Trigonella Monspeliaca L.
T. polycerata L.
Hippocrepis scabra DC.
Lœflingia Hispanica L.
Galium verum L.
Othonna cheirifolia L.
Lithospermum Apulum L.
Arnebia decumbens Coss. et Kral.
Phelipæa Schultzii Walp.
Thymus hirtus Willd. _var._ Algeriensis.
Blitum virgatum L., etc.
Entre l’oued et le pied de la berge s’étend une étroite prairie
marécageuse où dominent les :
Geranium molle L.
Trifolium fragiferum L.
Tetragonolobus siliquosus Roth.
Lythrum Græfferi Ten.
Rubia lævis Poir.
Pulicaria Arabica Cass. _var._ longifolia.
Carduus macrocephalus Desf.
Cirsium lanceolatum Scop.
Phelipæa Muteli Schultz.
Juncus glaucus Ehrh.
J. Fontanesii J. Gay.
Carex echinata Desf.
Agrostis alba L. _var._ contracta.
Festuca arundinacea Schreb. _var._ interrupta.
Brachypodium pinnatum P. B.
Equisetum...
La tablette de pierre dure d’où l’eau se précipite est ornée
d’une élégante bordure de _Samolus Valerandi_ et d’_Adianthum
Capillus-Veneris_.
27 juin. Après une nuit pluvieuse, le ciel était resté ouaté de
nuages. Il était impossible d’atteindre la plaine en longeant le
cours de l’Oued Cherchara dont on ne pouvait suivre le lit étroit
et la pente rapide, et sur ses bords la forêt de Pins était trop
dense et déchiquetée par d’infranchissables ravins. Nous nous
hâtâmes donc de gagner le plateau couvert de Halfa. Après l’avoir
franchi et avoir traversé un petit filet d’eau sorti d’une
grosse roche encadrée de Capillaire (_Adianthum Capillus-Veneris_)
et d’_Hypericum tomentosum_, nous atteignons des pentes largement
ondulées dont nous suivons longtemps la ligne de faîte au milieu
du bois de Pins sous une pluie fine et pénétrante. Vers la base
de la montagne, la forêt s’éclaircit et finit par disparaître ;
devant nous s’étend la longue plaine de Fousana, bordée à gauche
par des hauteurs qui, couronnées de puissantes assises calcaires,
et séparées par d’énormes ravins boisés, représentent de
gigantesques bastions. A leur pied s’étend un terrain bas parsemé
de douars formant des cercles sombres et de ruines antiques ; dans
le lointain vers l’est, on distingue par intervalles les berges de
l’Oued El-Hateb.
Lorsque nous gagnons la plaine, au sol sablonneux des croupes boisées
succède une argile grasse où les bêtes patinent ; la pluie redouble,
et sans prendre garde aux cailles et aux outardes qui s’envolent
des champs de blés le long de la route, sans même nous arrêter à
quelques éminences surmontées de monuments mégalithiques, nous
nous hâtons, sous la pluie qui fait rage, de traverser la route
officielle pour sortir de la plaine. Nous nous engageons dans une
vallée qui, d’abord largement ouverte, ne tarde pas à se rétrécir
en gorge étroite (Foum Bouibet). En ce moment l’averse devient une
tempête et nos montures qui glissent sur le sol détrempé refusent
obstinément d’avancer. Il est impossible, dans ces conditions, de
songer à atteindre Tala, la citadelle berbère à laquelle Jugurtha
confiait ses trésors. Nous dépassons à grand’peine un ravin rempli
de grands Genévriers (_Juniperus Oxycedrus_ et _J. Phœnicea_),
et, traînant nos mules par la bride, nous cherchons un refuge dans
la forêt de Pins qui garnit la gorge. Une bâche tendue dans les
arbres nous garantit fort mal du déluge jusqu’à l’arrivée
du convoi. Un peu plus tard quelques éclaircies rendent possible
une herborisation, malheureusement trop rapide, dans les environs
immédiats de notre campement.
Je crois cependant devoir citer un certain nombre des espèces
observées pour donner un aperçu de la végétation dans les forêts
de Pins de la région :
Nigella arvensis L.
N. Hispanica L. _var._ intermedia.