LE COCHON

Grognon, mais familier comme si nous t'avions gardé ensemble, tu fourres

le nez partout et tu marches autant avec lui qu'avec les pattes.

Tu caches sous des oreilles en feuilles de betterave tes petits yeux

cassis.

Tu es cylindrique et ventru comme une groseille à maquereau.

Tu as de longs poils comme elle, comme elle la peau claire et une courte

queue bouclée. Et les méchants t'appellent: «Sale cochon!»

Ils disent que, si rien ne te dégoûte, tu dégoûtes tout le monde et que

tu n'aimes que l'eau de vaisselle grasse.

Mais ils te calomnient.

Qu'ils te débarbouillent et tu auras bonne mine.

Tu te négliges par leur faute.

Comme on fait ton lit, tu te couches, et la malpropreté n'est que ta

seconde nature.

Histoires naturelles · 第 20 / 54 题