C’est tout là-bas, parmi le Nord où tout est mort:
Des Beffrois survivant dans l’air frileux du nord;
Les Beffrois invaincus, les Beffrois militaires,
Montés comme des cris vers les ciels planétaires;
Eux dont les carillons sont une pluie en fer,
Eux dont l’ombre à leur pied met le froid de la mer!
Or, moi, j’ai trop vécu dans le Nord; rien n’obvie
A cette ombre à présent des Beffrois sur ma vie.
Partout cette influence et partout l’ombre aussi
Des autres tours qui m’ont fait le cœur si transi;
Et toujours tel cadran, que mon absence pleure,
Répandant dans mes yeux l’avancement de l’heure,
Tel cadran d’autrefois qui m’hallucine encor,
Couronne d’où, sur moi, s’effeuille l’heure en or!