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J'ai trouvé des renseignements touchant le lieu où fut imprimée la bonne
édition de _Félicia_ (Londres, 1778), dont Nerciat donna un exemplaire à
la bibliothèque de Cassel et dont il dit dans l'_Extrait_ qui ouvre le
roman de _Monrose_:
«La moins mauvaise édition est celle en deux volumes, chacun de deux
parties et divisées en chapitres, qui est sortie en 1778 d'une presse
d'Allemagne.
«On la reconnaît au titre gravé et placé dans un ovale de feuillage.»
Allemagne signifie ici Liège, qui était alors dans les Pays-Bas
autrichiens, où Nerciat avait été fort bien accueilli par le prince de
Ligne, et l'ouvrage fut imprimé très probablement aux dépens de
l'imprimeur-libraire F.-J. Desoer, C'est sans doute dans la même
officine liégeoise que furent imprimés les _Contes Nouveaux_ (1777), la
1re édition (1792) de _Monrose_, la 1re édition (1798) des _Aphrodites_
et des _Contes saugrenus_... (1799).
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A propos de ce dernier ouvrage, j'ai réformé les erreurs où j'étais à
son endroit. Je n'ai pas vu l'édition originale de cet ouvrage. Elle est
ornée de six eaux-fortes et elle est fort rare. Je donne plus loin la
description de la réimpression que j'ai lue et, aucun doute, le style
est de Nerciat. L'éditeur Dur..ge qui fit faire la réimpression
possédait un exemplaire de l'édition originale qu'il vendit après la
réimpression. Il ne faut pas confondre ces contes de Nerciat avec un
ouvrage paru antérieurement: _Contes saugrenus_. _Bussora. M. D. C. C.
LXXXIX_. Il y en aurait deux éditions (1787 et 1789). J'en ai vu un
exemplaire de l'édition 1789 et une réimpression du XIXe siècle. Ce
livre n'a rien à voir avec l'ouvrage de Nerciat, qui, au demeurant,
parut plus de dix années après. Ces contes, au nombre de neuf, ont été
attribués à Sylvain Maréchal, auquel le chevalier de Nerciat aurait pris
un titre. Au demeurant, il n'y a peut-être là qu'une coïncidence.
Nerciat pouvait ignorer qu'il y eût des _Contes saugrenus_ antérieurs
aux siens. Les _Contes saugrenus_ de Nerciat ont été réimprimés sous
l'intitulé suivant:
_Andréa de Nerciat, Contes polissons (Contes saugrenus). Ouvrage orné de
6 jolies illustrations (Paris 1891), réimpression conforme comme texte
et gravures à l'édition originale de 1799._
Gr. in-4º carré tiré à 300 exemplaires, 88 pages et 6 illustrations hors
texte, en couleurs, d'après celles de l'édition originale, couverture
rouge imprimée.
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J'ai encore trouvé des renseignements concernant _L'Urne de Zoroastre ou
la Clef de la science des mages_, ouvrage inconnu des bibliophiles.
D'après les souvenirs de la veuve de Nerciat en 1821, ce livre, qui est
un petit traité de l'art cabalistique, a été imprimé à Neuwied, en 1791.
Un exemplaire, envoyé par l'auteur à sa famille, fut confié par M.
Ducaurroy, ami de la famille, à une personne dont la trace se perdit
vers 1813, 1814 ou 1815.
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Les vers placés en tête de _Félicia_ sont reproduits de façon erronée
dans la plupart des éditions. On les donne plus loin (comme le texte
entier de _Félicia_) d'après l'édition de 1778, la seule approuvée par
l'auteur. J'ajoute qu'après la publication de _Félicia_, plusieurs geais
essayèrent de se parer des plumes du paon, et Nerciat s'en plaint
vivement par une Note à l'_Avertissement de l'éditeur_ qui se trouve
dans l'édition de 1792, bonne édition, imprimée à Liège, chez Desoer,
comme celle de 1778. Voici cette note:
L'auteur: «non pas le Chevalier de Bé...ille, qui n'a pas plus fait
_Monrose_ que _Félicia_, dont il a trouvé bon de se vanter, mais le
baron de N..., qui ne s'attribue les écrits de personne, ne signe
aucun Roman, attendu que le Public n'a que faire du nom des Auteurs
quand leurs productions ne sont pas essentiellement utiles.»