XLIV

Seul un homme debout auprès d'une colonne,

Sans que ce grand fracas le dérange ou l'étonne,

A la scène oubliée attachant son regard,

Dans une extase sainte enivre ses oreilles.

De ces accords profonds, de ces hautes merveilles

Qui font luire ton nom entre tous,--ô Mozart!--

Ton génie avait pris le sien, et de ses ailes

Le poussait par delà les sphères éternelles.

L'heure, le lieu, le monde, il ne savait plus rien,

Il s'était fait musique, et son cœur en mesure

Palpitait et chantait avec une voix pure,

Et lui seul te comprenait bien.

Poésies Complètes - Tome 1 · 第 128 / 292 题