mais la _Mise en liberté_ de Hugo, encore, ne s’envole-t-elle pas tout
entière de cette strophe troisième de l’_Esclave et l’Oiseau_.
Va retrouver dans l’air la volupté de vivre!
Va boire les baisers de Dieu qui te délivre!
Ruisselant de soleil et plongé dans l’amour
Va-t-en! va-t-en! va-t-en! sauve-toi sans retour!
Oui, chez le Grand Maître et le Grand Père seulement se retrouvent des
pièces de la tournure de _Croyance_, _Prison et Printemps_, _l’Enfant
et la Foi_, _Au Revoir_, _aux Nouveau-Nés heureux_, _Ame et Jeunesse_,
_Jeune fille_.
Va, je n’oublierai plus qu’ils me le rappelaient.
n’est qu’une variation probablement anticipée du
Tu me fais souvenir que j’ai tout oublié.
que Hugo reprend lui-même à son Hernani sous cette forme:
Je ne me souviens plus que d’avoir oublié!
Son:
Je n’ai point d’autre affaire ici-bas que d’aimer.
qui n’est autre que l’antique
_Centum sunt causæ cur ego semper amem._
s’énamoure plus d’une fois chez notre Flamande:
Qu’elle est à plaindre, elle a d’autres soins que l’amour!
Et mieux:
Il faut aimer pourtant; que faire de son cœur?
Tel que Marion de Lorme de son Didier, l’enfant répond, de son ramier:
«Je l’aime!»
Comme celle qui croit oublier quelque chose.
et