I.--LE CYDNUS.

Sous l'azur triomphal, au soleil qui flamboie,

La trirème d'argent blanchit le fleuve noir,

Et son sillage y laisse un parfum d'encensoir

Avec des chants de flûte et des frissons de soie.

A la proue éclatante où l'épervier s'éploie,

Hors de son dais royal se penchant pour mieux voir,

Cléopâtre, debout dans la splendeur du soir,

Semble un grand oiseau d'or qui guette au loin sa proie.

Voici Tarse où l'attend le guerrier désarmé;

Et la brune Lagide ouvre dans l'air charmé

Ses bras d'ambre où la pourpre a mis des reflets rosés;

Et ses yeux n'ont pas vu, présages de son sort,

Auprès d'elle, effeuillant sur l'eau sombre des roses,

Les deux Enfants divins, le Désir et la Mort.

French Lyrics · 第 317 / 445 题