Pleurant comme effrayés d’un sort involontaire.[17]

mais la _Mise en liberté_ de Hugo, encore, ne s’envole-t-elle pas tout

entière de cette strophe troisième de l’_Esclave et l’Oiseau_.

Va retrouver dans l’air la volupté de vivre!

Va boire les baisers de Dieu qui te délivre!

Ruisselant de soleil et plongé dans l’amour

Va-t-en! va-t-en! va-t-en! sauve-toi sans retour!

Oui, chez le Grand Maître et le Grand Père seulement se retrouvent des

pièces de la tournure de _Croyance_, _Prison et Printemps_, _l’Enfant

et la Foi_, _Au Revoir_, _aux Nouveau-Nés heureux_, _Ame et Jeunesse_,

_Jeune fille_.

Va, je n’oublierai plus qu’ils me le rappelaient.

n’est qu’une variation probablement anticipée du

Tu me fais souvenir que j’ai tout oublié.

que Hugo reprend lui-même à son Hernani sous cette forme:

Je ne me souviens plus que d’avoir oublié!

Son:

Je n’ai point d’autre affaire ici-bas que d’aimer.

qui n’est autre que l’antique

_Centum sunt causæ cur ego semper amem._

s’énamoure plus d’une fois chez notre Flamande:

Qu’elle est à plaindre, elle a d’autres soins que l’amour!

Et mieux:

Il faut aimer pourtant; que faire de son cœur?

Tel que Marion de Lorme de son Didier, l’enfant répond, de son ramier:

«Je l’aime!»

Comme celle qui croit oublier quelque chose.

et

Félicité: Étude sur la poésie de Marceline Desbordes-Valmore · 第 19 / 79 题