L’AMOUR DES FLEURS

Il semble que les fleurs alimentent ma vie.

Vois dans l’eau, vois ce lys dont la tête abaissée

Semble se dérober au sourire des cieux.

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Dieu couvrez-le des fleurs qu’en silence il cultive.

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En voyant fuir mes fleurs que n’attendait personne

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Fleur naine et bleue et triste où se cache un emblème (myosotis)

Où l’absence a souvent respiré le mot: J’aime!

Où l’aile d’une fée a laissé des couleurs

Toi qu’on devrait nommer le colibri des fleurs

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Va donc comme un œil d’ange éveiller son courage.

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_Quand l’oiseau sans musique erre aux champs sans couleurs_,

Je ne me sens pas vivre et je ressemble aux fleurs

Aux pauvres fleurs baissant leurs têtes murmurantes

Et qu’on prendrait de loin pour des âmes pleurantes.

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Un ruban gris qui serpentait dans l’herbe

De réséda nouant l’humide gerbe

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Et votre vie à l’ombre est un divin moment

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Inclinez-vous le soir, sur les dernières larmes

Qui s’épanchent sur vous du fond de mes secrets.

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Par les beaux clairs de lune aux lambris de ma chambre

Que de bouquets mourants vous avez fait pleuvoir!

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Sortis de vos plis verts où les jasmins respirent

Que de songes sur moi vinrent causer le soir!

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Croyant que les fleurs ont aussi leurs familles

Et savent pleurer comme les jeunes filles.

Félicité: Étude sur la poésie de Marceline Desbordes-Valmore · 第 64 / 79 题