25 novembre.

Le maréchal Werhuell, arrivé à Amsterdam depuis trois jours, a eu

avec le roi une longue conférence, dans laquelle rien n'a été

décidé.--Son but était de rendre compte de l'audience particulière

que l'empereur lui avait accordée, et d'engager le roi à venir à

Paris.--L'ambassadeur l'a mis au courant de la situation des

choses.--On prépare les voitures de voyage du roi.--La contrebande

diminue un peu, depuis que le roi a défendu que l'on délivrât des

passeports d'intérieur pour toutes les marchandises qui viennent

d'Ost-Frise; mais les magasins d'Amsterdam sont pleins de denrées

coloniales et de marchandises anglaises. La communication avec

l'Angleterre est très fréquente, et des passagers viennent

habituellement de l'autre côté du Rhin. Les derniers arrivés disent

que l'on peut compter sur l'évacuation de l'île de Walcherem, les

Anglais n'ayant pas 2,000 hommes en état de se battre.

Le roi se plaint de la conduite des corsaires français, qui ont pris

deux bûcherons en dedans des limites.

Je n'ai rien pu répondre à Sa Majesté, mais je n'ai pas blâmé les

corsaires, les dernières instructions de Votre Excellence

m'enjoignant de ne plus reconnaître de limites en dedans desquelles

les corsaires ne devaient pas exercer une police sévère contre les

navires chargés de marchandises prohibées.

Les Rois Frères de Napoléon Ier Documents inédits relatifs au premier Empire · 第 250 / 358 题