CRAMPON=: Femme ou maîtresse qui ne vous lâche pas et dont rien ne

peut vous débarrasser pas même la mort—quand on en rêve (Argot du

peuple).

=CRAMPONNER= (Être): =V.= _Crampon_.

=CRAN= (Être à cran): Être furieux.

On dit aussi: être à _crin_ (Argot du peuple).

=CRANEUR= (Faire le): Homme qui se fait plus fort qu’il ne l’est, au

physique comme au moral.

Un souteneur qui veut tenir le haut du pavé, est un _crâneur_ (Argot

du peuple).

=CRAPAUD=: Cadenas (Argot des voleurs).

=CRAPAUD=: Moutard (Argot du peuple).

=CRAPSER=: Mourir.

D’aucuns écrivent _clamser_ ou _krapser_. C’est _crapser_ qui est le

vrai mot (Argot des voleurs).

=CRAPULARD=: Superlatif de _crapule_.

Synonyme de canaille, gredin, scélérat.

Injure adressée à des individus assez adroits pour commettre des

délits sans tomber sous l’application des lois.

Dictionnaire d'argot fin-de-siècle · 第 55 / 165 题