Dis aux petits que les étés sont courts

tinte bien _le chant des oiseaux des courts étés_, de Sully-Prudhomme.

Et pour finir, n’est-ce pas comme une surprenante résonnance

préventive du lied de Tristan dans Wagner, cette dernière strophe du

_Dernier rendez-vous_.

Je viendrai, car tu dois mourir

Sans être las de me chérir

Et comme deux ramiers fidèles

Séparés par de sombres jours

Pour monter où l’on vit toujours

Nous entrelacerons nos ailes,

Là les heures sont éternelles.[23]

[12] On ne sait ce qu’il faut le plus admirer de la mauvaise

foi ou de la mauvaise mémoire de certains critiques glosant sur

ces matières. Je cite pour la curiosité de ce fait, tel passage

lu récemment sur le sujet d’un volume de poésies: «Ces mots

s’appellent l’un l’autre en dépit de tout contenu intellectuel

rien que par la similitude des syllabes, et par une sorte de

mystérieuse aimantation... Le _réséda_ réside, l’_œillet_ est un

_œil_ et le _papillon_ est _pape_... Grâce à ses ressources qu’on

peut justement appeler étonnantes...» En conclusion, l’auteur de

ce texte paraît donc ignorer que Virgile écrivait entr’autres:

_Amores_ experietur _amaros_

Catulle (ad januam):

Félicité: Étude sur la poésie de Marceline Desbordes-Valmore · 第 31 / 79 题