ÉPILOGUE

C’est l’automne, la pluie et la mort de l’année!

La mort de la jeunesse et du seul noble effort

Auquel nous songerons à l’heure de la mort:

L’effort de se survivre en l’Œuvre terminée.

Mais c’est la fin de cet espoir, du grand espoir,

Et c’est la fin d’un rêve aussi vain que les autres:

Le nom du dieu s’efface aux lèvres des apôtres

Et le plus vigilant trahit avant le soir.

Guirlandes de la gloire, ah! vaines, toujours vaines!

Mais c’est triste pourtant quand on avait rêvé

De ne pas trop périr et d’être un peu sauvé

Et de laisser de soi dans les barques humaines.

Las! le rose de moi je le sens défleurir,

Je le sens qui se fane et je sens qu’on le cueille!

Mon sang ne coule pas; on dirait qu’il s’effeuille...

Et puisque la nuit vient,--j’ai sommeil de mourir!

Le règne du silence · 第 97 / 99 题