XIV

Chagrin d’être un sans gloire qui chemine

Dans le grand parc d’octobre délabré.

Chagrin encor de s’être remembré

Le printemps vert que le vent dissémine,

Le vent qui pleure, au loin, comme un tambour

Battant l’appel des anciennes années...

Et l’on se sent, dans l’exil du faubourg,

Les yeux aussi pleins de choses fanées.

Et, bien qu’en la jeunesse encore--on croit

Que son printemps a presque un air d’automne,

Avec l’ennui d’un jet d’eau monotone

Dont la chanson, comme un amour, décroît.

Et, triste à voir le vent froid qui balance

Des fils de la Vierge fins et frileux,

On s’imagine en ce parc de silence

Que ces fils blancs entrent dans les cheveux.

Le règne du silence · 第 85 / 99 题